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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 11:22

Les cerfs-volants de Kaboul, de Khaled Hosseini

 

 

 

 

 Quatrième de couverture :

 

 

Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d' un riche commerçant patchoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné pour ses origines à exécuter les tâches les plus viles.

Liés par une indéféctible passion pour les cerfs-volants, les garçons grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition ni les railleries des camarades n' entament leur amitié. Jusqu'au jour où Amir commet la pire des lâchetés....

Eté 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux Etats-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. "Il existe un moyen de te racheter ", lui annonce la voix au bout du fil. Mais ce moyen passe par une plongée au coeur de l' Afghanistan des talibans... et de son propre passé.

 

"L' intensité dramatique de cette histoire de culpabilité et de rédemption ferait déjà de ce premier roman une oeuvre littéraire remarquable. Mais ce serait oublier la redoutable analyse de l' histoire et de la culture afghanes, de la monarchie de Kaboul aux talibans du 11 septembre. Le tout forme un bijou tragique."

 

Julien Bisson, Lire

 

 

Mon avis :

 

Je lis.

Par Songes-litteraires - Publié dans : Littérature américaine (classiques)
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 19:40

Sugar Baby, de Philippe Bartherotte

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

 

Dehors des rangées d' immeubles entières s' assombrissent, se dégradent, se délitent et s' effondrent dans un ciel poussiéreux où brillent des dizaines de soleils, et les soleils se rejoignent devenant une boule de feu gigantesque, pendant un instant, il n' y a plus que de la lumière, et puis la nuit tombe, une nuit presque solide, tangible, et la lune devient plus petite et s' éloigne, les étoiles s' estompent, et il n' y a plus rien, je suis seul et la nuit est profonde et glaciale. Je suis seul et je me ronge les doigts jusqu' au sang. Dans ma tête, quelque part, lancinant, il y a le nom d' Ornella.

 

A travers cette histoire tour à tour excessivement brutale, drôle et éprouvante, l' auteur questionne la perte des repères moraux dans une société où l' individu est la proie d' addictions implacables.

 

Philippe Bertherotte

Auteur de La tentation d' une île, derrière les caméras de la téléréalité. Sugar Baby est son premier roman.

 

 

Mon avis :

 

Il y quelques mois j' ai été contactée par l' auteur, Philippe Bartherotte, pour recevoir gratuitement ce livre en échange d' une critique. La quatrième de couverture ne dévoilait pas grand chose, si ce n' est rien, mais j' ai tout de même accepté, sans trop savoir ce qui m' attendait...

Je peux dire sans trop d' hésitations qu' il s' agit de la fiction la plus violente et incensée qu' il m' est été donné de lire jusque maintenant. Ames sensibles s'abstenir!

 

David Ruskin est un véritable cas social. A 30 ans, il ne fait absolument rien de ses journées, perçoit le RSA, préfère occuper ses journées à se masturber devant  des sites pornographiques sur le web plutôt que de chercher un travail.  Si on lui demande s' il a une activité, il répond écrivain sans plus de précisions.

Un jour il décide de s' inscrire dans un club de tir. Une idée a germé peu à peu dans son esprit : s' entrainer pour accomplir l' oeuvre de sa vie, celle de réaliser un massacre, un bain de sang non pour des revendications politiques, sociales ou religieuses mais pour exécuter une oeuvre d' art. Après de nombreux repérages les galeries Lafayette lui paraissent un lieu privilégié..

 

 

Derrière ce paumé, qui retrouve une maigre consolation dans les crocodiles haribo se cache un véritable pervers et psychopathe, en particulier par son addiction totale à la pédo-pornographie.  Il ne peut s' empêcher de tenir des propos pervers et d' éprouver des érections incontrôlées par le simple fait de croiser des jeunettes pré-pubères aux formes naissantes et bien fermes, en particulier si elles paraissent venir de l' Est..

 

C' est un type foncièrement frustré qui n' admet pas forcément que la solitude lui pèse énormément. En tant qu' asocial il tente de justifier son absence totale de rapport aux autres par la critique de cette masse informe appelée humanité, qui a perdu tout repère et toute valeur, soumise à différents diktats.

 

Le lecteur se prend tout en pleine face : une critique féroce de notre société de consommation on ne peut plus vraie, le quotidien d' un pervers à la fois déconnecté de la réalité et pourtant en contact permanent avec l' actualité à travers les messages d' alerte intempestif d' SFR l' informant sur une catastrophe naturelle, l' augmentation de la TVA, ou le meurtre d' un quidam dans des conditions atroces...

 

C' est un livre d' une violence extrême, qui devient écoeurant par les thèmes omniprésents comme la mort, le sexe avec toutes ces scènes sordides vécues ou imaginées de masturbations, éjaculations faciales, fellations, sodomies, viols; la drogue aussi est assez présente et surtout la pédophilie.

 

Honnêtement au bout d' un moment, je ne me posais plus qu' une question :  qui est le plus fou? L' auteur qui a écrit celà ou moi qui continue à lire malgré l' overdose?

 

Malgré tout ce livre a la particularité de nous mettre face à l' absurdité humaine de façon très crue certes, mais il me donne cette impression que la réalité et la fiction s' entrechoquent, et je pense que c' est surtout cela qui

provoque un sentiment de mal à l' aise.

 

On sent derrière la plume de l' auteur l' ironie, un humour noir voir glauque pour certains, une volonté de ridiculiser à l' extrême par la description de scènes absurdes dans un monde absurde.

 

Le narrateur ne fait pas vraiment preuve de mauvaise foi, il est crédible dans sa façon de dévoiler ses pires vices et perversions, il peut se le permettre dans ses écrits. C' est un personnage troublant qui exerce une certaine fascination. Il fait pitité par le fait qu' il ne fasse aucun effort pour ce sortir de ce marasme, en même temps il est très lucide, capable de réfléxions poussées sur des thèmes d' actualité. On se rend compte une fois de plus de toute la complexité humaine.

 

Ma conviction est qu' il ne s' agit pas d' une simple fiction sur beaucoup d' aspects, beaucoup sont tapis dans l' ombre et ne passeront jamais à l' acte  pour des raisons diverses...

 

C' est un livre qui m' a beaucoup interpellée. Je me suis demandée tout le long quel message voulait faire passer l' auteur? J' ai cru saisir une violente critique de notre société actuelle avec la perte d' identité et de valeurs, avec l' idée que les plus mauvais ne sont pas toujours ceux auxquels on pense.  Que différents facteurs comme l' environnement, les études, les rapports avec les autres, l' éducation, conditionnent notre personnalité à nos dépens mais que celà n' explique pas tout. En l' espèce on avait surtout le sentiment que le personnage se résignait à ce mode de vie, qu' il l' a choisi en toute connaissance de cause, mais finalement il en ressort qu' il n' était pas plus blâmable que les autres!

 

En conclusion je dirais que l' imagination de l' auteur est assez surprenante... on fraule l' overdose.

Mais je n' ai pas saisi ça réelle motivation... qu' a-t-il voulu prouver?

 

 

Je le remercie en tout cas pour l' envoi de ce livre qui m' a été dédicacé!

Par Songes-litteraires - Publié dans : Littérature française contemporaine
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 18:33

L' ombre chinoise, de Simenon

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

Comme des ombres chinoises, des silhouettes apparaissent aux fenêtres, dans l' obscurité d' une cour de la place des Vosges. Celle de l' ex-ambassadeur du premier, de la folle du second. Et celle du mort, un riche industriel assassiné derrière son bureau. D' autres encore, grands bourgeois ou fonctionnaires étriqués.

Quel lien entre ces tristes reflets?

Impassible et massif, le commissaire les observe. Le meurtrier est parmi eux. Pour Maigret, il s' agit de déchiffrer et de comprendre cette énigme toujours renouvelée : celle de la haine ordinaire, de la cupidité et de la peur.

Mais il y a des jours, quand même, où il se sent particulièrement écoeuré

 

 

Mon avis :

 

Il s' agit seulement de la deuxième oeuvre que je lis de Simenon, et je suis admirative de sa plume et de toute cette ambiance qu' il sait créer, j' ai vraiment l' impression qu' il laisse une empreinte spéciale dans ses écrits! Après Concarneau dans Le chien jaune, je découvre Paris et la célèbre place des Vosges, un monde en réduction! Je me souviens d' y avoir fait un saut lors d' une visite scolaire au musée Carnavalet et voici que cette belle place est le théâtre d' un meurtre!

 

Maigret est toujours là, impassible, froid, distant, désarçonnant par sa posture, un peu hautain parfois, mais aussi très humain et terriblement drôle. Il observe silencieusement, et se moque plus facilement de ces riches bobos qui croient en leur importance, que d' autres comme cette Ninie qui n' ont pas été gâtés par la vie et qui sont plus francs et authentiques..,  Ce sont les vices de toute une société, des plus pauvres aux plus riches que Simenon pointe du doigt dans un milieu qu' il connait bien, puisqu' il y a résidé lui- même dans cette place qui continue à faire parler d' elle...

 

Avec un humour pas toujours compris, et un culot méticuleux, il arrache par-ci par-là des bribes de vérité qui l' aideront à reconstituer le fil de l' intrigue. Le dénouement n' était finalement pas si surprenant que celà, mais j' ai vraiment apprécié cette lecture! 

 

Je crois que Simenon me réserve de belles surprises, je ne compte pas m' arrêter en si bon chemin!

Par Songes-litteraires - Publié dans : Thrillers, policiers, science-fiction, fantaisy
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 11:10

Mes chères études, de Laura D.

 

 Etudiante, 19 ans, job alimentaire : prostituée

 

 

 

 

 Quatrième de couverture :

  

 

" Je m' appelle Laura, j' ai 19 ans. Je suis étudiante en langues vivantes, et je suis obligée de me prostituer pour payer mes factures."

 

Issue d' un milieu modeste, Laura part faire ses études dans une grande ville française. La vie est chère, les aides sociales difficiles - sinon impossibles - à obtenir, et les horaires des petits boulots s' accordent bien mal à ceux de l' université.

Le cercle de la précarité se resserre. Laura ne semble plus avoir d' autre choix que d' abandonner ses études. Un soir, surfant sur Internet, elle découvre un type d' annonces très particulier : les " rencontres vénales ". Poussée par un besoin impératif d' argent, elle répond à une offre... En un clic, sa vie bascule dans le monde infernal de la relation tarifée. Laura n' est pas seule à se battre avec cette sombre réalité. Des milliers d' étudiantes sont enfermées dans une vie qu' elles n' ont pas choisie.

 

En osant dévoiler son histoire, Laura espère lever l' un des grands tabous de notre société.

 

" A travers un témoignage brut et poignant, elle raconte sa plongée dans le milieu de la prostitution via Internet." RUE89

 

 

 

Mon avis :

 

 

On en parle peu de la prostitution estudiantine mais je pense effectivement que cela doit être plus courant qu' on ne le croit, surtout par les temps qui courent.

 

Je n' ai pas réussi à éprouver d' emphatie pour Laura et je dirais qu' elle m' a largement agacée par sa vulgarité. Les scènes racontées sont parfois crues, je conçois que ce soit normal vu le contexte; mais même lorsqu' elle parle de sa vie elle arrive à être extrêmement vulgaire! Je trouve celà un peu choquant pour une étudiante, en langues qui plus est ...

 

 Personne ne se prostitue par plaisir même,si dans la postface une étudiante en master 2 de sociologie suggère qu' il existe une prostitution liée à une volonté de rupture avec la morale familiale. Je reste sceptique, on peut très bien contester une éducation trop rigide et se laisser aller à rencontrer plusieurs partenaires sans pour autant avoir besoin de se prostituer! Enfin il me sembe? N' est-ce pas moderne de parler de "femme libre", quitte à dénigrer celle qui veut conserver ses valeurs et ses traditions? Que prônent les autoproclamés "modernes"? Se libérer du carcan de l' éducation, vivre sa sexualité sans tabous, s' éclater sans culpabilité!

 

Pour sa part, Laura justifie son activité prostitutionnelle par le besoin impératif d' argent pour subvenir à ses besoins les plus élémentaires. Elle entame des études universitaires dans le domaine des langues,et  elle ne rentre pas dans les critères pour avoir accès aux bourses sur critères sociaux puisque ses parents touchent des revenus considérés comme suffisants pour subvenir aux besoins de leur fille, même s' ils s' élèvent à deux SMICS. Elle trouve un job  dans le télé-marketing, mais ce n' est toujours pas suffisant et la combinaison de son travail et de son volume horaire de cours est harassante.  Voilà que la prostitution se trouve être son ultime recours...

 

On pourrait la plaindre, certes, on sent cette volonté de réussir à tout prix ses études, sa conviction et sa force.   Mais comme elle il existe des milliers d' étudiants vivant chaque jour avec des difficultés financières -et je sais de quoi je parle- et ce n' est pas pour autant qu' ils se prostituent! Je dirai qu' elle a simplement choisi la solution de facilité, gagner vite et bien, en ne faisant pas grand chose si ce n' est donner de son corps. Si encore elle était réellement dans le besoin et qu' il s' agissait de trouver des revenus dans une situation extrême lorsqu' on a personne qui nous entoure... Mais j' ai constaté tout le long de ce livre que cet argent gagné salement a surtout servi à assouvir certains caprices, or on m' a toujours appris que lorsqu' on a pas d' argent on n' a pas de vice! Elle fume, elle veut de jolis fringues pour frimer comme ses petites copines bourgeoises, elle s' octroie le privilège de demander à un de ses clients qu' il lui achète un ordinateur portable pour son anniversaire en guise de rémunération, c' est sur que c' était nécessaire pour sa survie, n' en doutons point! A la fin je suis revenue sur une phrase du tout début qui m' a juste donné envie de sourire..." A 19 ans, on ne se prostitue pas pour de l' argent de poche. On ne vend pas son corps pour pouvoir s' offrir des vêtements ou se payer des cafés..." Du haut de ses 19 ans madame connait tout de la vie,je suppose que les prostituées de 35 ans elles se prostituent pour se payer ce genre de choses uniquement...

 

Et puis parlons de ses parents. Elle semble beaucoup les respecter et les aimer, c' est tout à son honneur. Il font de leur mieux pour l' aider, mais ils n' étaient pas réellement en mesure de l' aider plus puisqu' elle ne leur racontait pas ses réelles difficultés. Elle a préféré jouer un rôle de femme totalement indépendante alors qu' elle n' était pas en mesure d' endosser une telle responsabilité. Pourquoi ne pas en avoir discuté ouvertement avec eux? Pourquoi ne pas avoir tenté de faire un prêt étudiant? Pourquoi ne pas avoir abandonné ses études pour les reprendre plus tard si possible? Ce n' est pas une honte bien au contraire!  Il existe des gens pauvres et bien plus dignes que ceux qui ont fait de longues études.

Elle ne se prend pas pour n' importe qui malgré ses origines modestes et je pense que c' est ce qui l' a perdue. En effet comment expliquer qu' elle refuse par exemple de se diriger vers les restos du coeur alors qu' elle a le ventre vide? Non, son orgueil mal placé préfère conserver l' apparence de ce qu' elle n' est pas.

 

Je retiens de cette lecture qu' elle a certainement dû affronter des situations horribles qu' on ne souhaite à personne. Elle ne l' a pas fait par plaisir, je pense que c' est une personne mature dans le sens où ses épreuves l' ont endurcie et n' ont pas entamé sa rage de vaincre, bien au contraire.  Néanmoins, et c' est un avis qui n' engage que moi elle n' était nullement obligée de se plier à cette humiliation. Perdre ses valeurs pour continuer des études, est-ce nécessaire? Faut- il lui décerner une médaille? Et que fait- on des gens humbles qui n' ont jamais rien eu, qui n' ont fait que l' école de base, celle qui était obligatoire, puis qui ont travaillé à la sueur de leur front pour avoir une vie digne de ce nom?

 

C' est trop facile de critiquer certes,  tout comme il est si aisé de trouver des excuses à une ambition démesurée, alimentée par notre société consumériste et un manque évident de discernement.

Par Songes-litteraires - Publié dans : Essais et documents
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 20:00

Les cinq personnes que j' ai rencontré là-haut, de Mitch Albom






Quatrième de couverture :

 

 

Pendant des années, le vieil Eddie, petit homme trapu de 83 ans, a veillé au bon fonctionnement des attractions de la fête foraine de Ruby Pier. Comble de l’ ironie, c’ est ici qu’ il vient tout juste de mourir, écrasé sous la nacelle d’ un manège alors qu’ il tentait de sauver la vie d’ une fillette…

Arrivé dans l’ au-delà, le défunt se retrouve embarqué sur un vaste océan multicolore et multiforme où, comme dans un rêve éveillé, il va faire cinq rencontres bouleversantes et déterminantes : avec Marguerite, son amour perdu, mais aussi avec un ancien capitaine d’ infanterie, une vieille femme aux cheveux blancs, un mystérieux homme bleu et une toute jeune Asiatique détenant, dans ses petits doigts atrocement brûlés, le secret d’ Eddie et de sa destinée…

 

« Un joli conte moderne pour nous réconcilier avec la vie sur terre. » Anne Berthod - L’ express

 

 

Mon avis :

 

J'ai lu ce livre sans éprouver de grand intérêt. Il se lit rapidement, je ne l' ai pas trouvé désagréable, mais le fond m' a semblé assez  vide.  L' idée de départ était bonne : voir ce qui se passe au-delà de la mort avec une certaine distance par rapport aux religions. L' auteur a une idée originale, à savoir que le protagoniste rencontrera des personnes importantes qui ont jalonné son existence et qui vont lui permettre de mieux comprendre le sens de sa vie.

Ce sera l' occasion pour lui de se reconcilier avec lui-même, on aurait pu dire l' occasion de sa vie, s' il n' était pas mort justement ... Faire la paix avec soi-même c' est avant tout comprendre que ses échecs ne sont pas uniquement liés à une sorte de destin ou de fatalité, mais que beaucoup de facteurs et notamment les rencontres voulues ou fortuites nous influencent dans nos choix, parfois à notre insu...

 

L' idée semblait prometteuse, encore faut-il meubler un peu l' histoire! Comment comprendre en effet une vie de 83 ans faite de hauts et surtout de beaucoup de bas, si les personnes censées apporter une réponse ne vous accordent qu' un maigre entretien?  J' ai eu cette sensation étrange que cette histoire est survolée, alambiquée au possible avec des pseudo évènements surnaturels qui surviennent et tous ces retours fréquents en arrière aux dates de son anniversaire...  Le style est pauvre, le contenu est dérisoire. Mais le message que l' auteur espère passer à ses lecteurs est bien compréhensible et je le trouve très intéressant.

 

Même s' il ne m' a pas convaincue, je pense tout de même que l' histoire méritait d' être approfondie d' une autre manière.

Par Songes-litteraires - Publié dans : Littérature anglaise contemporaine
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Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 12:36

3096 jours, de Natascha Kampusch

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

Je me sens désormais assez forte pour raconter toute l' histoire de mon enlèvement.  N.K.

 

Natascha Kampusch a vécu le pire : le 2 mars 1998, à l' âge de dix ans, elle est enlevée sur le chemin de l' école.

Pendant 3096 jours, huit ans et demi, son bourreau, Wolfgang Priklopil, la garde prisonnière dans une cave d' environ cinq mètre carrés, près de Vienne.

En août 2006, elle parvient, par ses propres moyens, à s' enfuir. Priklopil se suicide le jour même.

Dans ce récit bouleversant, Natascha Kampusch révèle les circonstances de son enlèvement, le quotidien de sa captivité, sa terrible relation avec son ravisseur et la façon dont elle a réussi à survivre à cet enfer.

Le témoignage unique d' une traversée de l' inimaginable par une jeune femme qui ne s' est jamais laissé briser.

 

 

Mon avis :

 

 

C' est difficile de lire un livre pareil sans tomber dans un sentiment de compassion. Ce que Natascha Kampusch a vécu durant ces années de captivité ne peut se résumer à  ces 316 pages. Néanmoins elle nous donne les éléments essentiels pour comprendre cette histoire, et surtout nous donne sa propre vision de son enlèvement.

 

Elle me déconcerte par sa force de caractère et son courage. Elle n' en sort pas brisée comme je le pensais, elle a su se reconstruire petit à petit, même si cet évènement la marquera à jamais, je pense -et je l' espère-  qu' elle trouvera son bonheur par sa rage de vaincre.

 

A la lecture de son histoire on se rend compte de l' emprise morale et physique de ravisseur sur elle ainsi que la grande manipulation dont elle a fait l' objet durant toutes ces années. On retrouve ainsi les divers processus de manipulation :  tout d' abord il a cherché à "séduire" sa victime, en l' amadouant, lui faisant croire qu' il ne voulait que son bien et qu' il était quelqu' un de bon, qu' il n' avait fait celà que pour son propre bonheur. Puis il la fait ensuite douter d' elle- même, cherche à la destabiliser par tous les moyens. Il n' hésite pas ensuite à lui inculquer un sentiment de culpabilité, lui laissant croire qu' elle ne se retrouve dans cette situation que par sa propre faute. Vient ensuite une période où le ravisseur "s' approprie" totalement le psychisme de sa victime, en envahissant  son "territoire psychique". Il cherchera par la suite à inverser les rôles, lui faisant croire une fois de plus qu' elle est la coupable. Enfin on retrouve une phase d' acharnement intense, pour réduire à néant le peu de résistances qui pourraient subsister. 

 

C' est impressionant de comprendre toutes les barrières qu' elle s' est elle-même construites vis-à-vis de l' extérieur, le normbre d' opportunités qu' elle n' a pas saisi pour s' évader! Elle reprend d' ailleurs une citation intéressante de Charles Dickens à propos de la détention à l' isolement : "  Je crois que seules de rares personnes sont en mesure d' évaluer l' incroyable horreur de la torture et de l' agonie que ce type de traitement cruel inflige à ceux qui le subissent pendant des années. Même si je ne peux pour ma part que le soupçonner, même si je réfléchis à ce que j' ai vu sur leur visage et à ce qu' ils ressentent, je suis d' autant plus convaincu qu' il s' agit  d' une effroyable souffrance que nul ne peut mesurer, hormis les personnes concernées, et qu' aucun être humain n' a le droit d' infliger à son prochain. Je considère cette influence sur le cerveau, acquise de manière lente et quotidienne, comme immensément plus grave que toute torture physique; et parce que ses conséquences affreuses ne sont pas aussi visibles à l' oeil ni sensibles au toucher que les traces laissées par la torture dans la chair, je les plains d' autant plus que les blessures ne se voient pas extérieurement et qu' elles ne suscitent que peu de cris audibles pour l' oreille humaine".

 

 

Dotée à l' époque d' une intelligence au-dessus de la moyenne, à un âge si tendre, où l' esprit est encore très malléable,  elle nous explique que si elle a survécut toutes ces années et n' a pas sombré dans la folie c' est avant tout parce que son jeune âge lui a permis de s' adapter plus facilement qu' un adulte à  ces conditions de vie tant sur le plan physique que psychique. Au milieu de ses lectures, de la télévision, de différentes activités manuelles, elle a ainsi pu se créer un monde parallèle à celui qui existait au-delà de son cachot, un monde qui permettait la liaison entre son passé, ses souvenirs, sa famille qui lui manquait tant, et sa relation avec le seul être humain qu' elle a côtoyé durant huit ans. 

 

Ce livre fut certainement la dernière étape dans sa libération émotionnelle. Coucher par écrit les horreurs qu' elle a subi lui auront permis de faire la paix avec elle-même, ainsi qu' avec cette société qui, replète de compassion, n' a jamais véritablement cherché à comprendre pourquoi une victime d' un bourreau peut lui accorder un semblant d' humanité et éprouver une sorte de compréhension à son égard... On préfère évoquer un hypothétique syndrôme de Stockholm plutôt de gratter plus en profondeur pour comprendre comme elle le dit à maintes reprises que rien n' est  ni tout blanc ni tout noir...

 

Par Songes-litteraires - Publié dans : Essais et documents
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 10:00

Des fleurs pour Algernon, de Daniel Keyes







Quatrième de couverture :


Algernon est une souris de laboratoire dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l' intelligence. Enhardis par cette réussite, les deux savants tentent alors, avec l' assistance de la psychologue Alice Kinnian, d' appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d' esprit employé dans une boulangerie.
C' est bientôt l' extraordinaire éveil de l' intelligence pour le jeune homme, il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l' amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser.
Mais un jour, les facultés supérieures d' Algernon déclinent, commence alors pour Charlie le drame atroce d' un homme qui, en pleine conscience, se sent retourner à l' état de bête...

Daniel Keyes est né à Brooklin en 1927. Après ses études, il entra dans la marine marchande avant de devenir rédacteur d' une revue d' anticipation, puis professeur à l' université de l' Ohio. Son oeuvre majeure, Des fleurs pour Algernon, a connu un immense succès et a été portée à l' écran par Ralph Nelson sous le titre Charly.

 

 

Mon avis :

 

Des fleurs pour Algernon est un classique de science-fiction que je voulais lire depuis un bon moment.  Je regrette de ne pas l' avoir lu plus tôt tant cette oeuvre m' a plu! 

On s' interroge sur l' intelligence et l' usage qui peut en être fait. Un arriéré mental accède à l' intelligence par le biais d' une opération révolutionnaire. Il découvre un monde qui lui était totalement fermé jusqu' alors. Il ingurgite une masse de connaissances considérables, et s' intéresse de tout en véritable dilletante. Son intelligence éveillée lui permet aussi de se retourner sur son passé, de se rémémorer certains épisodes douloureux et de s' interroger sur sa nouvelle place dans la société.

 

Il pensait naivement que les gens qui le côtoyaient et qui éprouvaient une certaine sympathie mêlée de pitié, seraient fiers de le voir progresser, il pensait acquérir la "normalité" qui lui faisait tant défaut, ne plus être un sous-homme mais être estimé comme un être égal parmi les autres.

 

Au lieu de celà, il ne récoltera que le mépris et l'incompréhension de ces prochains parce qu ' il les a largement dépassés et que le vernis de ces amitiés hypocrites a éclaté. Quoi de plus dur que de se rendre compte que les gens qui nous entourent, qui nous ont apporté un peu de chaleur humaine, sont précisément ceux qui nous ont humilié le plus, en se moquant de notre faible condition mentale de façon plus ou moins insidieuse. Et que faire lorsque l' on se rend compte un jour que finalement le peu de gens qu' on connait ne vaut pas grand chose?

Finalement était-ce une bonne chose de découvrir l' envers du décor?

 

L' auteur nous renvoie à l' image que la société peut avoir de nous, et l' image consciente que nous renvoyons de notre personnalité aux autres. J' aurais tendance à croire que plus la personne est simple d' esprit plus elle est authentique. C' est aussi la plus vulnérable, car elle ne voit de méchanceté nulle part, et se laisse écraser tout simplement... Charlie Gordon l' apprendra à ses dépens...

Par Songes-litteraires - Publié dans : Thrillers, policiers, science-fiction, fantaisy
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Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 17:24

Couleur mirabelle, de Olivier Larizza

 

 

 

 

 Quatrième de couverture :

 

Un écrivain évoque son enfance et c' est un monde englouti qu' il ressuscite : celui des années 80, de la génération Casimir ou Goldorak. Ici la nostalgie a un goût de barbe à papa. Et les ciels de Lorraine, la couleur cuivrée des mirabelles...

 

Né à Thionville, Olivier Larizza partage sa vie entre Strasbourg et la Martinique. Il est l' auteur d' une oeuvre   significative ( une quinzaine de livres, une cinquantaine de contes ) traduite en plusieurs langues.

 

Mon avis :

 

Ce livre m' a été envoyé spontanément par la maison d' édition Orizons il y a quelques semaines. Je suppose qu' ils me l' ont envoyé suite à mon avis élogieux de La cathédrale  lu dans le cadre de l' opération  masse critique de Babelio. Je tiens d' abord à remercier l' éditeur et l' auteur pour ce geste.

Malheureusement mon opinion concernant cette nouvelle oeuvre n' est pas très positive.  Si j' apprécie particulièrement la plume de l' auteur et l' humour dont il fait preuve en relatant des souvenirs de son enfance, je suis restée totalement insensible à ces souvenirs. Ils ne me parlent pas dans la mesure où il ne s' agit pas de ma génération et que je ne connais pas la majorité de ses références culturelles ou télévisives qui coulent de source dans son esprit.  

De plus ce genre d' ouvrage me dérange un peu. Un livre de souvenirs... certes... tout le monde en a, alors pourquoi pas? Mais il me paraît un peu trop jeune et inconnu pour publier ses propres souvenirs.  Je dis cela en toute sincérité et en aucun cas je ne voudrais manquer de respect envers l' auteur. Je ne comprends pas vraiment sa démarche mais je respecte son choix...

Que puis-je dire d' autre? Ce sont des souvenirs comme tant d' autres, et en cela l' oeuvre reste très banale à mes yeux. Ils touchent celui qui les évoque et certainement ceux qui s' identifient à eux...  

 


Par Songes-litteraires - Publié dans : Littérature française contemporaine
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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 16:59

L' homme aux cercles bleus, de Fred Vargas

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

"Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors?" Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris. Au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu : trombone, bougie, pince à épiler, patte de pigeon... Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent : un maniaque, un joueur.

Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite sont de mauvaise augure. Il le sait, il le sent : bientôt, de l' anodin saugrenu on passera au tragique.

 

 

Mon avis :

 

Fred Vargas plante un décor qui m' a un peu dérangée, mais dans l' ensemble j' ai trouvé ce roman policier plaisant à lire.

Les personnages sont à mon goût trop surfaits, trop caricaturaux, trop dérangés, entre des policiers à la dérive qui ne trouvent d' éxutoire que dans l' alccol ou les femmes, entre un aveugle aigri qui se venge contre tout et contre tous,  ou une femme perturbée elle aussi qui ne trouve comme passe - temps que  l' adrélaline que lui procure ses filatures... trop c' est trop... et ça lasse au bout d' un temps...

Cependant j' ai apprécié la vision que nous donne l' auteur sur le monde de la police, où coexistent des petites rivalités et mesquineries quotidiennes en même temps qu' un sens de la responsabilité commune et de l' intérêt général, et une certaine forme de complicité.

L' enquête est assez lente à se mettre en place, beaucoup de passages m' ont semblé décousus par les divagations pseudo-philosophiques de certains personnages, mais le dénouement est très surprenant, l' imagination de l' auteur est très fertile en ce sens.

Le commissaire Adamsberg, personnage principal, est assez insaisissable et c' est peut- être au travers de l' étude plus approfondie de sa personnalité qu' on appréhende mieux ses méthodes particulières d' enquête, qui font grincer les dents de ses collaborateurs.  

Il me laisse tout de même médusée, il n' arrive pas à la cheville d' un Hercule Poirot  mais il a un je ne sais quoi qui fait son charme... peut- être son allure déglinguée et la finesse d' un raisonnement qui n' en ai pas un ... ça change légèrement des quelques policiers que j' ai pu lire.

Au final c' était plutôt pas mal pour ma première découverte de l' univers de Fred Vargas mais ce n' était pas non plus exceptionnel.

 

Par Songes-litteraires - Publié dans : Thrillers, policiers, science-fiction, fantaisy
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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 08:07

Les mohamed, de Jérôme Ruillier

d' après le livre Mémoires d'immigrés de Yamina Benguigui

 

 

 

 

 

 

 

Quatrième de couverture :

 

 

Dans ce roman graphique sensible et original, Jérôme Ruillier porte un regard d' auteur courageux sur l' histoire de l' immigration maghrébine, à travers les témoignages poignants ( en trois parties : les pères, les mères, les enfants), recueillis à l' origine par Yamina Benguigui.

Il n' hésite pas à se mettre en scène avec ses propres doutes et interrogations...

 

 

 

Mon avis :

 

J' ai trouvé cette BD extrêmement intéressante, j' en suis surprise moi- même n' appréciant pas les BD, malgré quelques efforts pour venir à bout de certains préjugés concernant ce type de littérature. Le graphisme m' a paru trop simple, les dessins de personnages ne m' ont pas plu plus que ça, en particulier les visages censés représenter des maghrébins... mais le fond m' a captivé suffisamment pour que je m' accroche jusqu' à la fin. Je pense que c' est un thème qui n' est pas beaucoup abordé en littérature, encore moins en BD je suppose.

 

Cette Bd retrace les difficultés qu' a pu recontrer la communauté musulmane en immigrant en France, qu' on résume souvent à la difficulté de "s' intégrer". Venant de Tunisie, d' Algérie, du Maroc, ces hommes, ces femmes, et leurs progénitures pensaient trouver un eldorado en débarquant à Marseille après un pénible voyage qui leur promettait la liberté et la prospérité. Les choses se sont révélées bien plus compliquées en vérité, ils ont souffert, ils se sont battus pour une vie digne de ce nom et en cela ce livre pourrait illustrer l' immigration de façon générale. A la même époque,  les portugais, les espagnols ou italiens  par exemple fuyaient eux aussi la misère, et ont continué pendant longtemps de la cotoyer en France. Au fond ils ont tous été logés à la même enseigne.

La différence notable est que pour les maghrébins s' ajoutait la question du racisme et aussi le fait que l' histoire de leur propre pays était inextricablement liée à la France.

 

L' auteur illustre la misère sociale dans laquelle a baigné cette communauté pendant des décennies, l' exploitation subie dans leurs conditions de travail, la difficulté de gravir les marches de ce fameux ascenseur social, la difficulté de garder une tradition culturelle et religieuse dans l' environnement hostile de l' après guerre d' Algérie notamment.

Il met en perspective également le déchirement des aînés , partagés entre la volonté de rentrer au pays et celle de rester en France, pays qui leur apporte malgré tout un certain confort.

 

Les questionnements des nouvelles générations quand aux valeurs qu' ils ont reçu de leurs aînés et celles qu' ils ont acquis dans cette société occidentale si différente, montrent à quel point les enfants d' immigrés sont partagés entre la volonté de préserver leurs traditions, parfois par respect pour les parents à la façon d' un héritage symbolique, et la nécessité de s' adapter malgré eux à une conception différente de la vie familiale et sociale de façon générale. 

 

C' est avant tout une histoire collective, où prime une certaine incompréhension, où règne un certain silence assourdissant, où chacun a ses propres souffrances, ses doutes, mais n' en parle que très peu, par honte avant tout. 

 

Le regard extérieur de l' auteur jette la lumière sur une histoire bien souvent ignorée  pour des motifs d' opportunité politique ou parce que les principaux intéressés ont encore aujourd' hui du mal à sortir de l' ombre. Par honte, par pudeur parfois, ou plus communément parce qu' il est bien souvent difficile de critiquer un système qui nous donne notre gagne-pain...

 

Une Bd très enrichissante à découvrir!

 

 

Merci à Babelio et à l' éditeur Sarbacane pour l' envoi de ce livre.

Par Songes-litteraires - Publié dans : Mangas
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