Images Aléatoires

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Jeudi 11 septembre 2008

Ensemble c' est tout, d' Anna Gavalda





















Quatrième de couverture :

" Et puis, qu' est-ce que ça veut dire, différentes? C 'est de la foutaise ton histoire de torchons et de serviettes... Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c' est leur connerie, pas leurs différences..."

Camille dessine. Dessinait plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l' existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l' idée de mourir loin de son jardin.
Ces quatre-là n' auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés... Et pourtant, le destin, ou bien le hasard, l' amour - appelez ça comme vous voulez -, va se charger de les bousculer un peu.
Leur histoire, c 'est la théorie des dominos, mais à l' envers. Au lieu de se faire tomber, ils s' aident à se relever.


Mon avis :


J' ai adoré ce livre, qu' est-ce qu' il était émouvant! Les quatre personnages sont tous touchants à leur manière, mes favoris étaient biensûr Camille, et Philibert que j' ai énormément apprécié pour sa bonté et sa générosité naturelle. Les deux autres ne sont pas en reste, mais c' est deux là m' ont marquée.Une fin très belle , sans grandes surprises, avec une histoire au début  pas très tirée sur la joie, on devine aisément que la roue tournera tôt ou tard. Même si on l' attendait, celà n' enlève rien au charme de l' histoire. Je trouve que la métaphore des dominos évoquée en quatrième de couverture est très bien trouvée, très juste dans le contexte de l' histoire. Leur destinée laisse rêveur... J 'ai été véritablement emballée par l' histoire, si j' aurais juste une petite critique à émettre, c' est le fait que la rencontre effective des quatre personnages et assez tardive dans le roman. En même temps l' histoire suit un fil conducteur, et est très bien amenée pour aboutir à la rencontre, donc on ne peut pas lui en faire défaut.
En définitive, un roman que je conseille vraiment, il est magnifique et me donne envie de découvrir La consolante...


Extrait :

" - Philou ! C' est toi mon gros lapin? Bonne année mon trésor! Je t' embrasse pas mais je te passe ta petite princesse. De quoi? Mais on en a rien à foutre du chauffe-eau! Allez, bonne année, bonne santé, et pleins de bisous à tes soeurs... Enfin... Seulement celles qui ont de gros nichons, hein! "

Par Songes-litteraires - Publié dans : Actualités littéraires françaises
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Vendredi 29 août 2008

Bonjour tristesse, de Françoise Sagan




Quatrième de couverture :


La villa est magnifique, l' été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix- sept ans. Elle ne connaît de l' amour que des baisers, des rendez- vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s' amusent, ils n' ont besoin de personne, ils sont heureux.
La visite d' une femme de coeur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.
C 'était l' été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d' un " charmant petit monstre " qui allait faire scandale. La seconde moitié du XXè siècle commençait. Elle serait à l' image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.

Mon avis :


Une histoire très légère, à l' image de la vie insouciante et frivole de ses personnages. Cécile habituée à une vie mondaine, accompagnant et approuvant les liaisons d' un soir de son play- boy de père voit d' un mauvais oeil le jour où une candidate sérieuse au poste de belle-mère vient s' installer avec armes et bagages dans sa vie... Mais ce n 'est pas n' importe qui , c 'est Anne, une ancienne amie de sa mère disparue. Anne la séduisante, Anne l' équilibrée, Anne l' intelligente, Anne la femme raisonnée et accomplie! Entre la rancoeur de la voir s' imiscer insidieusement et prendre rapidement les rênnes du foyer, et l' admiration qu' elle lui voue, difficile est le dilemme qui s' installe dans les sentiments de la narratrice. Se débattant contre des sentiments aussi antagonistes, elle finit par avoir la certitude d' une seule chose : elle ne veut sous aucun prétexte sacrifier la douce vie insouciante qu' elle menait jusqu' alors contre une vie rangée et insipide sous la houlette d' Anne. C' est pourquoi elle manigancera des stratagèmes cruels, pour rendre à César ce qui est à César, démontrant que la nature de son père lui était ancrée dans les veines, et contre celà Anne n' y pouvait rien. 
Jusque où sera-t-elle capable d' aller? Arrivera-t-elle à ses fins?

C' est un court roman, très connu de Mme Sagan, celà me fait toujours plaisir de connaitre les grands classiques de la littérature pour comprendre ce qui a fait leur force et leur renommée. Sur ce roman, je dois dire que Cécile était complètement folle et incompréhensible, tantôt elle vouait un culte à sa "belle-mère", tantôt la haissait , au point d' être aussi cruelle, et de manigancer des plans plus monstrueux les uns que les autres.
Finalement c' est la tête d' une petite femme de dix-sept ans, qui a vécu presque toute son existence sans un repère maternel, et qui dans une sorte de complexe d' Oedipe, refuse que son père s' engage aussi sérieusement, leur relation était si fusionelle que pour rien au monde elle ne voudrait en abdiquer...

Je me demande bien en quoi se livre a bien pu être polémique en 54 , mise à part une certaine ostentation de débaûche, il n' y à rien de bien chocant par rapport à notre monde actuel qui est bien pire!!
En tout cas , j' ai bien aimé cette lecture...

 

Par patachinha - Publié dans : Littérature Française
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Lundi 25 août 2008

Vingt - quatre heures de la vie d' une femme, de Stephan Zweig


Quatrième de couverture :

"  Scandale dans une pension de famille " comme il faut" sur la Côte d' Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d' un des clients, s' est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n' avait passé là qu' une journée...
Seul le narrateur tente de comprendre cette " créature sans moralité", avec l' aide inattendue d' une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive.
Ce récit d' une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l' auteur d' Amok et du Joueur d' échecs, est une de ses plus incontestables réussites.

 

Mon avis :

En si peu de phrases, on ressent toute la passion que peut éprouver une  vieille femme rangée, une femme comme il faut,  qui durant vingt- quatre heures de sa longue vie a perdu la tête pour un jeune homme croisé dans une salle de casino! Le vice de l' argent, l' avidité, la simplicité d' une honnête femme, sa perdition pour un inconnu,...
Il est curieux qu' un homme est été capable d' en rendre si magnifiquement compte, c 'est pour le moins original qu' il s' attele à découdre de vieux souvenirs ressurgis grâce à cette Mme Henriette.
Qu' est-ce que vingt- quatre heures dans une vie? Pour le scientifique ,une banale journée, pour le philosophe, un espace ou tout peu se réaliser, ou tout est suceptible de basculer , ou l' impossible n' est que foutaise...
De la délivrance de l' une , jaillit le plaidoyer de l' autre...  Et de cette confusion inextricable de sentiments surgit une inexplicable compassion pour ces femmes...

Je vous le conseille, ça se lit très vite, et plus la fin approche, mieux on ressent la portée de ce titre!

Par patachinha - Publié dans : Autres littératures du monde
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Dimanche 24 août 2008

Dernier inventaire avant liquidation, de Frédéric Beigbeder


 

Quatrième de couverture :


" N' oublions jamais que derrière chaque pagee de ces monuments d' un siècle révolu se cache un être humain qui prend tous les risques. Celui qui écrit un chef- d' oeuvre ne sait pas qu' il écrit un chef- d' oeuvre. Il est aussi inquiet que n' importe quel auteur; il ignore qu' il figurera dans les manuels et qu' un jour on décortiquera chacune de ses phrases - c' est souvent quelqu' un de jeune et solitaire, qui travaille, souffre, nous émeut, nous fait rire, bref nous parle. Il est temps de réentendre la voix de ces hommes et femmes comme au premier jour de leur publication, en la débarrassant, l'espace d' un instant, des appareils critiques et autres notes en bas de page qui ont tant contribué à dégoûter leurs lecteurs adolescents et à les envoyer dans les salles obscures ou aux concerts de rock."



Mon avis:


Un titre plutôt réussi pour un ouvrage un peu moins... Un classement a été fait en 99, grâce à la contribution de 6000 votants,  on a retenu les cinquante plus grandes oeuvres du XXème siècle. Pour commencer, une petite critique envers les votants, je crois qu' ils ont été légèrement chauvins sur ce coup là, en mettant trop en avant des livres français,en même temps c' est peut- être ce qu' ils connaissent mieux; et de surcroit ont plutôt élu des livres qui ont été adaptés au cinéma, influence non négligeable??En même temps on ne peut pas trop leur en vouloir car il y avait eu une préselection établie, qui succombe à mon humble avis à quelques intérêts...

On retrouve en autres André Breton à la 50è place avec Najda, ou à la 1è Camus avec L' étranger... il y en a pour tous les goûts...

En tout cas ce livre a le mérite  de nous décrire brièvement les histoires avec un résumé et une critique de Beigbeder, donnant parfois envie de découvrir certaines oeuvres c 'est vrai... Mais je n' ai pas trop été emportée par son style d' écriture, un peu trop parlé à mon avis. Il veut avoir beaucoup d' humour , mais il en fait un poil de trop, notamment en ce lamentant à tout bout de champ de n' être pas dans le classement...
Je pense qu' il devra attendre un peu pour être dans celui du XXIè, un bon auteur commencerai par s 'attacher à l' écriture, sans rechercher absolument à plaire, ou à créer un chef- d' oeuvre, lorsqu' ils sont vraiment bons, celà vient naturellement... Enfin qui suis-je moi pour le critiquer? Si il a réellement cet humour il ne m' en voudra pas^^.
Agréable lecture tout de même.

Par patachinha - Publié dans : Actualités littéraires françaises
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Samedi 23 août 2008
PostMortem, de Patricia Cornwell






Quatrième de couveture :

Lori est la quatrième. Violée, torturée, étranglée par le meurtrier psychopathe qui terrorise Richmond. Aucune piste, hormis celles que pourront peut- être fournir les ordinateurs et les laboratoires de Kay Scarpetta, médecin- légiste. Mais qui a intérêt à pirater le système informatique, à organiser les fuites vers la presse, au risque de saboter l' enquête?
Pas facile pour Kay de s' y reconnaître, quand tout semble organisé pour faire retomber sur elle les erreurs de la police. Pas facile pour une femme de s' imposer face au dédain -voire à l' hostilité- d' un monde traditionnellement masculin et même macho...
Avec ce thriller couronné par le prix Edgar- Poe et le prix du roman d' aventures, l' auteur de Mémoires mortes nous offre un suspense lancinant, sur les pas d' une héroine qui a déjà séduit d' innombrables lecteurs et lectrices.

Mon avis :

Une histoire bien tournée , avec une fin absolument surprenante, mon suspect je croyais vraiment le tenir, et à la fin quand on apprend la véritable identité de l' assassin, on se dit c 'est pas juste on aurait pas pu le deviner!:-)Quoi que...
 La narration est géniale en tout cas, puisque nous sommes transportées dans les pensées de l' héroine qui nous raconte l' histoire à la première personne, entrecoupée par les dialogues entre les personnages. On a l' impression d' être les seuls confidents auxquels elle se livre.
Kay en a une mentalité d' acier, travailler au milieu d' une morgue , dans un milieu professionnel ou certains la méprisent, ça donne beaucoup de piquant à l' histoire! Et ça mettra en jeu toute l' investigation! Au milieu d' une enquête qui la tourmente jour et nuit, Kay souffrira à ses dépens de son obstination à vouloir découvrir la vérité.

Une histoire fascinante, si vous recherchez une idée de thriller, réservez-le dans votre liste!!!
Par patachinha - Publié dans : Thrillers, policiers
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Lundi 18 août 2008

Le Cercle des poètes disparus, de N.H. Kleinbaum











Quatrième de couverture :


Il fut leur inspiration. Il a transformé leur vie à jamais...


A Welton, un austère collège du Vermont, dans les années 60, la vie studieuse des pensionnaires est bouleversée par l' arrivée d' un nouveau professeur de lettres, M. Keating.
Ce pédagogue peu orthodoxe va leur communiquer sa passion de la poésie, de la liberté, de l' anticonformisme, secouant le poussière des autorités parentales, académiques et sociales.
Même si le drame - le suicide d' un adolescent- déchire finalement cette expérience unique, même si Keating doit quitter le collège, il restera pour tous celui qui leur a fait découvrir le sens de la vie.

Le roman du film-évènement de Peter Weir, Oscar 1990 du meilleur scénario, qui a bouleversé des centaines de milliers de spectateurs.


Mon avis :


Alors c' était ça le fameux cercle... Je dois dire que j' entends ce nom depuis des années, des commentaires de copines qui me disent de lire absolument ce livre... mieux de voir le film...je dois dire premièrement que j' ai été choquée par la trame de l' histoire, lorsque j 'ai lu la quatrième de couverture, j' ai été ébranlée dans mes convictions. je m' attendais à une tout autre histoire, pas du tout au contexte  d' un collège....
Les brumes se sont dissipées et l' histoire est réellement charmante. Je trouve parcontre qu' il y peu de profondeur dans l' action, tout se passe très vite, l' auteur raconte l' essenciel en  développant peu le quotidien de ces ados, leurs doutes existenciels, leur remise en question personnelle, leur réfléxion sur l' avenir... La fin est tragique mais très convaincante, je me représente bien les personnages dans la scène d' adieu à leur professeur c' est incroyable, et j' ai vu cette scène sur youtube ( dans les film) et c' est ce à quoi je m' attendais , parcontre ça fait drôle de situer les personnages , l' imagination nous fait créer d' autres têtes!

Pour conclure, ce livre nous apporte  un magnifique message pour suivre nos rêves, ne pas fléchir devant la difficulté, ne pas tomber dans la "bienpensance" générale, ne pas laisser autrui décider de notre sort, car à cet âge toute notre vie est conditionnée par certaines impositions, raison pour laquelle l' émancipation est ardue.
Ce livre n 'est pas l' éloge de l' anarchie,  certainement pas, car on a toujours besoin de repères, simplement il nous enseigne ( ou peut-être pas j' espère) à nous créer nous même,à forger notre personnalité, car nous n' avons qu' une vie et il convient de la vivre pleinement...
 Je le conseille vivement mais je devais être des seules à ne pas l' avoir lu ou au moins vu au ciné...


Citation:

"  Je m' en allai dans les bois parce que je voulais vivre sans hâte. Je voulais vivre intensément et sucer toute la moelle de la vie! Mettre en déroute tout ce qui n' était pas la vie. Pour ne pas découvrir, à l' heure de ma mort, que je n' avais pas vécu ".

Par patachinha - Publié dans : Littérature anglaise ou américaine
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Lundi 28 juillet 2008
Clafoutis aux abricots

Préparation : 15 min., Cuisson : 15 min. , pour 5 personnes.

Ingrédients :
700g d' abricots,
130g de farine,
150g de sucre,
50g de beurre,
3 oeufs,
1/3 l lait,
1 sachet de sucre vanillé,
un peu de cassonnade,
un peu d' arôme de vanille.


Beurrer un plat rectangulaire( pour ma part il était rond ^^), y déposer les fruits  lavés, coupés en quatre, dénoyautés. (ou choisissez une boîte d' abricots au sirop c'est tout aussi bien!)
Soupoudrer de cassonnade. Préchauffer le four au therm. 6 (soit 180°). Faire fondre le beurre. Mélanger dans un récipient la farine et le sucre. Ajoutez les oeufs et bien remuer.
Ajouter ensuite le lait, puis le beurre fondu. Bien remuer le tout. Mettre un peu d' arôme de vanille.
Recouvrir enfin les  abricots avec ce mélange obtenu. Soupoudrer le tout avec le sucre vanillé. Mettre au four 45 minutes.
Servir tiède ou froid.

Quelle recette délicieuse que j' ai découverte sur le site d' internaute dont voici le lien:

link

C' était une recette très simple à faire, qui a régalé tout le monde, pour sûr elle restera dans les annales^^. Et pour la déco quelques amandes éffilées..
Par patachinha - Publié dans : Petites recettes délicieuses!!
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Vendredi 18 juillet 2008
La grammaire est une chanson douce, d' Erik Orsenna





Quatrième de couverture :

Elle était là, immobile sur son lit,
la petite phrase bien connue,
trop connue : Je t'aime.
Trois mots maigres et pâles, si pâles.
Les sept lettres ressortaient à peine
sur la blancheur des draps.
Il me sembla qu' elle nous souriait,
la petite phrase.
Il me sembla qu' elle nous parlait :
- Je suis un peu fatiguée. Il paraît
que j' ai trop travaillé. Il faut
que je me repose.
- Allons, allons, Je t' aime, lui répondit
Monsieur Henri, je te connais. Depuis
le temps que tu existes. Tu es solide.
Quelques jours de repos et tu seras
sur pied.
Monsieur Henri était aussi bouleversé
que moi.
Tout le monde dit et répète  " Je t' aime".
Il faut faire attention aux mots.
Ne pas les répéter à tout bout de champ.
Ni les employer à tort et à travers,
les uns pour les autres, en racontant
des mensonges. Autrement, les mots
s' usent. Et parfois, il est trop tard
pour les sauver.

Mon avis :

J' étais restée sur un échec en tentant de lire l' Exposition coloniale, mais c'est avec un grand bonheur que j' ai découvert ce petit bijou si connu. M. Orsenna a eu l' extraordinaire capacité de nous transporter, et de nous faire prendre conscience des mots qui nous entourent, qui sont si pauvres, par rapport à ce que notre langue renferme et ruisselle de trésors. Celà rappelle singulièrement notre enfance, et pour ma part l' école primaire de s' entendre dire quelle est la fonction du nom, de l' article, de l' adjectif, du verbe, des adverbes.
Je me rappelle encore en CE2, le nom, "c'est ce qu' on peut dessiner", nous disait notre maîtresse.
L' auteur, lui nous l' apprend par le biais d' une histoire, une berceuse j' ai envie de dire, qui donne si joliment vie aux mots, ce même cours d' il y a quelques années seulement! Et c'est magique!
D' autant plus que les illustrations contenues dans ce livre sont très belles, c'est enfantin, simple, et joli.
J' ai beaucoup apprécié la fin ,avec le petit clin d'oeil de l' auteur à trois auteurs français, trois monuments de notre littérature, qui se retrouvent embarqués dans l' histoire que vivra la fillette Jeanne et son frère Thomas.
A découvrir pour rêver, à la chanson douce qu 'est notre langue...



Citation :


De ce moment-là, ma vie d' avant m' a fait honte, la vie d' avant le naufrage, une vie de pauvre, une existence de quasi-muette. Combien de mots employais-je avant la tempête? Deux cents, trois cents, toujours les mêmes... Ici, faites-moi confiance, j' allais m' enrichir, je reviendrais avec un trésor.

Par patachinha - Publié dans : Actualités littéraires françaises
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Vendredi 18 juillet 2008

Péplum, d' Amélie Nothomb




Quatrième de couverture :

L' ensevelissement de Pompéi sous les cendres du  Vésuve, en 79 après Jésus- Christ, a été le plus beau cadeau, qui ait été offert aux archéologues. A votre avis, qui a fait le coup?
Pour avoir deviné un des plus grands secrets du futur, la jeune romancière A.N est enlevée pendant un bref séjour à l' hôpital, et se réveille au XXVIè siècle, face à un savant du nom de Celsius. Entre ces deux personnages que tout oppose - elle furieuse contre ce rapt, lui, contre cette fille qui en sait trop- s'instaure une conversation ou il sera question de la grande guerre du XXIIè siècle, du réel et du virtuel, de voyages dans le passé, mais aussi d' art, de philosophie, de morale.
Science-fiction, satire, finesse psychologique d' un affrontement verbal ou chacun cherche la faille de l' autre : dans ce mélange détonant on retrouve l' humour acide, l' insolence, l' éclat du style qui placent la romancière d' Hygiène de l' assassin au tout premier rang des écrivains de sa génération.


Mon avis:

Je ne connaissais pas cette auteur à part biensûr sa grande renommée, j'ai été très agréablement surprise par cette histoire, la trame est excellente; quelle idée originale que de suggérer que Pompéi, cette civilisation si brillante est été ensevelie pour des raisons de conservation de ce chef-d'oeuvre de l' humanité, à un moment, ou elle entrait déjà en déclin, ou du moins l' élite en ce temps. D' autant plus que ce "sauvetage du patrimoine" a été réalisé par un être humain au XXVIè sicèle!!Qui l'eu crut? et si l' improbable était vrai? L' imagination est à son apogée dans ce cours récit qui nous fait si bien réfléchir sur le rapport au temps!

C'est avec plaisir que j'ai découvert ce livre, j'ai simplement été un peu déçue par les explications techniques et scientifiques de Celsius, je dois avouer que j'ai tourné en rond pour comprendre, et pas évident,pas évident du tout! Et puis je regrette qu' il y est trop de dialogue axé sur l' état d'esprit des protagonistes et pas assez sur le devenir de l' humanité après le XXè, du moins pas assez détaillé. C'est dommage, j'aurai bien voulu savoir quel sort l' auteur réserve à l' humanité dans  les prochains siècles. Bon on nous parle amplement de la guerre du XXIIè , mais j'aurai voulu savoir plus. Notamment sur les us et coutumes des populations, je pense que ça aurait été intéréssant!Ou sur les personnages qui ont été retenus par l' histoire sur notre siècle par  exemple, tant pour le bien comme pour le mal : Einstein? Hitler? Kennedy? la reine Elizabeth? Jean Paul II? Mère Térésa? Bush? Bin Laden?? Je sais pas si m' explique bien, une ou deux remarques sur des personnages marquants pour notre époque, ça aurait été marrant.

Malgré ces critiques, j'avoue avoir aimé cette lecture, que je conseille bien évidement!
Par patachinha - Publié dans : Actualités littéraires françaises
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Mardi 15 juillet 2008
Je l' aimais , d' Anna Gavalda






Quatrième de couverture :


" On biaise, on s' arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s' y attache. C' est la vie. Il y a les courageux et puis ceux qui s' accomodent. C'est tellement moins fatiguant de s' accomoder..."

A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l' on se rend compte - un peu tard- que l'on s' est peut- être trompé? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d' Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. A sa manière : plutôt que d' accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est egoiste, certes, mais courageux. Lui n' en a pas été capable. Tout au long d' une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.

Mon avis:

Un thème sensible mais très bien choisi : les aléas de la vie, la frustration, l' impuissance à tenir les rênes de notre destin... certains estimeront qu' il s' agit surtout d' un roman à l' eau de rose à placer du côté de la collection Harlequin, pourtant c' est si banal dans notre société. On ne se rend pas forcément compte des problèmes des autres, entre les quatre-murs d' une maison, il s' y passe souvent plus de choses que l' image de famille parfaite qui s' en dégage parfois. Je me dits que ce n'est pas du tout inédit ce genre de situations, regardons d' un peu plus près le nombre de divorces qui augmentent chaque année, et l' hésitation croissante des individus à s' engager "pour la vie"...Ne faut- il pas faire un rapprochement? Sinon pourquoi, comment l' expliquer? Moi je n' y vois que la peur des gens d' être lasses, déçus par leur vie de  couple, la peur au ventre que ça ne soit pas "le bon ou la bonne"...
 Je dois dire que j'ai plutôt pris parti pour les convictions de Pierre, malgré la souffrance insoutenable de cette femme meurtrie, je crois que c'est tout de même préférable que de vivre avec un homme qui nous trompe et nous dédaigne... enfin j'ai bien compris ce qu' il a voulu dire, et de mon point de vue, ces propos trouvent une logique implacable .


Deuxième livre lu de cette auteure, je l'ai beaucoup apprécié, à part quelques lourdeurs ici et là dans le discours du "vieux con", autrement je gardais un excellent souvenir de cette lecture qui laisse planer quelques réfléxions à méditer!
Par patachinha - Publié dans : Actualités littéraires françaises
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Des livres...

A
ADDONIA, Sulaiman - Les amants de la mer rouge

 AMADO, Jorge - Mar Morto
ANOUILH, Jean - Le voyageur sans bagage suisi de Le bal des voleurs
ARISTOPHANE, Les thesmophories, suivi de Les grenouilles

B
BADINTER, Robert - Contre la peine de mort
BARBERY, Muriel - L' élégance du hérisson
BEIGBEDER, Frédéric - Dernier inventaire avant liquidation
BORDES, Gilbert - Les âmes volées

C

CALVETTI, Paola - L' amour est à la lettre A

CAPOTE, Truman -  La traversée de l' été
CARR, Caleb - L' Aliéniste
CHRISTIE, Agatha - Dix petits nègres
CHRISTIE, Agatha - Le crime de l' Orient-Express
Collaborateurs au Monde, - Martin Luther King
COMPTE-SPONVILLE, André - Le bonheur désespérément
CORNWELL, Patricia - Jack l' éventreur, affaire classée
CORNWELL, Patricia - PostMortem

D

DUGAIN, Marc - La chambre des officiers
DE VIGAN, Delphine - No et moi

E
ERDRICH, Louise - La chorale des maîtres bouchers
ERNAUX, Annie - Passion simple
ETXEBARRIA, Lucia - Amour,Prozac et autres curiosités

F

FERMINE, Maxence - Le labyrinthe du temps
FITZGERALD, Francis Scott - L' étrange histoire de Benjamin Button

G
GARCIA MARQUEZ, Gabriel  - Cent ans de solitude
GAVALDA, Anna - Ensemble c 'est tout
GAVALDA, Anna - Je l' aimais
GAVALDA, Anna - Je voudrais que quelqu' un m' attende quelque part
GAVALDA, Anna - L' échappée belle
GIDE, André - Souvenirs de la Cour d' assises
GIORDANO, Paolo - La solitude des nombres premiers
GOETHE, Les souffrances du jeune Werther

H
HEMINGWAY, Ernest - Le vieil homme et la mer
HUGO, Victor - Claude Gueux

HUGO, Victor - Le dernier jour d' un condamné

I

J
JAUFFRET, Régis  Microfictions

K
KLEINBAUM, N.H. - Le cercle des poètes disparus
KING, Stephen - Shining

L
LEE, Harper 
- Ne tirez pas sur l' oiseau moqueur
LARSSON, Stieg - Les hommes qui n' aimaient pas les femmes ( Millénium 1 )

M
MARAI, Sandor -  Métamorphoses d' un mariage
MAUPASSANT, Guy de - Bel-Ami
MELLO BREYNER, Sophia de - Contes exemplaires

MEYER, Stephenie - Fascination
MODIANO, Patrick  -  Dans le café de la jeunesse perdue


N
NEWBERY, Linda - De pierre et de cendre
NOTHOMB, Amélie - Hygiène de l' assassin
NOTHMOB, Amélie -Péplum

O
ORSENNA, Erik - La grammaire est une chanson douce
ORSENNA, Erik - L' exposition coloniale
ORWELL, George - 1984
ORWELL, George - Dans la dèche à Paris et à Londres
ORWELL, George - La ferme des animaux

P
PAGE, Martin - Comment je suis devenu stupide

PENNAC, Daniel - Chagrin d' école
PERRAULT, Gilles - Le pull- over rouge

Q

R

RAHIMI, Atiq - Syngué sabour
ROSNAY, Tatiana de -
Elle s' appelait Sarah

S
SAGAN, Françoise - Bonjour Tristesse
SETTERFIELD, Diane - Le treizième conte
SHAFFER, Mary Ann & BARROWS Annie - Le cercle littéraires des amateurs d' épluchures de patates
SIJIE, Dai - Balzac et la petite tailluse chinoise
SOPHOCLE, Antigone
SOUAD - Brûlée vive
SOUSA TAVARES, Miguel - Equador
STRASSER, Todd - La vague

T
TALLIS, Franck - La justice de l' inconscient
TAURIAC, Michel - Vivre avec De Gaulle, les dernier témoins racontent l' homme
TAYLOR, Kressmann - Inconnu à cette adresse
TEULE, Jean - Le magasin des suicides
TOURGUENIEV - Le journal d' un homme de trop

U

V
VEIL, Simone -  Les hommes aussi s' en souviennent

VENNER, Fiammetta - Chronique de l' intégrisme ordinaire


W
WRIGHT, Richard - L' homme qui vivait sous terre

X

Y

Z
ZAFON, Carlos Ruiz - L' ombre du vent
ZWEIG, Stephan - Vingt quatre heures de la vie d' une femme 

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