Images Aléatoires

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Littérature anglaise ou américaine

Mercredi 28 octobre 2009

La Chorale des maîtres bouchers, de Louise Erdrich












Quatrième de couverture :


1918.  De retour du front, Fidelis Waldvogel, un jeune soldat allemand, tente sa chance en Amérique.  Avec pour seul bagage une valise pleine de couteaux et de saucisses, il s' arrête à Argus, dans le Dakota du Nord où, bientôt rejoint par sa femme et son fils, il décide d' ouvrir une boucherie et de fonder une chorale, en souvenir de celle des maîtres bouchers où chantait son père.
Des années 1920 aux années 1950, entre l' Europe et l' Amérique, ce roman à la fois épique et intime retrace le destin d' une famille confrontée au tumulte du monde.



Mon avis :


***********Je lis **********
Par Songes-litteraires
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Samedi 10 octobre 2009
De pierre et de cendre, de Linda Newbery









Quatrième de couverture :

Lorsque, par un soir brumeux de 1898, le jeune peintre Samuel Godwin pousse les grilles de la propriété de Fourwinds, il est immédiatement envoûté. Engagé pour enseigner l' art aux deux filles de Mr Farrow, il ignore encore  que cette luxueuse demeure sera pour lui le décor de ses plus belles peintures. Intrigué par la personnalité ombrageuse du maître des lieux, séduit par les jeunes demoiselles, Marianne et Juliane, désarçonné par Charlotte Agnew, leur gouvernante et dame de compagnie, Samuel comprend vite que le raffinement de décor et des êtres dissimule de bien sombres mystères et que le vent souffle pour mieux balayer les cendres d' un passé scandaleux.



Mon avis :

J' ai commencé ce livre avec une agréable sensation.  Le titre est énigmatique, la couverture  belle. La première page nous parle de faste et mondanités, de luxe et reconnaissance, et surtout d' ascension sociale; tout de suite je me suis souvenue de mon beau Georges Duroy dans Bel- Ami.

Puis c' est la découverte de contrées lointaines. La description de Fourwinds et ses environs  est somptueuse, les personnages sont charmants, beaux, dans la vitalité de l' âge et respirant les bonnes manières de la bonne société anglaise de la fin du XIXème siècle.
A l' image de Samuel, jeune peintre qui croque la vie avec ses croquis, l' auteur peint un tableau magnifique, à tel point que je me suis sentie bien en ces lieux, enchantée, j' avais l' impression d' être dans un petit paradis. Et tout de suite j' ai accroché à l' histoire.

 Il m' a fallu un certain temps pour comprendre de quelle région on parlait, puis quand la ville de  Chichester est apparue pour la première fois, je me suis sentie hébétée.  Mon oncle y a émigré depuis quelques années, et l' image que je garde de cette région n' est pas du tout la même. Je n' ai pas eu le temps de voir grand chose, mais le peu que j' ai vu...  Je me suis peut- être sentie duppée. Psychologiquement celà m' a peut- être raidit, qui sait?

Mon tableau s' effritait, mon intérêt se consumait, mon rêve s' évanouissait. Plus l' histoire avançait, moins je me suis sentie en harmonie avec elle. L' écriture est très agréable  certes, quelques répétitions agaçantes sont tout de même à noter : " complexion ", on aura pris soin de noter sa définition précise pour la prochaine fois!
J' ai trouvé que l' histoire s' essouflait, elle prenait un air de mélodrame un peu pathétique, avec des répliques que je n' arrivais pas à mettre dans la bouche de certains personnages comme Marianne, qui d' une Vénus délurée,  peu consciente des questions matérielles, arrive après la mort de son père à être si objective et pragmatique et réclamer sa part de l' héritage avec une telle hargne!
Justement ce changement de comportement est tout à fait compréhensible eu égard aux circonstances, mais je rajouterai juste que celà m' a semblé un peu maladroit.

Ici et là quelques considérations artistiques ont  relevé le tout, faisaient revivre une petite étincelle d' espoir, mais c ' était pour mieux s' éteindre sans doute...
Les 100 dernières pages ont à mon sens filé trop rapidement, de sorte que la fin m' a semblée bâclée. Néanmoins elle a eu le don de me surprendre tout de même, je m' étais imaginé un  scénario tout à fait différent...
En conclusion je dirai que c' est un livre qui se lit facilement, est agréable, plante des décors absolument somptueux, qui laissent rêveurs. L' histoire est intéressante même si elle aurait pût être plus creusée sur certains aspects.
Par Songes-litteraires
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Samedi 19 septembre 2009
Le treizième conte, de Diane Stterfield







Quatrième de couverture :


Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l' écart du monde, s' est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et  toutes sorties de son imagination. Aujourd' hui, âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l' extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à Margaret Lea est une injonction : elle l' invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l' imaginaire. Et elle ne croit pas au récit de Vida.
Dès lors, les deux femmes vont confronter les fantômes qui hantent leur histoire pour enfin cerner leur propre vérité...

" (...) dense, bourré de surprises et de fausses pistes, déroutant, intrigant, captivant, un peu gothique et terriblement britannique."
Daphné de Saint Sauveur - Le figaro Madame



Mon avis :


J' ai trouvé ce livre très envoûtant, une ambiance particulièrement lourde se dégage au fil du récit. C' est à la fois un monde confiné, pénétrant et terriblement intrigant, le lecteur se trouve plongée au coeur d' une histoire de famille qui semble s' être abandonnée à la fatalité.   On suit avec un intérêt croissant l' entrecroisement de deux histoires, celle de la biographe et celle de l' auteur qui s' unissent et se séparent dans un trait commun : la gémelléité.  Les révélations douloureuses ouvrent la porte d' un lien sacré et indéfinissable, en effet rien n' est plus inexplicable que l' attachement vicéral de jumelles. Elles ne vivent et ne pensent qu' à travers l' autre et rien ne peut être plus douloureux qu' une séparation définitive et abrupte.
Diane Setterfield mène le lecteur par le bout du nez,  les révélations se font au compte goutte, certaines se révèlent faussent, d' autres vraies, et il lui tarde de pouvoir en connaître le fin mot de l' histoire. J' ai trouvé quelques passages un peu longs, mais dans l' ensemble c' est un très bon roman.
Par Songes-litteraires
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Mercredi 29 juillet 2009
Le cercle littéraire d' amateurs d' épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows







Quatrième de couverture :

" Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey. Peut- être les livres possèdent- ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu' à leur lecteur idéal..."


Janvier 1946. Tandis que Londres se relève douloureusement de la guerre, Juliet, jeune écrivain, cherche un sujet pour son prochain roman. Comment pourrait- elle imaginer que la lettre d' un inconnu, natif de l' île  de Guernesey, va le lui fournir?  Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre un monde insoupçonné, délicieusement excentrique; celui d' un club de lecture au nom étrange inventé pour tromper l' occupant allemand : le " Cercle littéraire des amateurs d' épluchures de patates". De lettre en lettre, Juliet découvre l' histoire d' une petite communauté débordante de charme, d' humour, d' humanité. Et puis vient le jour où, à son tour, elle se rend à Guernesey...

Fantasque, drôle, tendre et incroyablement attachant...
Bienvenue dans Le cercle littéraires des amateurs d' épluchures de patates !


Née en 1934 en Virginie-Occidentale, Mary Ann Shaffer est décédée en février 2008, peu de temps après avoir su que son livre allait être publié. Premier roman de cette ancienne bibliothécaire et libraire, Le cercle littéraire des amateurs d' épluchures de patates, écrit avec sa nièce Annie Barrows - elle-même auteur de livres pour enfants - , est aujourd' hui traduit dans plus de vingt pays, suscitant partout où il passe un immense enthousiasme critique et public.


Mon avis :


J' ai adoré ce livre ! Je me suis beaucoup amusée avec ces lettres d' un humour truculent! Certaines sont vraiment mordantes, à aucun moment on ne s' ennuye...

On plonge dans le monde de l' après guerre, la façon dont les personnages relatent  leur quotidien de privations et d' humiliations  durant l' occupation allemande est empreinte de beaucoup d' humanité, de vivavité.
Les personnages sont très colorés, attachants, certains plus que d' autres. Juliet ne soupçonnera pas à quel point elle se liera à eux, et partira à l' aventure vers les îles de Guernesey, découvrir un monde qui la subjuguera à jamais! 

Son attachement à Kit, la fille d' Elizabeth dont personne n' a de nouvelles est remarquable, et finalement c ' est un livre qui ne parle que d' humanisme. J' ai adoré, et le conseille vivement. Un livre frais, drôle, intéressant en tous points, qui nous enseigne beaucoup sur la vie de cette petite île isolée durant la Seconde  Guerre Mondiale.

Par Songes-litteraires
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Lundi 4 mai 2009
L' étrange histoire de Benjamin Button, de Francis Scott Fitzgerald















Quatrième de couverture :


Jamais Roger Button n' aurait pensé que la seule évocation de son nom puisse, un jour, faire trembler d' effroi un hôpital voire une ville toute entière... Et pourtant... En ce matin de septembre 1860 M. Button, n' en croit pas ses yeux. En pleine maternité, se dresse dans le berceau de son nouveau-né tant attendu, un homme de 70 ans à la barbe vénérable ! Et il s' agit bien de son fils !
Après cette entrée en fanfare dans la vie, Benjamin Button ne pouvait mener une existence comme les autres : né vieillard, il va vieillir jeune, à rebours des autres, de la nature, des ans. Il va voir ses parents se voûter, s' éteindre, sa jeune femme s' empâter et décliner tandis qu' il va retrouver peu à peu santé, vigueur, s' illustrer brillamment à la guerre, courir les fêtes et les mondanités...
Au bout du voyage ? Une histoires
étrange, extraordinaire et ... le néant.


Mon avis :

La première nouvelle relative à Benjamin Button m' a paru très originale, même si j' en connaissais grosso modo le contenu.  N' ayant pas vu le film, je me suis imaginée ce que cette histoire donnerait chez moi, et cela m' a bien amusée.  Inconcevable, mais somme toute assez drôle cette idée selon laquelle on naît vieux pour devenir jeune.  Aaaah... fini les crèmes anti-rides, les lipossussions, les coups de bistouri...

La seconde nouvelle je ne l' ai pas  trop appréciée. Un diamant gros comme le ritz c' est l' histoire farfelue d' un homme qui détient farouchement le secret de l' enrichissement prodigieux de sa famille : un diamant de la dimension d' une montagne ! Egoiste, prêt à tout pour maintenir le secret, les choses vont cependant se corser, et la chance lui jouera des tours... Un peu bizarre.
Par Songes-litteraires
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Jeudi 19 mars 2009

La vague, de Todd Strasser



 

 

Quatrième de couverture :

 

Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux Etats-Unis dans les années 70. Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d' histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : " La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l' action." En l' espace de quelques jours, l' atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microscome totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui- même totalement pris par son personnage.
Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration?


" Ce best-seller, qui est devenu un manuel d' histoire en Allemagne et bientôt un film, souligne qu' il est facile de se transformer en petit fasciste du jour au lendemain."
Philippe Vallet - France Info



Mon avis:


Le résumé me paraissait très intéressant,  mais  j' en attendais vraiment plus de cette lecture...
Le contexte est effrayant, une petite dictature fascisante qui s' installe dans un lycée californien; à l' origine la volonté innocente  et louable d' un professeur, de démontrer à ses élèves pourquoi  la population allemande a fermé les yeux aux atrocités commises par les nazis, n' avait point agi pour éviter cette catastrophe, et a prétendu même ne pas en avoir eu connaissance.  Quoi de mieux que de leur faire vivre une expérience similaire en modèle réduit? Sur le modèle des jeunesses hitlériennes, s' installe alors un mouvement appelé la Vague.

Démontrer qu' un chef suffisamment convaincant, à certaines époques difficiles peut arriver au pouvoir et diriger,  était le postulat de départ.

Pourtant, pris dans l' engrenage de la Vague, et goûtant au pouvoir,  le voilà qui se retrouve prisonnier de sa propre expérience... A temps, il se rend compte que la Vague peut  tout détruire sur son passage, les aspects négatifs l' emportent largement sur les positifs. Une leçon pour ses elèves et surtout pour lui- même...

Je pense qu' il y aurait eu matière à développer cette histoire basée sur des faits réels, J' ai trouvé la narration assez superficielle, tout se passe très vite; un style trop simplet pour une histoire aussi sérieuse! Je pense qu' il nous apporte tout de même un message très fort, c' est que l' histoire peut se reproduire. A chaque instant, il faut être vigilant, avoir un esprit critique, prendre garde à conserver à tout prix notre livre arbitre, ne pas suivre aveuglément un chef... En somme, tirer réellement les leçons du passé, et ne pas se contenter de s' indigner!
Ce livre est tout à fait abordable pour les adolescents, je pense le faire lire à mes frères; car c' est à eux aussi que ce livre s' adresse. Il est bien plus facile d' entraîner des gamins et de leur faire avaler n' importe quoi, que de convaincre des adultes qui ont soit- disant des opinions bien formées, et ne se laissent pas si facilement influencer. Quoi que... Les chemises brunes ou les SS n' étaient pas des enfants.

En résumé je dirais qu' il vaut le coup d' oeil, le message est très fort, et personnellement c' est le genre d' ouvrages qui m' intéressent beaucoup;  je me demande d' ailleurs de quel façon j' aurais agi, à la lecture de  l' ouvrage je me dis oui, bon, c' est un peu facile tout ça. Mais confrontés au mouvement, il leur a été très difficile de faire la part des choses, alors c' est une question à se poser! Et c' est inquiétant comme constat... La majorité a succombé alors pourquoi pas moi?
 
 Dommage que le style soit vraiment bâclé...


   L' adaptation cinématographique de cette oeuvre est sortie le 04/03/2009. Actuellement dans les salles de cinéma..

Par Songes-litteraires
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Dimanche 22 février 2009

Dans la dèche à Paris et à Londres, de George Orwell

 

 

 

 

 


Quatrième de couverture :


Plus d' un bon esprit, à commencer par Henry Miller, juge que Dans la dèche à Paris et à Londres est, avant même 1984 et Hommage à la Catalogne, le plus grand de tous les livres d' Orwell qui écrivait  pour sa part : " C' est un récit bien banal et j' espère qu' on lui reconnaîtra à tout le moins les mérites qu' on reconnaît d' ordinaire à un journal de voyages. Je puis encore ajouter ceci : "Voilà le monde qui vous attend si vous vous trouvez un jour sans le sou." Ce monde, je veux un jour l' explorer plus complètement. J' aimerais connaître des hommes comme Mario, Paddy ou Bill le mendiant non plus au hasard des rencontres, mais intimement. J' aimerais comprendre ce qui se passe réellement dans l' âme des plongeurs, des trimardeurs et des dormeurs de l' Embankement. Car j' ai conscience d' avoir tout au plus soulevé un coin de voile dont se couvre la misère.


Mon avis :

 Un chef- d' oeuvre d' Orwell ! Un de plus! Publié en 1933, Dans la dèche à Paris et à Londres est une  magnifique illustration des bas- fonds de Paris et de Londres des années 30.

Qu' est-ce qui pu pousser un individu issu d' une classe aisée à partager le quotidien d' indigents, à quasiment s' astreindre à la famine? A battre le pavé à la recherche de quelques maigres ressources de subsistance?
 Un accès de folie? Une intelligence et une sensibilité particulières aux questions de société? Au nom de quels idéaux?
Orwell, une fois de plus a su voir juste. Son récit est très poignant. Il nous ouvre l' accès à un monde étrange et foncièrement obscur, un monde que le lecteur méconnait habituellement, parfois refoule même hors de sa conscience. Ce monde c' est celui de la misère. La misère existe certainement de tout temps. Mais l' inégalité sociale est comme une soeur qui l' accompagne et l' alimente. Le cadre d' observation sociologique est tout d' abord Paris. Paris, ville Lumière, ville de luxes, de faste et de contrastes...  Un étranger entendant qu' à Paris, des gens meurent de faim, que vous répondrait- il? Il vous rirait sûrement au nez. Pourtant c' est bien à Paris qu' Orwell a commencé son épopée et y a vécu certainement les jours les plus difficiles de son existence. Il nous dépeint la lutte quotidienne pour sa survie, l' envie et la difficulté de trouver un travail. Devenu  plongeur dans un hôtel puis dans un restaurant, il comprend que le calvaire ne fait que commencer . Là il rencontre la lie de la société, pataugeant au milieu d' une promiscuité, d'une insalubrité que nul ne soupçonnerait. En effet, derrière le rideau de la richesse et du luxe, se sont des milliers d' individus qui grouillent dans les sous-sols et qui s' agitent machinalement, avec pour seul horizon futur que de finir la journée et rentrer  se coucher.
Toutefois, la vie n' est pas seulement difficile parce que les conditions de travail ou de vie sont difficiles. Elle s' accentue à mesure que le pauvre prend conscience de son image,de sa répugnance,  du mépris dont il est fait l' objet. Les réfléxions personnelles d' Orwell sur lui- même ainsi que sur ses compagnons d' infortune ne font preuve d' aucun misérabilisme, tout est relaté avec une certaine distance et froideur, à la manière d' un simple spectateur.

La vie à Londres ne se révélera guère mieux. Errer  à travers la ville, à la recherche d' un asile de nuit où stationner. Connaître encore et toujours le passage à vide, la famine, la désespérance, la perte d' identité, de repères, d' amour- propre... C' est un livre résolument tourné vers les questions de pauvreté, de précarité... qui laisse entrevoir un fond de solidarité entre les trimardeurs, les chemineaux.... Ce n' est peut- être pas un livre qui rayonne d' espoir, il nous confronte plutôt à notre réalité, celle des différents strates de la société, une société qui se désagrège de plus en plus au profit de l' individualisme...
Un livre on ne peut plus actuel c' est acquis, qui en démoralisera peut- être certains; en tout cas il vaut réellement la peine d' être lu! Pour l' expérience de vie, pour les réfléxions qui se dégagent il vaut le détour!!!

A découvrir!

Par Songes-litteraires
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Vendredi 20 février 2009
Le vieil homme et la mer, d' Ernest Hemingway



Quatrième de couverture :

Tu veux ma mort, poisson, pensa le vieux. C' est ton droit. Camarade, j' ai jamais rien vu de plus grand, ni de plus noble, ni de plus calme, ni de plus beau que toi. Allez, vas-y, tue-moi. ça m' est égal lequel de nous deux tue l' autre.
Qu' est-ce que je raconte? pensa-t-il. Voilà que je déraille. Faut garder la tête froide. Garde la tête froide et endure ton mal comme un homme. Ou comme un poisson.

Le roman le plus célèbre de Hemingway (1899-1961), prix Nobel, auteur de L' Adieu aux armes et de Pour qui sonne le glas. Un million d' exemplaires vendus en France.

Mon avis :

Fini, critique à venir------------
Par Songes-litteraires
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Jeudi 29 janvier 2009

La traversée de l' été, de Truman Capote




Quatrième de couverture :



Grady McNeil a dix-sept ans et l' âme passionnée. Alors que ses riches parents vont passer l' été en Europe, elle se retrouve seule dans un New York vibrant sous la canicule. Délaissant le luxe de la Cinquième Avenue, elle tombe amoureuse de Clyde, gardien de parking à Broadway. Ils s' aiment, mais de façon différente. La fierté provocante de Grady et la nonchalance de Clyde vont peu à peu les entraîner vers de dangereux précipices. Cette saison sera toute leur vie.


Une sorte d' East Side Story où l' amour se heurte aux barrières de la vie. Capote avant Capote.
Christophe Mercier, Le figaro.

Depuis De sang-froid, on savait que Truman Capote était un grand écrivain. Avec cette Traversée de l' été aux accents très fitzgéraldiens, on découvre qu' il était en plus précoce.
Guillaume Allary, Elle.

[...] il ne faut pas rater cette pépite.
Claire Julliard, Le journal du Dimanche.



Mon avis :

Une histoire écrite par l' illustre Truman Capote à seulement 19 ans, restée jusque récemment dans la main d' un collectionneur anonyme. Ecrite à un âge où un jeune écrivain cherche certainement sa plume, elle était considérée par lui même comme inachevée. C' est bien que le cas, et je dirais même que tout serait à retravailler.
Je reste sidérée par " il ne faut pas rater cette pépite " commenté en quatrième de couverture. En effet, je ne l' ai pas du tout appréciée. L' histoire est très creuse,les personnages sont creux,  sans intérêt, elle m' a fait légèrement  penser à Bonjour Tristesse de Sagan; mais celà ne lui arrive pas à la cheville! Alors que Sagan n' est déjà pas un modèle littéraire...
Tout est survolé, rien n' est  vraiment crédible.  Une petite fille à papa qui veut jouer les rebelles et qui se trouve un copain qui travaille dans un parking à Broadway. Et puis après?  Elle se trouve enchaînée à ses " bêtises", (très molles au passage pour une rebelle)  et ne peut plus revenir en arrière. Puis son destin connaîtra une fin "tragique".

Ce qui a éveillé ma curiosité à la limite c' est la postface! Oui le livre est tellement court ( ou sans intérêt  comme vous le voudrez ) qu' il a besoin d' une préface et d' une postface! Pour relever les dons précurseurs de l' écrivain qui se dessinaient dans ce court roman... La postface permet néanmoins d' entrevoir un peu la personnalité tourmentée qu' était Capote, la spirale de son alcoolisme et de tous ses excès... La fin de sa vie.

Qu' est-ce que je peux dire d' autre? J' espère ne pas être déçue par De sang froid qui est dans ma Pal, parce que là la déception est immense...

Heureusement qu' elle fait moins de cent cinquante pages, je l' ai lu rapidement par respect pour les organisateurs de Babelio qui m' ont  offert ce livre dans le cadre de l' opération masse critique.

Je remercie donc Babelio pour cet envoi , malheureusement je n' es pas apprécié.Désolée.






Par Songes-litteraires
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Dimanche 2 novembre 2008
Ne tirez pas sur l' oiseau moqueur, Harper Lee




Quatrième de couverture :

Dans une petite ville d' Alabama, à l' époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis ' d' office pour défendre un Noir accusé d' avoir violé une Blanche.
Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au coeur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux Etats-Unis-, connu un tel succès. Mais comment ce roman est- il devenu un livre culte dans le monde entier? C' est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l' enfance racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l' oiseau moqueur s' est vendu à plus de 30 millions d' exemplaires dans le monde entier.

Mon avis :


Ce livre est un véritable bijou! C' est la sensation de voyager 80 ans en arrière, vivre dans une ville sudiste des Etats-Unis, être transporté dans une sorte de western aux confins de l' Alabama, Etat foncièrement raciste depuis la nuit des temps. C' est aussi l' enchantement de vivre les aventures d' une petite fille, intelligente, maline mais sacrément chipie, toujours le nez à l' affût de nouvelles sensations fortes. Que dire de sa relation aves son frère, légèrement plus vieux, et leur copain de vacances, ce petit diable de Dill ? Que des idées qui fument de ces petites têtes pour faire sortir le grand méchant Boo Radley! Mais que savent- ils au juste sur cet étrange voisin? Jem s' aventure dans une hypothétique description :

"il mesurait près de deux mètres, à en juger par ses empreintes; il mangeait des écureuils crus et tous les chats qu' il pouvait attraper, ce qui expliquait que ses mains soient tachées de sang - si on mangeait un animal cru, on ne pouvait plus jamais en enlever le sang. Une longue cicatrice lui barrait le visage; pour toutes dents, il ne lui restait que des chicots jaunes et cassés. les yeux lui sortaient des orbites et il bavait presque tout le temps".

Avec une imagination aussi débridée, je vous laisse découvrir, le sort qui leur sera réservé...
 C' est non sans un certain sourire aux lèvres que je les ai suivis dans leur mission, la peur au ventre de se faire prendre, celà m'a rappelé pas mal de souvenirs cocasses. Et oui qui n' a pas fait de petites bêtises dans son enfance avec des amis d' enfance?
Ce roman est l' apologie de l' enfance telle qu' elle doit être vécue à mes yeux : sereine, saine, pure, naive...avec ses bêtises, ses joies, ses découvertes du monde, des adultes, de soi-même...

De la fantaisie à la réalité il n' y a cependant qu' un pas.

Dans un monde qu' ils ne comprennent pas, ils doivent parallèlement faire face à des situations assez dures, qui contribueront à forger leur personnalité : en effet à Maycomb, un noir et accusé d' avoir violé une blanche. Quel crime ignoble d' autant plus qu' il est commis par un nègre; voilà l' opinion de la populace.
Néanmoins, Atticus le père de Scout et Jem est chargé de défendre ce que beaucoup posent déjà comme une certitude... Contre tous, il applique des valeurs fondamentales si chères à ses yeux : tous les citoyens sont égaux aux yeux de la loi voilà sur quoi repose sa devise. Ainsi après avoir tenté d' élucider les évènements avec objectivité  il tente de faire appel à l' humanisme, aux principes les plus élémentaires de la patrie américaine, pour ainsi ébranler cette grande muraille que sont les jurés. Mais en vain, cet homme ne paye pas seulement une injustice, il paye aussi tout le poids de sa misérable conditon. Lorsque un blanc accuse un noir, même à tord, on ne doit jamais contredire ce premier, pour des raisons qui tiennent à ce les seconds ont toujours tord.
Et ainsi de conclure un journaliste de la ville que " c' était un péché de tuer des infirmes, qu' ils soient debout, assis ou en train de s' évader. Il comparait la mort de Tom au massacre absurde des oiseaux chanteurs par les chasseurs et les enfants, et Maycomb crut qu' il avait essayé d' écrire un éditorial assez poétique pour être repris dans The Montgomery Adviser".

L' enfance insouciante cède sa place aux interrogations les plus complexes, et aux constats les plus effrayants : l' enfance n' est qu' un doux hibernage...

Ne tirez pas sur l' oiseau moqueur est une fabuleuse satire contre le racisme, qui sévit depuis trop longtemps dans cette société fière du drapeau ami des droits de l' homme. Il faut replacer le livre dans son contexte, à savoir que dans les années 60, c' était les luttes des noirs dans la rue pour la reconnaissance de leurs droits, avec des scènes plus ou moins violentes, c' etait Rosa Parks, King... Je vous conseille si ça vous intéresse de faire le parallèle avec le livre Martin Luther King dont je vous ai déjà parlé, aux éditions Librio, c' est très intéressant! Quand au livre en lui- même je vous en conseille la lecture bien évidemment, curieusement il a été un grand succès mais le seul ouvrage de l' auteur. Mais pas n' importe laquelle! L' amie d' enfance de Truman Capote!

Ce livre a été adapté au cinéma en 1962 et reçut trois oscars. Avec la participation de Grégory Peck dans le rôle d' Atticus.

Par patachinha
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Présentation

Recherche

Des livres...

A
ADDONIA, Sulaiman - Les amants de la mer rouge

 AMADO, Jorge - Mar Morto
ANOUILH, Jean - Le voyageur sans bagage suisi de Le bal des voleurs
ARISTOPHANE, Les thesmophories, suivi de Les grenouilles

B
BADINTER, Robert - Contre la peine de mort
BARBERY, Muriel - L' élégance du hérisson
BEIGBEDER, Frédéric - Dernier inventaire avant liquidation
BORDES, Gilbert - Les âmes volées

C

CALVETTI, Paola - L' amour est à la lettre A

CAPOTE, Truman -  La traversée de l' été
CARR, Caleb - L' Aliéniste
CHRISTIE, Agatha - Dix petits nègres
CHRISTIE, Agatha - Le crime de l' Orient-Express
Collaborateurs au Monde, - Martin Luther King
COMPTE-SPONVILLE, André - Le bonheur désespérément
CORNWELL, Patricia - Jack l' éventreur, affaire classée
CORNWELL, Patricia - PostMortem

D

DUGAIN, Marc - La chambre des officiers
DE VIGAN, Delphine - No et moi

E
ERNAUX, Annie - Passion simple
ETXEBARRIA, Lucia - Amour,Prozac et autres curiosités

F

FERMINE, Maxence - Le labyrinthe du temps
FITZGERALD, Francis Scott - L' étrange histoire de Benjamin Button

G
GARCIA MARQUEZ, Gabriel  - Cent ans de solitude
GAVALDA, Anna - Ensemble c 'est tout
GAVALDA, Anna - Je l' aimais
GAVALDA, Anna - Je voudrais que quelqu' un m' attende quelque part
GAVALDA, Anna - L' échappée belle
GIDE, André - Souvenirs de la Cour d' assises
GIORDANO, Paolo - La solitude des nombres premiers
GOETHE, Les souffrances du jeune Werther

H
HEMINGWAY, Ernest - Le vieil homme et la mer
HUGO, Victor - Claude Gueux

HUGO, Victor - Le dernier jour d' un condamné

I

J
JAUFFRET, Régis  Microfictions

K
KLEINBAUM, N.H. - Le cercle des poètes disparus
KING, Stephen - Shining

L
LEE, Harper 
- Ne tirez pas sur l' oiseau moqueur
LARSSON, Stieg - Les hommes qui n' aimaient pas les femmes ( Millénium 1 )

M
MARAI, Sandor -  Métamorphoses d' un mariage
MAUPASSANT, Guy de - Bel-Ami
MELLO BREYNER, Sophia de - Contes exemplaires

MEYER, Stephenie - Fascination
MODIANO, Patrick  -  Dans le café de la jeunesse perdue


N
NOTHOMB, Amélie - Hygiène de l' assassin
NOTHMOB, Amélie -Péplum

O
ORSENNA, Erik - La grammaire est une chanson douce
ORSENNA, Erik - L' exposition coloniale
ORWELL, George - 1984
ORWELL, George - Dans la dèche à Paris et à Londres
ORWELL, George - La ferme des animaux

P
PAGE, Martin - Comment je suis devenu stupide

PENNAC, Daniel - Chagrin d' école


Q

R

RAHIMI, Atiq - Syngué sabour
ROSNAY, Tatiana de -
Elle s' appelait Sarah

S
SAGAN, Françoise - Bonjour Tristesse
SETTERFIELD, Diane - Le treizième conte
SHAFFER, Mary Ann & BARROWS Annie - Le cercle littéraires des amateurs d' épluchures de patates
SIJIE, Dai - Balzac et la petite tailluse chinoise
SOPHOCLE, Antigone
SOUAD - Brûlée vive
SOUSA TAVARES, Miguel - Equador
STRASSER, Todd - La vague

T
TALLIS, Franck - La justice de l' inconscient
TAURIAC, Michel - Vivre avec De Gaulle, les dernier témoins racontent l' homme
TAYLOR, Kressmann - Inconnu à cette adresse
TEULE, Jean - Le magasin des suicides
TOURGUENIEV - Le journal d' un homme de trop

U

V
VEIL, Simone -  Les hommes aussi s' en souviennent

VENNER, Fiammetta - Chronique de l' intégrisme ordinaire


W
WRIGHT, Richard - L' homme qui vivait sous terre

X

Y

Z
ZAFON, Carlos Ruiz - L' ombre du vent
ZWEIG, Stephan - Vingt quatre heures de la vie d' une femme 

songes-litteraires

 





Songes-Littéraires

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