Images Aléatoires

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Mardi 24 novembre 2009 2 24 11 2009 20:40
Le meilleur des mondes, d' Aldous Huxley







Quatrième de couverture :

Défi, réquisitoire, utopie, ce livre mondialement célèbre, chef-d' oeuvre de la littérature d' anticipation, a fait d' Aldous Huxley l' un des témoins les plus lucides de notre temps.

" Aujourd' hui, devait écrire l' auteur  près de vingt ans après la parution de son livre, il semble pratiquement possible que cette horreur s' abatte sur nous dans le délai d' un siècle. Du moins, si nous nous abstenons d' ici là de nous faire sauter en miettes... Nous n' avons le choix qu' entre deux solutions : ou bien un certain nombre de totalitarismes nationaux, militarisés, ayant comme racine la terreur de la bombe atomique, et comme conséquence la destruction de la civilisation ( ou, si la guerre est limitée, la perpétuation du militarisme ) ; ou bien un seul totalitarisme supranational, suscité par le chaos social résultant du progrès technologique."



Mon avis :


**************Je lis ***************
Par Songes-litteraires - Publié dans : Science-fiction, Fantaisy
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 11 2009 13:15
Le voyage dans le passé, de Stefan Zweig







Quatrième de couverture :


Le voyage dans le passé est l' histoire des retrouvailles au goût amer entre un homme et une femme qui se sont aimés et qui croient s' aimer encore.
Louis, jeune homme pauvre mû par une " volonté fanatique ", tombe amoureux de la femme de son riche bienfaiteur, mais il est envoyé quelques mois au Mexique pour une mission de confiance. La Grande Guerre éclate. Ils ne se reverront que neuf ans plus tard. L' amour résiste-t-il à tout? A l' usure du temps, à la trahison, à une tragédie?

Dans ce texte bouleversant, jamais traduit en français jusqu' à ce jour, on retrouve le savoir-faire unique de Zweig, son génie de la psychologie, son art de suggérer par un  geste, un regard, les tourments intérieurs, les arrière-pensées, les abîmes de l' inconscient.



Mon avis :


Critique à venir.
Par Songes-litteraires - Publié dans : Autres littératures du monde
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 11 2009 11:40
Un soupçon légitime, de Stephan Zweig







Quatrième de couverture :


Un soupçon légitime est l' histoire d' un homme dont les passions vont causer le malheur de son entourage. John Limpley s' installe à la campagne avec son épouse et adopte un chien, Ponto.  Adulé par son maître, l' animal se transforme en tyran... jusqu' au jour où il est délaissé, lorsque la jeune femme tombe enceinte.
Le drame qui va suivre est d' autant plus tragique qu' il reste inexpliqué.

Dans cette nouvelle angoissante, inédite en français, on retrouve le style inimitable de Zweig et sa finesse dans l' analyse psychologique. Comme dans Lettre d' une inconnue ou Le joueur d' échecs, il dépeint avec virtuosité les conséquences funestes de l' obsession et de la démesure des sentiments.


Mon avis :


J' ai trouvé cette nouvelle admirablement bien écrite, elle n' apporte pas de grande surprise  en soi, la quatrième de couverture en dit beaucoup...
 Mais alors qu' est-ce que la plume de l' auteur est agréable à lire, en si peu de pages il sait camper un beau décor, décrire le petit monde qui gravite autour de l' histoire et surtout ce qu' il m' a beaucoup plu c' est l' analyse qu' il fait de l' homme face à un animal qu' il adore et choie, et en retour les "sentiments" de l' animal face à son maître. On l' assimilerait presque avec cet auteur, à une personne tellement ils peuvent être rusés, mesquins, retors...
Une belle nouvelle à découvrir, dotée d' une finesse et d' une élégance inégalables!
Par Songes-litteraires - Publié dans : Autres littératures du monde
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 10 2009 12:40

La Chorale des maîtres bouchers, de Louise Erdrich












Quatrième de couverture :


1918.  De retour du front, Fidelis Waldvogel, un jeune soldat allemand, tente sa chance en Amérique.  Avec pour seul bagage une valise pleine de couteaux et de saucisses, il s' arrête à Argus, dans le Dakota du Nord où, bientôt rejoint par sa femme et son fils, il décide d' ouvrir une boucherie et de fonder une chorale, en souvenir de celle des maîtres bouchers où chantait son père.
Des années 1920 aux années 1950, entre l' Europe et l' Amérique, ce roman à la fois épique et intime retrace le destin d' une famille confrontée au tumulte du monde.


Un roman d' une richesse presque inimaginable : l' exploration d' un monde où les bouchers chantent comme des anges. Kirkus Review.

Ce roman est un somptueux requiem, une cantate pour coeurs blessés, sous la baguette d' une très grande dame des lettres américaines.

André Clavel, Lire.



Mon avis :


Je ne sais pas pourquoi, j' ai eu beaucoup de mal à avancer avec ce livre, plusieurs fois j' ai pensé à l' abandonner et  pourtant, je le trouvais intéressant et c' est pour celà que j' ai persisté.

Ce livre est riche au niveau de la galerie de personnages, on accompagne avec satisfaction l'  évolution dans leur comportement,  on prend connaissance des épreuves dures, parfois insupportables qui mouleront leur personnalité et détermineront le cours de leurs rencontres et leurs éloignements, de leur amour et de leur disputes.

Fidelis, celui autour de qui gravitent toutes ces vies, est un personnage ambigü. Au sortir de la Grande Guerre, il se sent desaxé, déshumanisé parce qu' il était tireur d' élite et voit défiler devant ses yeux tous ces gens qu' il a stupidement tué au nom de sa Patrie. Le choc est immense, tout lui rappelle la guerre, en premier lieu sa femme, Eva, enceinte de son meilleur ami mort à la guerre et qu' il décide d' épouser par honneur et respect pour celui-ci.

L' émigration était peut- être un moyen de fuir ses démons, sous couvert de trouver une vie confortable et  créer une richesse de l' autre côté de l' Atlantique, à un moment où l' Allemagne était totalement détruite et mettrait plusieurs années avant de se reconstruire.   Mais rien ne peut s' effacer de la mémoire, et c' est en spectateur impuissant qu' il verra quelques années plus tard ses fils enrôlés dans une nouvelle guerre avec la même frénésie et espoir qui brillaient dans ses propres yeux lorsqu' il avait commencé la "sienne".

Dans cette nouvelle vie en Amérique il devra se confronter à la difficulté d' apprendre une nouvelle langue, adopter de nouvelles coutumes de vie,  créer un commerce stable qui lui permette de se noyer dans le travail et pacifier ses tourments,  nouer des relations avec des êtres, qui ne peuvent imaginer son vécu et ses pensées insondables et obscures...
Dans cet univers il coexistera avec d' autres personnes, Delphine, Roy, Cyprian, "tante" Maria Theresa, Un-pas-et-demi... des personnages hauts en couleurs,  plus attachants les uns que les autres, qui ont chacun leur blessures personnelles mais qui tentent comme lui d' avancer et se reconstruire...

Delphine, personnage principal selon moi, jouera un rôle primordial, lorsqu' il deviendra veuf et éprouvera une difficulté immense à élever ses quatres enfants; elle ne pouvait que devenir sa femme quelques années plus tard... Elle aussi, les difficultés de son enfance imprégent ses échecs à l' âge adulte, mais c' est une femme de caractère qui saura défier le destin...

La chorale qu' il crée avec certains amis est un moyen universel de libérer ses impulsions, sa rigidité, sa noirceur, de se rendre plus digne à ses yeux, de garder un contact avec son pays, ses attaches, son passé. Cependant elle est selon moi, peu présente dans ce roman, on en viendrait presque à se demander si le titre du livre est bien approprié.

J' ai trouvé que ce livre permet une belle réfléxion sur les blessures que la guerre laisse dans les esprits et qui se répercutent à travers les générations.   Elle engendre beaucoup de ressentiments refoulés, de non-dits, et passe comme un rouleau compresseur dans les esprits qu' elle habite.

Ce livre m' a paru intéressant, mais j' ai trouvé qu' il avait pas mal de longueurs qui auraient pu être évitées, et puis pendant un moment j' ai presque oublié le fait qu' il s' agissait d' une émigrant en Amérique!  J' ai eu l' impression de me plonger uniquement dans le petit univers d' une bourgade du fin fond du Dakota du Nord au début du XXè siècle et que finalement l' auteur dressait surtout le tableau de ces vies qui ont eu un jour à se croiser.

En résumé, je dirai que c' est un livre riche par son contenu, mais  qui ne m' a pas totalement emballée. A l' inverse j' ai lu plusieurs avis très élogieux sur internet...


Merci à Suzanne, du site Chez-les-filles.

Par Songes-litteraires - Publié dans : Littérature anglaise ou américaine
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 10 2009 09:10
Le pull-over rouge, de Gilles Perrault



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Quatrième de couverture :

Christian Ranucci, vingt-deux ans, a été guillotiné le 28 juillet 1976 à 4h13 dans la cour de la prison des Baumettes. Etait- il coupable ou innocent?

Dans Le pull-over rouge, qui apporte une pièce importante au dossier de la peine de mort, on retrouve les remarquables qualités des célèbres ouvrages de Gilles Perrault : L' Orchestre rouge, Le Dossier 51, Les Sanglots longs, La Longue Traque.



Mon avis :



Cette affaire a défrayé la chronique dans les années 70. Pour certains elle n' a été qu' un symbole de plus de l' erreur judiciaire intolérable et impardonnable; Calas, Dreyfus, Outreau plus récemment, ont démontré que la justice est faillible. L' affaire Ranucci a-t-alle été réellement une erreur judiciaire?
Elle a eu le mérite de déchaîner les passions, de remettre en cause une fois de plus l' existence de la peine de mort. Badinter lui même a cru à l' erreur judiciaire et il sera l' artisan 5 ans plus tard de l' abolition de la peine de mort.

 Le 3 juin 1974, une petite fille de 8 ans, Marie-Dolorès Rambla, disparaît de la Cité Saint- Agnès à Marseille. 2 jours plus tard elle est retrouvée morte.
Christian Ranucci, 22 ans, sera déclaré coupable de ce macabre forfait à la Cour d' assises d' Aix-en-Provence en mars 1976. Condamné à mort, il sera guillotiné le 28 juillet 1976. Il est très difficile de résumer les faits , les témoignages, la richesse du livre de Gilles Perrault... raison pour laquelle je renvoie à une séquence du journal de TF1 qui résume bien l' affaire, les tenants et les aboutissants, avec une perspective de recul.

  http://ha.ina.fr/video/CAA8201096501/affaire-ranucci.fr.html


Le livre de Gilles Perrault a la seule prétention de mettre en lumière certains doutes sur ce dossier qui n' ont jamais été élucidés et qui étaient considérés comme primordiaux pour la défense de Ranucci. Sa conviction est que ce jeune homme était innocent, mais il tente de le démontrer non avec passion mais avec le recul nécessaire. Son livre a été écrit en 1978, et Gilles Perrault avec son expérience de juriste  ( il a exercé le métier d' avocat pendat 5 ans avant de se reconvertir au journalisme et devenir un écrivain à succès ), apporte un éclairage très important pour l' opinion publique puisque le livre est parfaitement abordable pour un non juriste mais aussi pour ceux qui ont affaire quotidiennement à la justice.

Je suis sortie de cette lecture assez convaincue. Un mot sur son écriture qui est absolument sublime pour ce genre d' ouvrage, il a une verve incroyable. Ce livre se lit très facilement à la façon d' un policier.
Tout est écrit de façon ordonnée, réfléchie et suivant un plan logique, le découpage se fait en 4 parties qui se complètent et se recroisent  : le crime, l' instruction, le procès, l' exécution.
Je n' ai pas pris de notes au fur et à mesure, donc il me sera difficile d' argumenter sur ce que j' ai trouvé d' alarmant.  Cependant il y a beaucoup d' éléments qui sont absolument troublants notamment les témoins capitaux pour la défense qui n' ont pas été entendus par les jurés qui n' avaient même pas connaissance de leur existence; le pull- over rouge qui a donné son nom à cette affaire, dont il a été prouvé qu' il ne pouvait appartenir à Christian, la question des lunettes ( Christian ne pouvait passer sans elles, et le ravisseur n' en avait pas), le fait que Jean le petit frère et le garagiste n' aient pas idientifié Ranucci comme le ravisseur de la petite, la question de la différenciation d' une Simca 1100 et d' une peugeot 304 coupé....etc. Il y a tellement de choses qui restent en suspens, que le doute s' est immiscé. Et le doute doit toujours profiter à l' accusé car il est bien connu qu' il vaut mieux absoudre un coupable que condamner un innocent.

D' ailleurs ce n' était pas à lui, mis en cause dans cette affaire, qu' il appartenait de prouver son innocence; mais il appartenait au Ministère public qui le poursuivait d' apporter les preuves de sa culpabilité. Nuance.

Et puis ne parlons pas de la présomption d' innocence, qui a été totalement baffouée. Faut- il rappeler qu' un individu, même lorsqu' il avoue être l' auteur doit être considéré jusqu' au prononcé du jugement qui le condamnera comme innocent.
Dernièrement, si vous suivez l' actualité, pourquoi De Villepin s' est- il tant offensé lorsque Sarkosy a parlé de "coupables" dans l' affaire Clearsteam? Ou lorsque par erreur Xavier Bertrand revient à la charge en évoquent le "présumé coupable"! Non ce doit être précisément l' inverse : présumé innocent!

Mais celà ni l' opinion publique, ni les médias n' en font cas dans cette affaire, et ainsi on a pût voir une fois de plus à quel point les jurés peuvent être manipulables par l' environnement qui les entoure...En plus les passions étaient au comble du paroxysme, un mois avant l' ouverture du procès de Ranucci un autre meurtre d' enfant avait secoué l' opinion publique, celui de Philippe Bertrand par Patrick Henry ( qui réussit à sauver sa tête grâce à l' implacable plaidoirie de Badinter contre la peine de mort). Ainsi la volonté de la populace était de faire justice avec ce qu' elle avait sous la main, en l' occurrence Ranucci.


Le procédé de l' écrivain est simple, juste, objectif, et il n' a pas pour but de convaincre absolument de l' innocence de Ranucci. Mais il met en valeur les doutes énormes qui subsistent, et qui ont été le leitmotiv des avocats qui ont déjà demandé à plusieurs reprises la réouverture du procès, afin que Ranucci soit réhabilité. Sans succès jusque maintenant.


Quelqu' un se souvient- il de cette affaire? Quelle impression a-t-elle suscité chez vous si c' est le cas?


Cette  affaire continue à faire parler d' elle en tout cas. En 1979, Michel Drach adapte Le pull over rouge au cinéma, un film qui fera scandale.

Récemment L' affaire Ranucci, l' ombre d' un doute revient sur cette affaire avec ses mêmes acteurs,30 ans plus tard.
Voici un extrait :

http://www.dailymotion.com/video/x79fv9_l-affaire-ranucci-l-ombre-d-un-dout_news


Si le sujet de la peine de mort vous intéresse, vous pouvez aussi  lire l' ouvrage Contre la peine de mort, de Robert Badinter.


Par songes-litteraires - Publié dans : Essais et documents
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 10 2009 07:40
De pierre et de cendre, de Linda Newbery









Quatrième de couverture :

Lorsque, par un soir brumeux de 1898, le jeune peintre Samuel Godwin pousse les grilles de la propriété de Fourwinds, il est immédiatement envoûté. Engagé pour enseigner l' art aux deux filles de Mr Farrow, il ignore encore  que cette luxueuse demeure sera pour lui le décor de ses plus belles peintures. Intrigué par la personnalité ombrageuse du maître des lieux, séduit par les jeunes demoiselles, Marianne et Juliane, désarçonné par Charlotte Agnew, leur gouvernante et dame de compagnie, Samuel comprend vite que le raffinement de décor et des êtres dissimule de bien sombres mystères et que le vent souffle pour mieux balayer les cendres d' un passé scandaleux.



Mon avis :

J' ai commencé ce livre avec une agréable sensation.  Le titre est énigmatique, la couverture  belle. La première page nous parle de faste et mondanités, de luxe et reconnaissance, et surtout d' ascension sociale; tout de suite je me suis souvenue de mon beau Georges Duroy dans Bel- Ami.

Puis c' est la découverte de contrées lointaines. La description de Fourwinds et ses environs  est somptueuse, les personnages sont charmants, beaux, dans la vitalité de l' âge et respirant les bonnes manières de la bonne société anglaise de la fin du XIXème siècle.
A l' image de Samuel, jeune peintre qui croque la vie avec ses croquis, l' auteur peint un tableau magnifique, à tel point que je me suis sentie bien en ces lieux, enchantée, j' avais l' impression d' être dans un petit paradis. Et tout de suite j' ai accroché à l' histoire.

 Il m' a fallu un certain temps pour comprendre de quelle région on parlait, puis quand la ville de  Chichester est apparue pour la première fois, je me suis sentie hébétée.  Mon oncle y a émigré depuis quelques années, et l' image que je garde de cette région n' est pas du tout la même. Je n' ai pas eu le temps de voir grand chose, mais le peu que j' ai vu...  Je me suis peut- être sentie duppée. Psychologiquement celà m' a peut- être raidit, qui sait?

Mon tableau s' effritait, mon intérêt se consumait, mon rêve s' évanouissait. Plus l' histoire avançait, moins je me suis sentie en harmonie avec elle. L' écriture est très agréable  certes, quelques répétitions agaçantes sont tout de même à noter : " complexion ", on aura pris soin de noter sa définition précise pour la prochaine fois!
J' ai trouvé que l' histoire s' essouflait, elle prenait un air de mélodrame un peu pathétique, avec des répliques que je n' arrivais pas à mettre dans la bouche de certains personnages comme Marianne, qui d' une Vénus délurée,  peu consciente des questions matérielles, arrive après la mort de son père à être si objective et pragmatique et réclamer sa part de l' héritage avec une telle hargne!
Justement ce changement de comportement est tout à fait compréhensible eu égard aux circonstances, mais je rajouterai juste que celà m' a semblé un peu maladroit.

Ici et là quelques considérations artistiques ont  relevé le tout, faisaient revivre une petite étincelle d' espoir, mais c ' était pour mieux s' éteindre sans doute...
Les 100 dernières pages ont à mon sens filé trop rapidement, de sorte que la fin m' a semblée bâclée. Néanmoins elle a eu le don de me surprendre tout de même, je m' étais imaginé un  scénario tout à fait différent...
En conclusion je dirai que c' est un livre qui se lit facilement, est agréable, plante des décors absolument somptueux, qui laissent rêveurs. L' histoire est intéressante même si elle aurait pût être plus creusée sur certains aspects.
Par Songes-litteraires - Publié dans : Littérature anglaise ou américaine
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 09 2009 15:35
Le treizième conte, de Diane Stterfield







Quatrième de couverture :


Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l' écart du monde, s' est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et  toutes sorties de son imagination. Aujourd' hui, âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l' extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à Margaret Lea est une injonction : elle l' invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l' imaginaire. Et elle ne croit pas au récit de Vida.
Dès lors, les deux femmes vont confronter les fantômes qui hantent leur histoire pour enfin cerner leur propre vérité...

" (...) dense, bourré de surprises et de fausses pistes, déroutant, intrigant, captivant, un peu gothique et terriblement britannique."
Daphné de Saint Sauveur - Le figaro Madame



Mon avis :


J' ai trouvé ce livre très envoûtant, une ambiance particulièrement lourde se dégage au fil du récit. C' est à la fois un monde confiné, pénétrant et terriblement intrigant, le lecteur se trouve plongée au coeur d' une histoire de famille qui semble s' être abandonnée à la fatalité.   On suit avec un intérêt croissant l' entrecroisement de deux histoires, celle de la biographe et celle de l' auteur qui s' unissent et se séparent dans un trait commun : la gémelléité.  Les révélations douloureuses ouvrent la porte d' un lien sacré et indéfinissable, en effet rien n' est plus inexplicable que l' attachement vicéral de jumelles. Elles ne vivent et ne pensent qu' à travers l' autre et rien ne peut être plus douloureux qu' une séparation définitive et abrupte.
Diane Setterfield mène le lecteur par le bout du nez,  les révélations se font au compte goutte, certaines se révèlent faussent, d' autres vraies, et il lui tarde de pouvoir en connaître le fin mot de l' histoire. J' ai trouvé quelques passages un peu longs, mais dans l' ensemble c' est un très bon roman.
Par Songes-litteraires - Publié dans : Littérature anglaise ou américaine
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 09 2009 15:20
Passion simple, de Annie Ernaux



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Quatrième de couverture :



" A partir du mois de septembre l' année dernière,  je n' ai plus rien fait qu' attendre  un homme : qu' il me téléphone et qu' il vienne chez moi. "

    A. E.



Mon avis :

Je me demande encore ce qui m' a pris de lire ce livre... Aucune pudeur cette bonne femme, c' est risible à la limite.  Pendant 77 pages vous ne lirez que sa passion folle  pour A, un étranger, qui fait merveilleusement bien l' amour et qui l' obsède jour et nuit. A tel point qu' elle cesse de vivre pour se consacrer corps et âme à cet amant. Pathétique, mais en vain, tout est bon pour être dit et écrit. Alors pourquoi pas.
Certains apprécieront surêment...
Par Songes-litteraires - Publié dans : Actualités littéraires françaises
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 09 2009 12:20
Les âmes volées, de Gilbert Bordes









Quatrième de couverture :


Ils chantent. Ils sont heureux. Vêtus d' une aube de toile rêche, malgré le vent et le froid, ils louent dès l' aurore les bienfaits de Moragne, le prophète de l' Eglise des Deux Sphères.
Estelle a retrouvé la paix de l'  âme dans la communauté. Mais a-t-elle oublié sa fille, Pauline, qui ne s' exprime plus que par la colère depuis le départ de sa mère ? A-t-elle oublié son mari, Jérôme, ancien rugbyman impulsif prêt à faire le coup de poing pour la récupérer ? Et que va-t-il advenir d' elle si Moragne la choisit comme servante particulière ?
Derrière la joie et l' harmonie qu' affichent les sectes, fanatisme, sexe et cupidité règnent en maîtres. Dans ce nouveau roman, Gilbert Bordes en dénonce les mécanismes pervers.
Mais il leur oppose aussi le courage de ceux qui luttent pour une liberté primordiale : celle de la conscience.



Mon avis :


Le sujet a tout pour me plaire a priori. Il évoque de façon romancée un débat qui prend de l' ampleur de nos jours, à savoir comment respecter deux principes contradictoires. C' est à la fois la nécessité absolue de respecter la liberté de conscience, la faculté pour chacun de choisir ses options de vie, selon ses valeurs et croyances; c' est également l' obligation de la société, plus globalement de l' Etat, d' assurer l' ordre public, de garantir la sécurité et la liberté de ses citoyens face à des organisations mafieuses, qui n' hésitent pas à dépouiller ses victimes  de toute capacité de réfléxion. Où s' arrête donc la liberté de chacun? Qu' est-ce qui justifie l' ingérence de l' Etat dans ces milieux quand bien souvent les adhérents rentrent par la grande porte, de leur plein gré ?  Ce sont là quelques questions intéressantes dans notre monde actuel! Car il est à noter qu' en période de crises comme actuellement, beaucoup de personnes s' accrochent à un dernier espoir, et ce sont souvent ces vendeurs d' illusions qui sont là pour les assister, les réconforter pour mieux les enrôler...

J' ai apprécié l' écriture de Gilbert Bordes que je découvre pour la première fois, je n' y est pas rencontré de surprises, biensûr c' est l' image que l' on se fait plus ou moins des sectes.
Mais alors, je me suis demandé comment tombe-t-on là dedans? Celà me paraît impossible, peut- être suis-je trop froide ou insensible, mais je ne conçois pas que parce qu' on se pose des questions sur notre place, notre rôle sur Terre, on va s' enfermer avec des inconnus pour chercher un réconfort spirituel. En certains points cette quête s' apparente à la religion finalement. D' ailleurs un passage fait cette comparaison p. 80 :

" - Quelles est la différence entre une secte et une religion?
[...]
- Voyons ! Une secte, c ' est une entreprise crapulaire, destinée à gouverner des esprits faibles pour les dépouiller. Elle enferme, prive ses membres de liberté, les assujettit, en fait des esclaves, alors qu' une religion libère l' homme...
-Si c' était aussi simple..."

Il faut certainement être dans un  état d' esprit particulier pour se laisser aveugler de la sorte... et c' est certain que je n' ai pas à juger des êtres qui sont dans un mal-être aussi profond. Mais c' est très inquiétant tout de même.

J' aurai peut- être apprécié que la psychologie des personnages soit plus développée, mais je peux dire que j' ai apprécié cette lecture pour son sujet et l' écriture qui est agréable.

Je poursuivrai ma découverte de G. Bordes par Le voleur de bonbons.
Par Songes-litteraires - Publié dans : Actualités littéraires françaises
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Dimanche 30 août 2009 7 30 08 2009 23:30
Souvenirs de la cour d' assises, d' André Gide















Quatrième de couverture :

Fasciné par la machine judiciaire comme pour les aperçus des replis de l' âme humaine que lui apporte son expérience de juré, l' écrivain André Gide assiste pendant plusieurs semaines à divers procès : affaires de moeurs, infanticides, vols...

Dans ce texte dense et grave, Gide s' interroge sur la justice et son fonctionnement, mais surtout insiste sur la fragile barrière qui sépare les criminels des honnêtes gens.


Ce texte est extrait de Souvenirs et voyages ( Bibliothèque de la Pléiade )


Mon avis :


Le regard d' un intellectuel sur les affaires de justice est particulièrement intéressant pour qui veut les aborder autrement que par une vision purement juridique. En 1912, André Gide fut tiré au sort pour siéger en tant que juré à la Cour d' assises de Rouen. Ce fut pour lui l' occasion d' apprivoiser la justice d' une façon tout à fait différente.

"... à présent je sais par expérience que c' est une tout autre chose d' écouter rendre la justice, ou d' aider à la rendre soi-même. Quand on est parmi le public on peut y croire encore. Assis sur le banc des jurés, on se redit la parole du Christ : Ne jugez point."


Lui qui connaissait certainement quelques rudiments de la justice pour avoir eu un père professeur de droit romain, plonge dans la réalité même d' un sytème redoutable pour découvrir, non sans une certaine stupéfaction, la précarité des procès à lui soumis.

Le lecteur découvre à quel point certaines affaires où l' enjeu est important pour le justiciable font l' objet d' une procédure pour le moins sommaire : des défenses mal préparées ou quasi inexistantes, des jurés limités intellectuellement qui rendent justice avec leur coeur et non avec la raison, qui se laissent facilement influencer par les opinions extérieures notamment la presse, ou pire encore les a priori et préjugés de juges qui dès le début du procès cherchent à orienter et encadrer leur vision.

On se rend compte à quel point les principes fondamentaux qui doivent être observés lors un procès sont complètement baffoués notamment le droit à un procès équitable à armes égales, le droit à un juge impartial, le droit à avoir du temps pour préparer sa défense, le droit au principe du contradictoire, le droit à un jugement motivé...etc.

C' était un autre temps, après tout  l' état de la justice n' est qu' un reflet de la société qu' elle traverse ...

Aujourd' hui les critiques qu' on peut opposer à la justice des hommes, nécessairement imparfaite, existent toujours.  L' affaire d' Outreau plane toujours dans les esprits... Les médias et les associations humanitaires crient haro sur les conditions dégrandantes dans les prisons françaises; Treiber continue en fuite, le procès Clearstream démarre bientôt, la Scientologie ne risque plus la dissolution  à cause d' une erreur de lecture d' un nouveau texte entré en vigueur, on annonce la suppression du juge d' instruction et la main mise de l' éxécutif sur le judiciaire...

Pourtant à lire ce texte fort intéressant, mais malheureusement trop court, on peut raisonnablement estimer qu' il y a eu de grandes évolutions, presque un siècle plus tard. J' ai à la fois la sensation qu' il est très actuel sur certains aspects, et puis qu' il a valeur de relique, comme si c' était un autre monde, et pas la France d' il y a à peine un siècle.
.
Une manière de découvrir Gide. Dans la même veine je lirai bientôt La séquestrée de Poitiers.

Passionnant! Je vous le conseille!
Par Songes-litteraires - Publié dans : Essais et documents
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Présentation

Recherche

Des livres...

A
ADDONIA, Sulaiman - Les amants de la mer rouge

 AMADO, Jorge - Mar Morto
ANOUILH, Jean - Le voyageur sans bagage suisi de Le bal des voleurs
ARISTOPHANE, Les thesmophories, suivi de Les grenouilles

B
BADINTER, Robert - Contre la peine de mort
BARBERY, Muriel - L' élégance du hérisson
BEIGBEDER, Frédéric - Dernier inventaire avant liquidation
BORDES, Gilbert - Les âmes volées

C

CALVETTI, Paola - L' amour est à la lettre A

CAPOTE, Truman -  La traversée de l' été
CARR, Caleb - L' Aliéniste
CHRISTIE, Agatha - Dix petits nègres
CHRISTIE, Agatha - Le crime de l' Orient-Express
Collaborateurs au Monde, - Martin Luther King
COMPTE-SPONVILLE, André - Le bonheur désespérément
CORNWELL, Patricia - Jack l' éventreur, affaire classée
CORNWELL, Patricia - PostMortem

D

DUGAIN, Marc - La chambre des officiers
DE VIGAN, Delphine - No et moi

E
ERDRICH, Louise - La chorale des maîtres bouchers
ERNAUX, Annie - Passion simple
ETXEBARRIA, Lucia - Amour,Prozac et autres curiosités

F

FERMINE, Maxence - Le labyrinthe du temps
FITZGERALD, Francis Scott - L' étrange histoire de Benjamin Button

G
GARCIA MARQUEZ, Gabriel  - Cent ans de solitude
GAVALDA, Anna - Ensemble c 'est tout
GAVALDA, Anna - Je l' aimais
GAVALDA, Anna - Je voudrais que quelqu' un m' attende quelque part
GAVALDA, Anna - L' échappée belle
GIDE, André - Souvenirs de la Cour d' assises
GIORDANO, Paolo - La solitude des nombres premiers
GOETHE, Les souffrances du jeune Werther

H
HEMINGWAY, Ernest - Le vieil homme et la mer
HUGO, Victor - Claude Gueux

HUGO, Victor - Le dernier jour d' un condamné

I

J
JAUFFRET, Régis  Microfictions

K
KLEINBAUM, N.H. - Le cercle des poètes disparus
KING, Stephen - Shining

L
LEE, Harper 
- Ne tirez pas sur l' oiseau moqueur
LARSSON, Stieg - Les hommes qui n' aimaient pas les femmes ( Millénium 1 )

M
MARAI, Sandor -  Métamorphoses d' un mariage
MAUPASSANT, Guy de - Bel-Ami
MELLO BREYNER, Sophia de - Contes exemplaires

MEYER, Stephenie - Fascination
MODIANO, Patrick  -  Dans le café de la jeunesse perdue


N
NEWBERY, Linda - De pierre et de cendre
NOTHOMB, Amélie - Hygiène de l' assassin
NOTHMOB, Amélie -Péplum

O
ORSENNA, Erik - La grammaire est une chanson douce
ORSENNA, Erik - L' exposition coloniale
ORWELL, George - 1984
ORWELL, George - Dans la dèche à Paris et à Londres
ORWELL, George - La ferme des animaux

P
PAGE, Martin - Comment je suis devenu stupide

PENNAC, Daniel - Chagrin d' école
PERRAULT, Gilles - Le pull- over rouge

Q

R

RAHIMI, Atiq - Syngué sabour
ROSNAY, Tatiana de -
Elle s' appelait Sarah

S
SAGAN, Françoise - Bonjour Tristesse
SETTERFIELD, Diane - Le treizième conte
SHAFFER, Mary Ann & BARROWS Annie - Le cercle littéraires des amateurs d' épluchures de patates
SIJIE, Dai - Balzac et la petite tailluse chinoise
SOPHOCLE, Antigone
SOUAD - Brûlée vive
SOUSA TAVARES, Miguel - Equador
STRASSER, Todd - La vague

T
TALLIS, Franck - La justice de l' inconscient
TAURIAC, Michel - Vivre avec De Gaulle, les dernier témoins racontent l' homme
TAYLOR, Kressmann - Inconnu à cette adresse
TEULE, Jean - Le magasin des suicides
TOURGUENIEV - Le journal d' un homme de trop

U

V
VEIL, Simone -  Les hommes aussi s' en souviennent

VENNER, Fiammetta - Chronique de l' intégrisme ordinaire


W
WRIGHT, Richard - L' homme qui vivait sous terre

X

Y

Z
ZAFON, Carlos Ruiz - L' ombre du vent
ZWEIG, Stephan - Le voyage dans le passé
ZWEIG, Stephan - Un soupçon légitime
ZWEIG, Stephan - Vingt quatre heures de la vie d' une femme 

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