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Dimanche 2 novembre 2008
Ne tirez pas sur l' oiseau moqueur, Harper Lee




Quatrième de couverture :

Dans une petite ville d' Alabama, à l' époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis ' d' office pour défendre un Noir accusé d' avoir violé une Blanche.
Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au coeur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux Etats-Unis-, connu un tel succès. Mais comment ce roman est- il devenu un livre culte dans le monde entier? C' est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l' enfance racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l' oiseau moqueur s' est vendu à plus de 30 millions d' exemplaires dans le monde entier.

Mon avis :


Ce livre est un véritable bijou! C' est la sensation de voyager 80 ans en arrière, vivre dans une ville sudiste des Etats-Unis, être transporté dans une sorte de western aux confins de l' Alabama, Etat foncièrement raciste depuis la nuit des temps. C' est aussi l' enchantement de vivre les aventures d' une petite fille, intelligente, maline mais sacrément chipie, toujours le nez à l' affût de nouvelles sensations fortes. Que dire de sa relation aves son frère, légèrement plus vieux, et leur copain de vacances, ce petit diable de Dill ? Que des idées qui fument de ces petites têtes pour faire sortir le grand méchant Boo Radley! Mais que savent- ils au juste sur cet étrange voisin? Jem s' aventure dans une hypothétique description :

"il mesurait près de deux mètres, à en juger par ses empreintes; il mangeait des écureuils crus et tous les chats qu' il pouvait attraper, ce qui expliquait que ses mains soient tachées de sang - si on mangeait un animal cru, on ne pouvait plus jamais en enlever le sang. Une longue cicatrice lui barrait le visage; pour toutes dents, il ne lui restait que des chicots jaunes et cassés. les yeux lui sortaient des orbites et il bavait presque tout le temps".

Avec une imagination aussi débridée, je vous laisse découvrir, le sort qui leur sera réservé...
 C' est non sans un certain sourire aux lèvres que je les ai suivis dans leur mission, la peur au ventre de se faire prendre, celà m'a rappelé pas mal de souvenirs cocasses. Et oui qui n' a pas fait de petites bêtises dans son enfance avec des amis d' enfance?
Ce roman est l' apologie de l' enfance telle qu' elle doit être vécue à mes yeux : sereine, saine, pure, naive...avec ses bêtises, ses joies, ses découvertes du monde, des adultes, de soi-même...

De la fantaisie à la réalité il n' y a cependant qu' un pas.

Dans un monde qu' ils ne comprennent pas, ils doivent parallèlement faire face à des situations assez dures, qui contribueront à forger leur personnalité : en effet à Maycomb, un noir et accusé d' avoir violé une blanche. Quel crime ignoble d' autant plus qu' il est commis par un nègre; voilà l' opinion de la populace.
Néanmoins, Atticus le père de Scout et Jem est chargé de défendre ce que beaucoup posent déjà comme une certitude... Contre tous, il applique des valeurs fondamentales si chères à ses yeux : tous les citoyens sont égaux aux yeux de la loi voilà sur quoi repose sa devise. Ainsi après avoir tenté d' élucider les évènements avec objectivité  il tente de faire appel à l' humanisme, aux principes les plus élémentaires de la patrie américaine, pour ainsi ébranler cette grande muraille que sont les jurés. Mais en vain, cet homme ne paye pas seulement une injustice, il paye aussi tout le poids de sa misérable conditon. Lorsque un blanc accuse un noir, même à tord, on ne doit jamais contredire ce premier, pour des raisons qui tiennent à ce les seconds ont toujours tord.
Et ainsi de conclure un journaliste de la ville que " c' était un péché de tuer des infirmes, qu' ils soient debout, assis ou en train de s' évader. Il comparait la mort de Tom au massacre absurde des oiseaux chanteurs par les chasseurs et les enfants, et Maycomb crut qu' il avait essayé d' écrire un éditorial assez poétique pour être repris dans The Montgomery Adviser".

L' enfance insouciante cède sa place aux interrogations les plus complexes, et aux constats les plus effrayants : l' enfance n' est qu' un doux hibernage...

Ne tirez pas sur l' oiseau moqueur est une fabuleuse satire contre le racisme, qui sévit depuis trop longtemps dans cette société fière du drapeau ami des droits de l' homme. Il faut replacer le livre dans son contexte, à savoir que dans les années 60, c' était les luttes des noirs dans la rue pour la reconnaissance de leurs droits, avec des scènes plus ou moins violentes, c' etait Rosa Parks, King... Je vous conseille si ça vous intéresse de faire le parallèle avec le livre Martin Luther King dont je vous ai déjà parlé, aux éditions Librio, c' est très intéressant! Quand au livre en lui- même je vous en conseille la lecture bien évidemment, curieusement il a été un grand succès mais le seul ouvrage de l' auteur. Mais pas n' importe laquelle! L' amie d' enfance de Truman Capote!

Ce livre a été adapté au cinéma en 1962 et reçut trois oscars. Avec la participation de Grégory Peck dans le rôle d' Atticus.

Par patachinha - Publié dans : Littérature anglaise ou américaine
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Mercredi 29 octobre 2008

Dix petits nègres, d' Agatha Christie




Quatrième de couverture :

En a-t-on parlé de l' île du Nègre ! Elle avait, selon certains bruits, été achetée par une star hollywoodienne. Quelques journaux avaient insinué que l' Amirauté britannique s' y livrait à des expériences ultra-secrètes. On avait aussi parlé d' un richissime Yankee... Bref, quand ils reçurent -sans savoir de qui- cette invitation à passer des vacances à l' île du Nègre, tous les dix - du juge au play-boy en passant par la secrétaire - accoururent. Mais, à l' île du Nègre, l' hôte mystérieux était absent et dès le premier soir, un disque était placé sur le gramophone, les accusant chacun d' un crime. La panique s' empara des invités...
Ecrit en 1940, ce chef-d' oeuvre est sans doute le plus lu de tous les romans policiers : l' édition française a déjà très largement dépassé les deux millions d' exemplaires.


Mon avis :

Un livre qui se faisait attendre depuis le temps que je désirais le lire... et qui en vaut réellement la peine. Une fabuleuse intrigue, des personnages triés sur le volet, de différents niveaux et statuts sociaux... Une histoire qui fait froid dans le dos, avec des meurtres qui se perpétuent selon une vieille comptine :

Dix petits nègres s' en furent dîner,
L' un deux but à s' en étrangler
-n' en resta plus que neuf.
Neuf petits nègres se couchèrent à minuit,
L' un d' eux à jamais s' endormit
-n' en resta plus que huit.
Huit petits nègres dans le Devon étaient allés,
L' un d' eux voulut y demeurer
-n' en resta plus que sept.
Sept petits nègres fendirent du petit bois,
En deux l' un se coupa ma foi
-n' en resta plus que six.
Six petits nègres rêvassaient au rucher,
Une abeille l' un d' eux a piqué
-n' en resta plus que cinq.
Cinq petits nègre étaient avocats à la cour,
L' un d' eux finit en haute cour
-n' en resta plus que quatre.
Quatre petits nègres se baignèrent au matin,
Poisson d' avril goba l' un
-n' en resta plus que trois.
Trois petits nègres s' en allèrent au zoo,
Un ours de l' un fit la peau
-n' en resta plus que deux.
Deux petits nègres se dorèrent au soleil,
L' un d' eux devint vermeil
-n' en resta donc plus qu' un.
Un petit nègre se retrouva tout esseulé,
Se pendre il s' en est allé
-n' en resta plus du tout.

Mais qui sont- ils ces invités réunis pour l' occasion par un hôte commun et qui ne se connaissent de nul part? D' ailleurs qui les a invité déjà? Une Constance Culmington? Un Mr O' nyme? ou sa bourgeoise peut- être? Mais non c' est Badger la Fouine certainement... Un hôte mystérieux du moins qui tarde à se montrer... Et puis qu' ont-ils fait ces invités pour mériter un tel traitement ?
Des personnages à la fois victimes, suspects, et enquêteurs, qui ont fait les délices de mes yeux...
C' est drôlement bien imaginé, agencé, ajouté à cela une atmosphère bien oppressante, le lecteur n' est qu' un pauvre spectateur impuissant, embarqué malgré lui dans cette aventure funeste...
Le dénouement se révèle être d' un machiavélisme étudié, manipulé, jusque dans ses moindres détails, et je dois dire que personnellement, mes suspicions sont retombées sur le véritable meurtrier mais à partir d' un certain moment que je révélerai pas ici, et bien j' ai vraiment cru que c' était tout bonnement impossible tout compte fait, je faisais fausse route. Et pourtant, je ne savais bien comment, mais j' avais la sensation que c' était lui, même si personne n' était épargné dans les suspicions .Comme quoi... Celà m' ammène à dire qu' il faut vraiment se méfier des apparences, des réputations, et surtout de surveiller votre courrier!!

Je le conseille vivement si vous ne l' avez pas encore lu, c' est un régal!!

Par Songes-litteraires - Publié dans : Thrillers, policiers
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Vendredi 24 octobre 2008

Inconnu à cette adresse, Kressmann Taylor




Quatrième de couverture :

1er août 1933. " Tu es un libéral, Martin. Tu vois les choses à long terme. Je sais que tu ne peux pas te laisser entraîner dans cette folie par un mouvement populaire qui, aussi fort soit- il, est foncièrement meurtrier."
18 août 1933. "Tu dis que nous persécutons les libéraux. Max, que nous brûlons les livres. Tu devrais te réveiller : est- ce que le chirurgien qui enlève un cancer fait preuve de ce sentimentalisme niais? Il taille dans le vif, sans états d' âme. Oui, nous sommes cruels. La naissance est un acte brutal; notre renaissance l' est aussi."
1932. Martin Schulse, un Allemand, et Max Eisenstein, un Juif américain, sont marchands de tableaux en Californie. Ils sont aussi unis par des liens plus qu' affectueux - fraternels. Le premier décide de rentrer en Allemagne. C' est leur correspondance fictive entre 1932 et 1934 qui constitue ce petit livre inédit en France, écrit par une Américaine en 1938, et salué à l' époque aux Etats- Unis, comme un chef- d' oeuvre. Incisif, court et au dénouement saisissant, ce livre capte l' Histoire avec justesse. C' est un instantané, une photographie prise sur le vif qui décrit sans complaisance, ni didactisme forcené, une tragédie intime et collective, celle de l' Allemagne nazie.

Mon avis :

C' est une nouvelle qui se lit extrêmement vite, aussitôt commencée aussitôt terminée. Pourtant elle dégage quelque chose de très fort, aussi bien par les mots à découvert que ce qu' ils laissent suggérer... On assiste à la dégradation constante de la relation de ces deux individus, qui avaient une amitié exemplaire, et que la distance géographique n' aurait jamais laissé soupçonné une pareil dénouement... C' est évident hélas, que Martin l' allemand, s' est laissé engrainer dans un mouvement qui le dépassait et le subjuguait. C' est évident aussi que le Max n' était plus qu' un caillou dans la botte de son ami, et c' est pourquoi le mépris pour son origine est sans cesse suggéré et même parfois revendiqué! Un mouvement sans précédents s' agite autour de lui, et il considère que sa place doit être parmi ce mouvement. Malgré ses réserves, ses doutes, Martin, considère que " ses escouades en chemises brunes sont issues de la populace. Elles pillent, et elles ont commencé à persécuter les juifs. Mais il ne s' agit peut- être que d' incidents mineurs : la petite écume trouble qui se forme en surface quand bout le chaudron d' un grand mouvement". 
Les mots sont très durs, assez écoeurants au final, mais renferment une puissance incroyable, sur ce que nous , observateurs du passé et de l' Histoire considèront comme l' une des plus grandes catastrophes humaines de tous les temps... Alors à lire les propos de Martin on peut avoir une idée sur l' engrenage de grandes masses allemandes conquises par la rhétorique d' Hitler, jusqu' au point pour son propre cas, de donner le nom d' Adolph à son petit dernier! La fin est absolument jubilatoire à mon sens, Max aura un culot incroyable, et répondra à la juste mesure à tout le mépris dont il fut victime lui et sa soeur Griselle.
Je voudrais vous faire part d' une des lettres, la plus importante selon moi, car elle marque un réel tournant dans le récit, pesez les mots c' est très intense et écoeurant!

 "Le 9 juillet 1933
Cher Max,
Comme tu pourras le constater, je t' écris sur le papier à lettres de ma banque. C 'est nécessaire, car j' ai une requête à t' adresser et souhaite éviter la nouvelle censure, qui est des plus strictes. Nous devons présentement cesser de nous écrire. Il devient impossible pour moi de correspondre avec un juif; et ce le serait même si je n' avais pas une position officielle à défendre. Si tu as quelque chose d' essentiel à me dire, tu dois le faire par le biais de la banque, au dos de la traite que tu m' envoies, et ne plus m' écrire chez moi.
En ce qui concerne les mesures sévères qui t' affligent tellement, je dois dire que, au début, elles ne me plaisaient pas non plus; mais j' en suis arrivé à admettre leur douloureuse nécessité. La race juive est une plaie ouverte pour toute nation qui lui a donné refuge. Je n' ai jamais hai les juifs en tant qu' individus - toi par exemple, je t' ai toujours considéré comme mon ami-, mais sache que je parle en toute honnêteté quand j' ajoute que je t' ai sincèrement aimé non à cause de ta race, mais malgré elle.
Le juif est le bouc émissaire universel. Il doit bien y avoir une raison à cela, et ce n' est pas la superstition ancestrale consistant à les désigner comme les " assassins du Christ" qui éveille une telle méfiance à leur égard. Quant aux ennemis juifs actuels, ils ne sont qu' accessoires. Quelque chose de plus important se prépare.
Si seulement je pouvais te montrer -non, t' obliger à constater- la renaissance de l' Allemagne sous l' égide de son vénéré Chef... Un si grand peuple ne pouvait pas rester éternellement sous le joug du reste du monde. Après la défaite, nous avons plié l' échine pendant quatorze ans. Pendant quatorze ans, nous avons mangé le pain amer de la honte et bu le brouet clair de la pauvreté. mais maintenant, nous sommes des hommes libres. Nous nous redressons, conscients de notre pouvoir; nous relevons la tête face aux autres nations. Nous purgeons notre sang de ses éléments impurs. C' est en chantant que nous parcourons nos vallées, nos muscles durs vibrent, impatients de s' atteler à un nouveau labeur; et nos montagnes résonnent des voix de Wotan et de Thor, les anciens dieux de la race germanique.
Mais non... Tout en t' écrivant, et en me laissant aller à l' enthousiasme suscité par ces visions si neuves, je me dis que tu ne comprendrais pas à quel point tout cela est nécessaire pour l' Allemagne. Tu ne t' attacheras, je le sais, qu' aux ennuis de ton propre peuple. Tu refuseras de concevoir que quelques-uns doivent souffrir pour que des millions soient sauvés. Tu seras avant tout un Juif qui pleurniche sur son peuple. Cela, je l' admets. C 'est conforme au caractère sémite. Vous vous lamentez mais vous n' êtes pas assez courageux pour vous battre en retour. C' est pourquoi il y a des pogroms.
Hélas, Max, tout cela va te blesser, je le sais, mais tu dois accepter la vérité. Parfois, un mouvement est plus important que les hommes qui l' initient. Pour ma part, j' y adhère corps et âme. Heinrich est officier dans un corps de jeunesse, sous les ordres du baron Von Freische. Le nom de ce dernier réhausse encore notre maison car il rend souvent visite à Heinrich et à Elsa, qu' il admire beaucoup. Quant à moi, je suis débordé de travail. Elsa ne s' intéresse guère à la politique; elle se contente d' adorer notre noble Chef. Elle se fatigue vite, ce dernier mois. Cela peut signifier que le bébé arrivera plus tôt que prévu. Ce sera mieux pour elle quand le dernier de nos enfants sera né.
Je regrette qu' on doive mettre ainsi fin à notre correspondance, Max. Il n' est pas exclu que nous nous retrouvions un jour, sur un terrain où nous pourrons développer une meilleure compréhension mutuelle.
Cordialement. Martin Schulse.



A lire et à relire!!! Un chef d' oeuvre!



 

Par Songes-litteraires - Publié dans : Littérature anglaise ou américaine
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Mardi 21 octobre 2008
La chambre des officiers, de Marc Dugain



Quatrième de couverture :

En 1914, tout sourit à Adrien, ingénieur officier. Mais, au début de la guerre, lors d' une reconnaissance sur les bords de la Meuse, un éclat d' obus le défigure. En un instant, il est devenu un monstre, une "gueule cassée".
Adrien ne connaitra ni l' horreur des tranchées ni la boue, ni le froid, la peur ou le rats. Transféré au Val-de-Grâce, il  rejoint une chambre réservée aux officiers. Une pièce sans miroir où l' on ne se voit que dans le regard des autres. Il y restera cinq ans.Cinq ans entre parenthèses. Cinq ans pour penser à l' avenir, à l' après- guerre, à Clémence qui l' a connu avec son visage d' ange. Cinq ans à nouer des amitiés déterminantes pour le reste de son existence...

" On n' oubliera pas le premier roman de Marc Dugain, qui a su rendre au visage d' Adrien, dans un style simple et sanglé, toute son humanité." Jérôme Garcin - "Le nouvel observateur"

Sur l' auteur :

Marc Dugain est financier. Il a passé son enfance dans le château des " Gueules cassées" où il accompagnait son grand-père. Leur histoire lui a inspiré ce premier roman couronné par le prix des Deux-Magots et le prix des Libraires. Il continue sa carrière d' écrivain avec sa Campagne anglaise.

Mon avis :

J' ai trouvé ce livre assez touchant. Néanmoins je reste un peu déçue, je m' attendais à quelque chose de plus, un récit plus consistant peut- être...
Le sujet est très intéressant, soit, mais je trouve que les premières pages sont survolées de façon trop superficielle, tout se passe très vite, en quelques pages le narrateur quitte sa ville natale pour la guerre, et plouf se retrouve déjà dans son hopital avec la tête défigurée. De plus les phrases du début sont assez longues, j' ai trouvé celà rébarbatif pour la compréhension.  L' histoire tourne principalement autour de ces cinq années où Adrien et ses compagnons vécurent leur vie en suspens. Le futur, à quoi bon y penser après tout, mieux vaut profiter de l' instant présent, que de s' entêter à croire qu' un avenir heureux est possible dans ces conditions.

 Plus on avance dans l' histoire, plus les personnages qui font le noyau du roman sont attachants de part leur humanité, en celà ils m' ont fait un peu penser aux personnages d' ensemble c' est tout, ils se redressent également par la théorie des dominos à l' envers... Adrien, Penanster, Weil et Marguerite, trois hommes et une femme, entre autres, qui ont payé de leur chair le  service rendu à la patrie...voilà un portrait caractéristique, réel, dur, poignant de ces milliers d' héros qui ne mourrurent pas sur le coup mais par petite dose, par fragments d' une vie abandonnée à la douleur, la pitié, la compassion, le mépris des autres... 
A quoi bon toutes ces luttes? A quoi bon toutes ces souffrances?
Des hommes qui croyaient que la guerre était finie à jamais, que leur tâche avait du moins servit à enrayer un conflit ultérieur...Et pourtant c' est en spectateurs impuissants qu' ils assistent à la montée d' une guerre surnoise : l' antisémitisme et ses conséquences dévastatrices, l' apogée d' une horreur dont ils avaient peine à imaginer pire que ce qu' ils supportèrent eux- mêmes.
Un livre intéressant qui apporte un autre regard sur les guerres en général après tout, puisque chacune comporte son lot de "victimes collatérales".
Ce livre m' a rappelé à l' occasion une peinture d' Otto Dix évoquée même dans le livre, que j' avais trouvée bizarre mais fascinante lorsque j' avais fait mon Tpe.


Citations :

"  Je suis réveillé quelques heures plus tard par une douleur si forte et si diffuse que je suis incapable d' en localiser l' origine précise. Mes pieds bougent. Les deux. Les mains aussi. Chacun de mes yeux perce la semi- obscurité. Je suis entier. Avec ma langue je fais le tour de ma bouche. En bas, elle vient s' appuyer sur les gencives de la mâchoire inférieure : les dents ont été pulvérisées. Les hauteurs, elles, s' annoncent comme un couloir sans fin; ma langue ne rencontre pas d' obstacle et, lorsqu' elle vient toucher les sinus, je décide d' interrompre cette première visite. C' est tout ce vide qui me fait souffrir."

"- Ceux d' entre nous qui ont survécu à leurs blessures savent qu' ils sont condamnés à un certain...réalisme. L' homme est fait de chair et de sang. Lorsque le sang coule et que les chairs ont été meurtries jusqu' à transformer notre être, il faut nous résigner à vivre de choses simples et éviter des élans qui nous ramènent toujours à ce que nous sommes devenus en réalité."
Par Songes-litteraires - Publié dans : Actualités littéraires françaises
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Dimanche 12 octobre 2008

Elle s' appelait Sarah, de Tatiana de Rosnay

Quatrième de couverture :

Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l' étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l' abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.
Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français doit couvrir la commémoration de la rafle du Vel d' Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais.
Elle s' appelait Sarah, c' est l' histoire de deux familles que lie un terrible secret, c' est aussi l' évocation d' une des pages les plus sombres de l' Occupation. Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès international, avec des traductions dans vingt pays.

Ce livre a obtenu le prix Chronos 2008, catégorie Lycéens, vingt ans et plus.


Mon avis :

Bouleversant, c' est le terme approprié. Ce roman m' a bouleversée, passionnée, m' a subjuguée du début à la fin. J' ai l' impression de m' être totalement imprégnée des personnages, des scènes. Il est d' une beauté admirable, j' aurai voulu qu' il soit bien plus rallongé, qu' il s' étire en descriptions diverses, il y aurait vraiment matière à en écrire davantage et je ne m' en serai jamais lassée. Comment un livre qui traite d' un sujet encore si sensible dans l' opinion et la société française actuelles a-t-il bien pu être traité de la sorte? L' auteur nous met en garde au début que les personnages sont fictifs, même si certains évènements relatés ont bien eu lieu, et bien je peux vous dire que la réalité et la fiction s' entrecroisent magnifiquement, au point de nous émouvoir sans arrêt et de nous faire douter quand à l' invention des personnages. Tout paraît tellement vrai, la souffrance inimaginable de cette petite fille qui perdra les siens, son périple pour sauver sa peau; et tenter tant bien que mal de se reconstruire ailleurs, une souffrance insupportable et insoutenable que l' auteur a su bien rendre à travers les mots.
La tenacité, la poigne de la journaliste pour la retrouver est magnifique, contre tout et contre tous elle tentera de faire revivre la mémoire oubliée de ces enfants victimes du Veld' Hiv, et de délier le terrible secret qui assombrit sa belle-famille. Ce n' est pas seulement son travail de journaliste, de bonne professionnelle consciencieuse qui la pousse à fouiller le passé, à refaire surgir de vieux démons enfouis dans les mémoires, mais c' est avant tout son coeur qui la mène dans cette quête, la volonté de voir jaillir la vérité sur la vie si triste de cette petite fille qui transformera la sienne à jamais. C' est aussi une nécessité physique et morale de retrouver la trace de cette fille ou de quelqu' un qui a pu l' approcher et d' exprimer combien elle est émue et désolée par son histoire... La quête de Sarah deviendra bien plus une affaire personnelle, qu' une obligation professionnelle, au point que cette petite fille qu' elle ne connaissait de nulle part deviendra son leit motiv, son carburant, sa raison de vivre à un moment sombre de son histoire familiale.  Un dénouement tragique, réconfortant,et doux en même temps,la vie continue et Sarah sera remémorée à sa juste valeur...
Elle s' appelait Sarah restera sûrement un gros coup de coeur  indétrônable , il gardera une grande place dans ma mémoire!

Par Songes-litteraires - Publié dans : Actualités littéraires françaises
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Dimanche 5 octobre 2008

Hygiène de l' assasin, d' Amélie Nothomb

 

Quatrième de couverture :

Prétextat Tach, prix Nobel de littérature, n' a plus que deux mois à vivre. Des journalistes du monde entier sollicitent des interviews de l' écrivain que sa misanthropie tient reclus depuis des années. Quatre seulement vont le rencontrer, dont il se jouera selon une dialectique où la mauvaise foi et la logique se télescopent. La cinquième lui tiendra tête, il se prendra au jeu.
Si ce roman est presque entièrement dialogué, c' est qu' aucune forme ne s' apparente autant à la torture. Les échanges, de simples interviews, virent peu à peu à l' interrogatoire, à un duel sans merci où se dessine alors un homme différent , en proie aux secrets les plus sombres.
Premier roman d' une extraordinaire intensité, où Amélie Nothomb, 25 ans, manie la cruauté, le cynisme et l' ambiguité avec un talent accompli. 

Mon avis :

Deuxième roman que je lis de cette auteure et pourtant celui qui avait le plus suscité ma curiosité depuis des années. Je ressorts de cette lecture avec une sorte de malaise indéfinissable. Et si quelque part un auteur avait déjà insidieusement raconté une de ses entreprises machiavéliques sous le couvert d' une nouvelle, d' un policier... j' ai comme l' impression que le lecteur se trouve lui- même piégé, vulnérable et ingénu.
En l' occurence ce Tach m' a vraiment horripilée, car je me suis rendue compte qu' il pouvait exister finalement , biensûr avec une autre identité et pour d' autres faits, mais ce n' est pas pure fiction!
Et puis cette misanthropie n' est pas du tout fantasque de nos jours! Ils y a des gens comme ça amers, froids, dédaigneux, cassants,  sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi...
Pour ce qui est du roman en lui- même il renferme une  originalité incroyable, les répliques sont acerbes, mordantes, piquantes, mais justes; Tach m' a vraiment donné envie de rire lorsqu'il se moquait des 4 premiers "blancs- bec" qui l' ont interviewé. Avec la journaliste c' est une toute autre histoire, elle a véritablement le sens de la répartie , et c' est admirable! Et c' est drôle d' observer justement cette mauvaise foi, cette logique impénétrable dont s' énorgueille un vieux fou percées comme un ballon de baudruche par la vérité mise à nue. Une vérité très crue, très surprenante, pas par rapport au titre biensûr mais par rapport  au personnage qu' on croit intouchable en tant que prix Nobel.
Finalement une idée de Tach m' obsède dans tout ce qu' à pût dire de véridique ou d'ignoble c 'est que très peu savent lire réellement, lire entre les lignes, démasquer les sous- entendus. De conclure, que cette histoire n' est peut- être pas si anodine, peut-être qu' Amélie transmet un autre message que je n' ai pas  su saisir au passage?
Comme vous pouvez le voir, ce livre m' a marquée, alors il est bien évidemment à conseiller car le mordant des dialogues est vraiment exquis!

Par Songes-litteraires - Publié dans : Actualités littéraires françaises
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Vendredi 3 octobre 2008

Le voyageur sans bagage, suivi de Le Bal des voleurs, de Jean Anouilh



Quatrième de couverture :

Je ne suis pas Jacques Renaud; je ne reconnais rien ici  de ce qui a été à lui. Un moment, oui, en vous écoutant parler, je me suis confondu avec lui. Je vous demande pardon. Mais, voyez- vous pour un homme sans mémoire, un passé tout entier, c' est trop lourd à endosser en une seule fois. Si vous voulez me faire plaisir, pas seulement me faire plaisir, me faire du bien, vous me permettriez de retourner à l' asile. Je plantais des salades, je cirais les parquets. Les jours passaient... Mais même au bout de dix- huit ans - une autre moitié exactement de ma vie- ils n' étaient pas parvenus, en s' ajoutant les uns aux autres, à faire cette chose dévorante que vous appelez un passé.

Jean Anouilh, né à Bordeaux en 1910, a écrit des " pièces noires" : L' Hermine, Le voyageur sans bagage, La Sauvage, Antigone, des "pièces roses" : Le Bal des voleurs, des " pièces brillantes" : Colombe, La Répétition, des "pièces grinçantes" : Ardèle, Bitos, Ornifle, des "pièces costumées" : L' Alouette, Becket, des " nouvelles pièces grinçantes" : L' Hurluberlu, La Grotte, L' Orchestre, Le Boulanger, la boulangère, et le petit mitron, Les Poissons rouges.

Mon avis :

J' ai été ravie de lire ces deux pièces de théâtre, leur réunion dans ce bouquin marque vraiment un contraste entre pièce noire/pièce rose. Leur registre est très différent  et pourtant chacune à leur manière elles sont extrêmement drôles!
Dans la première on se retrouve face à une tragi-comédie. Nous sommes en 1918, et la Guerre est belle et bien finie. Les convois acheminent en masse les vaillants soldats de retour vers leur terre, parmi leurs proches... Tout le monde est heureux : c' est la paix, l' espérance et la joie de revoir les siens, de retrouver ses habitudes d' antan... Pourtant un homme se trouvait là au milieu de la foule dans une gare de triage. Qui était- il ? D' où venait- il? Où allait -il? Des questions restées durant presque vingt ans sans réponse. Un fou amnésique en tout cas ça ne faisait  aucun doute. C'est pourquoi il fût envoyé à l' asile. Laissé à l' abandon il s' adonne au jardinage, à des tâches de bonne ménagère... mais concrètement personne de s' occupe réellement de son cas, et devient un laissé pour compte. La situation changera le jour ou un nouveau directeur s' installe. Lui s' intéresse, lui cherche à trouver une issue à ce pauvre diable. Avec l' aide de sa tante notamment, il tentera de retrouver la famille de Gaston, nom fictif adopté à l' occasion bien entendu. Si de son côté Gaston n' éprouve pas de joie particulière à retrouver son passé, les familles qui recherchent leur enfant elles sont pressées et prêtes à tout, y compris pour toucher une belle pension de guerre octroyée à Gaston. Dans une liste de potencielles familles, la tante décide de visiter la plus riche les Renaud, après tout elle ne veut que le meilleur pour ce pauvre garçon. Et puis ils affirment avec tant de conviction que c' est bien leur être cher... Mais quatre autres attendent, alors est-ce réellement la sienne?  S' engage alors un lourd retour vers le passé, le ressurgissement d' une personnalité éxécrable que tout le monde détestait, mais faisait semblant d' aimer.
Chacun tour à tour , la mère, le frère, la belle-soeur, le domestique, la bonne dressent un affolant portrait de ce qu' avait été la vie de ce Jacques Renaud en réalité, à des années Lumière de ce qu' il avait imaginé... Alors retrouver son passé peu glorieux en vaut- il la chandelle? Gaston l' amnésique reviendra-t-il à la réalité et à quel prix? L' amnésie lui servira-t-elle à assouvir un jeu cruel?


S' agissant de la deuxième pièce, qui est une comédie-ballet, je dois dire qu' elle a été ma préférée. 3 voleurs se trouvent à Vichy pour faire leur habituelle besogne. De quiproquos en quiproquos ils vont obtenir les faveurs d' une dame comme il faut qui les introduira  dans les espaces mondains qu' elle fréquente. Imaginez l' aubaine pour ces malfrats. Cependant les situations vont être de plus en plus burlesques, des jeunes filles qui s' énamourent pour ces voleurs, des disputes entre voleurs mal organisés, leur changement d' identité constant,leurs rivalités, le vieux lord qui tire la sonnette d' alarme sur leur prétendue identité... Une fin très surprenante, j' ai envie de dire comme une chute dans une nouvelle.
Je ne vous en dirait pas plus , et c' est sur ce suspens insoutenable que je vous laisse découvrir ces oeuvres, si ce n' est déjà fait!

Par Songes-litteraires - Publié dans : Pièces de théâtre
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Dimanche 21 septembre 2008
Le journal d' un homme de trop, Tourgueniev



Quatrième de couverture :

L' une des premières oeuvres de Tourgueniev. Publiée en Russie en 1850 dans la revue Les Annales de la patrie, cette nouvelle, forcément censurée, na paraîtra en volume que dix ans plus tard.
Un homme, encore jeune et malade, s' éteint peu à peu. Il emploie ses dernières forces à noter l' imminence de sa disparition tout en se remémorant les moments importants de sa vie.
Ainsi se dessine le tableau d' une société russe provinciale, médiocre et mortifère, parsemée d' évènements romanesques. La vanité de toute entreprise, la fragilité humaine et le sentiment de la mort envahissent ces pages merveilleusement écrites. Seul le sentiment de la nature apporte un apaisement fugitif à cette lutte contre l' inéluctabilité du destin.

Mon avis :

En lisant cette courte nouvelle j' ai eu l' impression de retrouver l' ambiance des souffrances du jeune Werther, symbole du romantisme absolu.

Le mourrant décide pour passer le temps et combler les dernières heures qui lui restent à vivre de rédiger un journal pour lui- même dans lequel il se rémémore sa médiocre vie d' insipide provincial. Désireux d' aller à l' essentiel et d' éviter tout sentimentalisme, il finit pourtant par s' attarder plus longuement sur quelques évènements qui ont jalloné sa courte existance et qui sont marquants à ses yeux. Son entreprise est de convaincre quiconque s' attarderait sur ses lignes qu' il n' a été qu' un homme superflu, un homme de trop, une stupide cinquième roue du carrosse... Se dresse alors le portrait d' un malheureux râté en amour et dans tout ce qu' il a pu approcher. En somme un homme que la nature n' aurait jamais du créer.
Par Songes-litteraires - Publié dans : Autres littératures du monde
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Dimanche 21 septembre 2008


Martin Luther King (1929-1968) , L' apôtre de la non- violence ,

 

collaborateurs au Monde


Quatrième de couverture :

" Je rêve qu' un jour [...] les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d' esclaves pourront s' asseoir ensemble à la table de la fraternité. [...]".
C 'est parce que Martin Luther King a connu la ségrégation et qu' il a reçu le militantisme et la religion en héritage qu' il choisit de mettre son intelligence exceptionnelle au service de la lutte pour les droits civiques, de la justice sociale et de la paix.
Il s' engagera toujours en première ligne pour que tous puissent un jour chanter les paroles du vieux spiritual noir " Libres enfin. Libres enfin. Merci, Dieu tout- puissant , nous voilà libres enfin."

Le 4 avril 1968, une balle met fin à son combat.  Il n' a pas encore quarante ans.

Mon avis :

C 'est un petit ouvrage très bien documenté sur ce personnage qui continue d' être un mythe de part son combat actif pour la reconnaissance des noirs aux Etats- Unis mais pas seulement. Son entreprise reste avant tout universaliste, entendant que tous les êtres sur Terre sont égaux, et doivent voir accès aux mêmes droits et devoirs.
Qu'est- ce qui poussa un jeune pasteur issu d' une famille plutôt aisée d' Atlanta à s' engager au service des plus opprimés? Certainement la volonté de détruire l' injustice que vit les populations de couleur depuis des siècles, d' abord par l' esclavagisme, puis à travers le ségrégationnisme.
Il débute ainsi par son célèbre discours " I have a dream" qui est absolument magnifique je trouve.
Ce jeune pasteur baptiste aura maintes occasions pour prêcher la douce révolte des noirs dans son pays, il était peut-être trop idéaliste. Adulé par certains, haÏ par d' autres, c' est en tout cas l' une des personnes les plus marquantes du court XXème siècle aux Etats-unis. Ce livre classé dans les biographies, ne se contente pas de resserer son étude sur King, il l' insère dans le contexte de l' époque pour nous faire revivre tous les évènements marquants avant son arrivée sur la scène politique, durant sa médiatisation et au- delà de samort. A travers des articles du Monde de l' époque  qui narraient aux français  les conflits d' outre Atlantique, on retrouve des noms bien connus comme Rosa Parks bien évidemment, le Ku Klux Klan, la loi de Lynch, Malcolm X..., les Black Panthers...  On retrouve également des chronologies indicatives sur les lois adoptées, les avancées et les reculs du mouvement... Je vous retranscrit ici le sommaire pour que vous ayez une idée plus précise du contenu, car pour ces 93 pages, il y a une mine d' informations impressionnante! Un ouvrage très agréable à lire si vous vous intérressez aux grands destins politiques... La candidature actuelle à la Maison- Blanche d' un noir est- elle l' apogée de l' oeuvre du King? Une signifiante avancée sans doute, mais beaucoup de chemin reste encore à parcourir.

Sommaire :
Préface : L' héritage du Dr Martin Luther King, JR., par Jesse Jackson
I. L' HOMME
1. " I have a dream " .
2. Martin Luther King, à la tête du mouvement anti-ségrégationniste
3. Le combat biblique du pasteur noir
II.LES ACTIONS
1. Résistance et manifestations non violentes
2. Rosa Parks, la " mère du mouvement des droits civiques "
III. LES  VIOLENCES
1. birmingham, ville de l' horreur
2. Procès du suprématiste blanc, auteur du carnage de Birmingham
3. Après quarante et un ans, un meurtrier condamné
4. Le Ku Klux Klan
5. Le terrorisme particulier de la loi de Lynch
6. John Edgar Hoover, le " Big brother" du FBI
7. Watts : la révolte du ghetto économique
IV. DE LA RESISTSANCE A LA LUTTE
1. Malcolm " Little" X, pour une Internationale noire musulmane
2. Huey Newton, cofondateur des Panthères noires, a été assassiné
V. L' ASSASSINAT DE MARTIN LUTHER KING
1. Et le rêve tourne au cauchemar
2. Discours de Robert Kennedy
3. Mystère du deuxième homme
4. La famille King veut un nouveau procès
VI. L' AVENIR EN NOIR
1. 1968, l' année où le consensus américain explosa
2. Un leader noir inégalé

Par Songes-litteraires - Publié dans : Essais et documents
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Mercredi 17 septembre 2008
Persepolis, de Marjane Satrapi
DVD, durée : 92 min.

       




Affiche de cinéma. ( Bizarrement je n'ai pas réussi à trouver sur le net  la couverture pour le DVD qui est un peu différente).





















Résumé :

Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l' avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand- mère, elle suit avec exaltation les évènements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah.
Avec l' instauration de la République islamique, Marjane, qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire.
Bientôt, la guerre contre l' Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. Dans un contexte de plus en plus pénible, ses parents décident de l' envoyer en Autriche pour la protéger.
A Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxièmerévolution : l' adolescence, la liberté, les vertiges de l' amour mais aussi l' exil, la solitude et la différence.       

Mon avis : 

J' étais très curieuse de connaître son histoire, je dois dire que les critiques élogieuses de la presse lors de la sortie au cinéma ont attisé ma curiosité naturelle. Il y a eu tant de bruit autour d' elle qu' on n' a pu passer à côté!J' ai essayé il y a peu de lire la BD, mais je ne suis pas fan du genre, donc j' ai abandonné. Et là j' ai eu l' occasion d' emprunter le DVD à la BU de ma fac alors j' ai sauté sur l' occasion!J' ai trouvé le film très drôle et parallèlement assez noir. A travers des personnages de dessin animé on comprend aisément le message qu' elle veut nous faire passer sur l' Islam et son fondamentalisme. C 'est forcément une femme de cran, car elle n' a pas du s' attirer beaucoup d' amis en osant dénoncer le abus du pouvoir. C' est aussi une rêveuse, qui revendique son droit à la liberté et ose crier fort ce que beaucoup méditent en silence.  Cependant malgrès toutes les difficultés qu' elle a pu rencontrer, ce n' est pas un être résigné et c' est pourquoi elle évoque avec beaucoup d' humour cette période partagée avec des millions de personnes qui n' ont peut- être pas eu la force d' aller aussi loin.
Un très beau film en somme que je vous conseille. Je ne suis pas du tout cinéphile, mais je trouve que c' est une façon très ludique de comprendre cette période assez trouble de l' histoire iranienne; ça en vaut réellement la peine!
Par Songes-litteraires
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Des livres...

A
ADDONIA, Sulaiman - Les amants de la mer rouge

 AMADO, Jorge - Mar Morto
ANOUILH, Jean - Le voyageur sans bagage suisi de Le bal des voleurs
ARISTOPHANE, Les thesmophories, suivi de Les grenouilles

B
BADINTER, Robert - Contre la peine de mort
BARBERY, Muriel - L' élégance du hérisson
BEIGBEDER, Frédéric - Dernier inventaire avant liquidation
BORDES, Gilbert - Les âmes volées

C

CALVETTI, Paola - L' amour est à la lettre A

CAPOTE, Truman -  La traversée de l' été
CARR, Caleb - L' Aliéniste
CHRISTIE, Agatha - Dix petits nègres
CHRISTIE, Agatha - Le crime de l' Orient-Express
Collaborateurs au Monde, - Martin Luther King
COMPTE-SPONVILLE, André - Le bonheur désespérément
CORNWELL, Patricia - Jack l' éventreur, affaire classée
CORNWELL, Patricia - PostMortem

D

DUGAIN, Marc - La chambre des officiers
DE VIGAN, Delphine - No et moi

E
ERDRICH, Louise - La chorale des maîtres bouchers
ERNAUX, Annie - Passion simple
ETXEBARRIA, Lucia - Amour,Prozac et autres curiosités

F

FERMINE, Maxence - Le labyrinthe du temps
FITZGERALD, Francis Scott - L' étrange histoire de Benjamin Button

G
GARCIA MARQUEZ, Gabriel  - Cent ans de solitude
GAVALDA, Anna - Ensemble c 'est tout
GAVALDA, Anna - Je l' aimais
GAVALDA, Anna - Je voudrais que quelqu' un m' attende quelque part
GAVALDA, Anna - L' échappée belle
GIDE, André - Souvenirs de la Cour d' assises
GIORDANO, Paolo - La solitude des nombres premiers
GOETHE, Les souffrances du jeune Werther

H
HEMINGWAY, Ernest - Le vieil homme et la mer
HUGO, Victor - Claude Gueux

HUGO, Victor - Le dernier jour d' un condamné

I

J
JAUFFRET, Régis  Microfictions

K
KLEINBAUM, N.H. - Le cercle des poètes disparus
KING, Stephen - Shining

L
LEE, Harper 
- Ne tirez pas sur l' oiseau moqueur
LARSSON, Stieg - Les hommes qui n' aimaient pas les femmes ( Millénium 1 )

M
MARAI, Sandor -  Métamorphoses d' un mariage
MAUPASSANT, Guy de - Bel-Ami
MELLO BREYNER, Sophia de - Contes exemplaires

MEYER, Stephenie - Fascination
MODIANO, Patrick  -  Dans le café de la jeunesse perdue


N
NEWBERY, Linda - De pierre et de cendre
NOTHOMB, Amélie - Hygiène de l' assassin
NOTHMOB, Amélie -Péplum

O
ORSENNA, Erik - La grammaire est une chanson douce
ORSENNA, Erik - L' exposition coloniale
ORWELL, George - 1984
ORWELL, George - Dans la dèche à Paris et à Londres
ORWELL, George - La ferme des animaux

P
PAGE, Martin - Comment je suis devenu stupide

PENNAC, Daniel - Chagrin d' école
PERRAULT, Gilles - Le pull- over rouge

Q

R

RAHIMI, Atiq - Syngué sabour
ROSNAY, Tatiana de -
Elle s' appelait Sarah

S
SAGAN, Françoise - Bonjour Tristesse
SETTERFIELD, Diane - Le treizième conte
SHAFFER, Mary Ann & BARROWS Annie - Le cercle littéraires des amateurs d' épluchures de patates
SIJIE, Dai - Balzac et la petite tailluse chinoise
SOPHOCLE, Antigone
SOUAD - Brûlée vive
SOUSA TAVARES, Miguel - Equador
STRASSER, Todd - La vague

T
TALLIS, Franck - La justice de l' inconscient
TAURIAC, Michel - Vivre avec De Gaulle, les dernier témoins racontent l' homme
TAYLOR, Kressmann - Inconnu à cette adresse
TEULE, Jean - Le magasin des suicides
TOURGUENIEV - Le journal d' un homme de trop

U

V
VEIL, Simone -  Les hommes aussi s' en souviennent

VENNER, Fiammetta - Chronique de l' intégrisme ordinaire


W
WRIGHT, Richard - L' homme qui vivait sous terre

X

Y

Z
ZAFON, Carlos Ruiz - L' ombre du vent
ZWEIG, Stephan - Vingt quatre heures de la vie d' une femme 

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