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Essais et documents

Samedi 24 octobre 2009
Le pull-over rouge, de Gilles Perrault



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Quatrième de couverture :

Christian Ranucci, vingt-deux ans, a été guillotiné le 28 juillet 1976 à 4h13 dans la cour de la prison des Baumettes. Etait- il coupable ou innocent?

Dans Le pull-over rouge, qui apporte une pièce importante au dossier de la peine de mort, on retrouve les remarquables qualités des célèbres ouvrages de Gilles Perrault : L' Orchestre rouge, Le Dossier 51, Les Sanglots longs, La Longue Traque.



Mon avis :



Cette affaire a défrayé la chronique dans les années 70. Pour certains elle n' a été qu' un symbole de plus de l' erreur judiciaire intolérable et impardonnable; Calas, Dreyfus, Outreau plus récemment, ont démontré que la justice est faillible. L' affaire Ranucci a-t-alle été réellement une erreur judiciaire?
Elle a eu le mérite de déchaîner les passions, de remettre en cause une fois de plus l' existence de la peine de mort. Badinter lui même a cru à l' erreur judiciaire et il sera l' artisan 5 ans plus tard de l' abolition de la peine de mort.

 Le 3 juin 1974, une petite fille de 8 ans, Marie-Dolorès Rambla, disparaît de la Cité Saint- Agnès à Marseille. 2 jours plus tard elle est retrouvée morte.
Christian Ranucci, 22 ans, sera déclaré coupable de ce macabre forfait à la Cour d' assises d' Aix-en-Provence en mars 1976. Condamné à mort, il sera guillotiné le 28 juillet 1976. Il est très difficile de résumer les faits , les témoignages, la richesse du livre de Gilles Perrault... raison pour laquelle je renvoie à une séquence du journal de TF1 qui résume bien l' affaire, les tenants et les aboutissants, avec une perspective de recul.

  http://ha.ina.fr/video/CAA8201096501/affaire-ranucci.fr.html


Le livre de Gilles Perrault a la seule prétention de mettre en lumière certains doutes sur ce dossier qui n' ont jamais été élucidés et qui étaient considérés comme primordiaux pour la défense de Ranucci. Sa conviction est que ce jeune homme était innocent, mais il tente de le démontrer non avec passion mais avec le recul nécessaire. Son livre a été écrit en 1978, et Gilles Perrault avec son expérience de juriste  ( il a exercé le métier d' avocat pendat 5 ans avant de se reconvertir au journalisme et devenir un écrivain à succès ), apporte un éclairage très important pour l' opinion publique puisque le livre est parfaitement abordable pour un non juriste mais aussi pour ceux qui ont affaire quotidiennement à la justice.

Je suis sortie de cette lecture assez convaincue. Un mot sur son écriture qui est absolument sublime pour ce genre d' ouvrage, il a une verve incroyable. Ce livre se lit très facilement à la façon d' un policier.
Tout est écrit de façon ordonnée, réfléchie et suivant un plan logique, le découpage se fait en 4 parties qui se complètent et se recroisent  : le crime, l' instruction, le procès, l' exécution.
Je n' ai pas pris de notes au fur et à mesure, donc il me sera difficile d' argumenter sur ce que j' ai trouvé d' alarmant.  Cependant il y a beaucoup d' éléments qui sont absolument troublants notamment les témoins capitaux pour la défense qui n' ont pas été entendus par les jurés qui n' avaient même pas connaissance de leur existence; le pull- over rouge qui a donné son nom à cette affaire, dont il a été prouvé qu' il ne pouvait appartenir à Christian, la question des lunettes ( Christian ne pouvait passer sans elles, et le ravisseur n' en avait pas), le fait que Jean le petit frère et le garagiste n' aient pas idientifié Ranucci comme le ravisseur de la petite, la question de la différenciation d' une Simca 1100 et d' une peugeot 304 coupé....etc. Il y a tellement de choses qui restent en suspens, que le doute s' est immiscé. Et le doute doit toujours profiter à l' accusé car il est bien connu qu' il vaut mieux absoudre un coupable que condamner un innocent.

D' ailleurs ce n' était pas à lui, mis en cause dans cette affaire, qu' il appartenait de prouver son innocence; mais il appartenait au Ministère public qui le poursuivait d' apporter les preuves de sa culpabilité. Nuance.

Et puis ne parlons pas de la présomption d' innocence, qui a été totalement baffouée. Faut- il rappeler qu' un individu, même lorsqu' il avoue être l' auteur doit être considéré jusqu' au prononcé du jugement qui le condamnera comme innocent.
Dernièrement, si vous suivez l' actualité, pourquoi De Villepin s' est- il tant offensé lorsque Sarkosy a parlé de "coupables" dans l' affaire Clearsteam? Ou lorsque par erreur Xavier Bertrand revient à la charge en évoquent le "présumé coupable"! Non ce doit être précisément l' inverse : présumé innocent!

Mais celà ni l' opinion publique, ni les médias n' en font cas dans cette affaire, et ainsi on a pût voir une fois de plus à quel point les jurés peuvent être manipulables par l' environnement qui les entoure...En plus les passions étaient au comble du paroxysme, un mois avant l' ouverture du procès de Ranucci un autre meurtre d' enfant avait secoué l' opinion publique, celui de Philippe Bertrand par Patrick Henry ( qui réussit à sauver sa tête grâce à l' implacable plaidoirie de Badinter contre la peine de mort). Ainsi la volonté de la populace était de faire justice avec ce qu' elle avait sous la main, en l' occurrence Ranucci.


Le procédé de l' écrivain est simple, juste, objectif, et il n' a pas pour but de convaincre absolument de l' innocence de Ranucci. Mais il met en valeur les doutes énormes qui subsistent, et qui ont été le leitmotiv des avocats qui ont déjà demandé à plusieurs reprises la réouverture du procès, afin que Ranucci soit réhabilité. Sans succès jusque maintenant.


Quelqu' un se souvient- il de cette affaire? Quelle impression a-t-elle suscité chez vous si c' est le cas?


Cette  affaire continue à faire parler d' elle en tout cas. En 1979, Michel Drach adapte Le pull over rouge au cinéma, un film qui fera scandale.

Récemment L' affaire Ranucci, l' ombre d' un doute revient sur cette affaire avec ses mêmes acteurs,30 ans plus tard.
Voici un extrait :

http://www.dailymotion.com/video/x79fv9_l-affaire-ranucci-l-ombre-d-un-dout_news


Si le sujet de la peine de mort vous intéresse, vous pouvez aussi  lire l' ouvrage Contre la peine de mort, de Robert Badinter.


Par songes-litteraires
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Dimanche 30 août 2009
Souvenirs de la cour d' assises, d' André Gide















Quatrième de couverture :

Fasciné par la machine judiciaire comme pour les aperçus des replis de l' âme humaine que lui apporte son expérience de juré, l' écrivain André Gide assiste pendant plusieurs semaines à divers procès : affaires de moeurs, infanticides, vols...

Dans ce texte dense et grave, Gide s' interroge sur la justice et son fonctionnement, mais surtout insiste sur la fragile barrière qui sépare les criminels des honnêtes gens.


Ce texte est extrait de Souvenirs et voyages ( Bibliothèque de la Pléiade )


Mon avis :


Le regard d' un intellectuel sur les affaires de justice est particulièrement intéressant pour qui veut les aborder autrement que par une vision purement juridique. En 1912, André Gide fut tiré au sort pour siéger en tant que juré à la Cour d' assises de Rouen. Ce fut pour lui l' occasion d' apprivoiser la justice d' une façon tout à fait différente.

"... à présent je sais par expérience que c' est une tout autre chose d' écouter rendre la justice, ou d' aider à la rendre soi-même. Quand on est parmi le public on peut y croire encore. Assis sur le banc des jurés, on se redit la parole du Christ : Ne jugez point."


Lui qui connaissait certainement quelques rudiments de la justice pour avoir eu un père professeur de droit romain, plonge dans la réalité même d' un sytème redoutable pour découvrir, non sans une certaine stupéfaction, la précarité des procès à lui soumis.

Le lecteur découvre à quel point certaines affaires où l' enjeu est important pour le justiciable font l' objet d' une procédure pour le moins sommaire : des défenses mal préparées ou quasi inexistantes, des jurés limités intellectuellement qui rendent justice avec leur coeur et non avec la raison, qui se laissent facilement influencer par les opinions extérieures notamment la presse, ou pire encore les a priori et préjugés de juges qui dès le début du procès cherchent à orienter et encadrer leur vision.

On se rend compte à quel point les principes fondamentaux qui doivent être observés lors un procès sont complètement baffoués notamment le droit à un procès équitable à armes égales, le droit à un juge impartial, le droit à avoir du temps pour préparer sa défense, le droit au principe du contradictoire, le droit à un jugement motivé...etc.

C' était un autre temps, après tout  l' état de la justice n' est qu' un reflet de la société qu' elle traverse ...

Aujourd' hui les critiques qu' on peut opposer à la justice des hommes, nécessairement imparfaite, existent toujours.  L' affaire d' Outreau plane toujours dans les esprits... Les médias et les associations humanitaires crient haro sur les conditions dégrandantes dans les prisons françaises; Treiber continue en fuite, le procès Clearstream démarre bientôt, la Scientologie ne risque plus la dissolution  à cause d' une erreur de lecture d' un nouveau texte entré en vigueur, on annonce la suppression du juge d' instruction et la main mise de l' éxécutif sur le judiciaire...

Pourtant à lire ce texte fort intéressant, mais malheureusement trop court, on peut raisonnablement estimer qu' il y a eu de grandes évolutions, presque un siècle plus tard. J' ai à la fois la sensation qu' il est très actuel sur certains aspects, et puis qu' il a valeur de relique, comme si c' était un autre monde, et pas la France d' il y a à peine un siècle.
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Une manière de découvrir Gide. Dans la même veine je lirai bientôt La séquestrée de Poitiers.

Passionnant! Je vous le conseille!
Par Songes-litteraires
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Lundi 13 juillet 2009
Chronique de l' intégrisme ordinaire, de Fiammetta Venner







Quatrième de couverture :


Inde, Liban, Russie, France, Etats-Unis, Somalie... Un étudiant afghan condamné à vingt ans de prison pour s' être intéressé de trop près à la question des droits des femmes. Les organisateurs d' une exposition moscovite d' art contemporrain intitulée " Attention, religion !" inculpés pour "incitation à la haine". Une jeune israélienne divorcée passée à tabac par les "commandos de la pudeur" pour être sortie du rang.

En dressant un tour d' horizon de la question des intégrismes dans le monde en 2008, ce livre offre un aperçu saisissant de l' état  de nos libertés et de leur fragilité. Sans tabou ni partis pris, ces quarante chroniques racontent au quotidien, tout au long de l' année, les frictions entre intégristes et laics, entre religion et politique, à travers le monde. Une photographie édifiante de l' état de notre société.


Politologue, Fiammetta Venner travaille sur l' intégrisme depuis 1994. Elle a publié de nombreux essais sur ce thème, dont le remarqué Tirs-croisés ( Calman-Lévy,2003 ) co-écrit avec Caroline Fourest. Elle écrit pour plusieurs journaux dont Charlie Hebdo et Le Monde des religions. Fiammetta Venner a enquêté aux quatre coins du monde sur l' état des frictions entre intégrisme et démocratie. Elle réalise actuellement une série de portraits de femmes de culture musulmane.


AvMon avis :


" Invoquer Dieu pour opprimer, intimider; arrêter, emprisonner ou tuer est un mal très répandu. Pas une semaine sans qu' une affaire éclate dans un coin du monde. Avec un intensité et une régularité qui ne font que croître..."

Chronique de l' ntégrisme ordinaire met en exergue l' ubiquité du phénomène de l' intégrisme religieux aussi bien dans les communautés de confession musulmane, catholique ou juive...Partout sont commis des abus au nom de la religion. Certains sont très percutants dans l' opinion publique internationale comme ceux qui sont relatés quotidiennement aux informations télévisées comme les attentats suicide, les génocides etc... d' autres au contraire passent pratiquement inaperçus et sont largement méconnus du grand public.
Fiammetta Venner propose ici de se concentrer sur l' année 2008 et d' éclairer une banale année d' intégrisme ordinaire.
Avec plus de quarante entrées, elle nous offre un aperçu global de petites et grandes violations  de libertés et de droits fondamentaux au nom de la sauvegarde de principes religieux ou moraux.

En Somalie par exemple, une petite fille de 13 ans violée par trois hommes alors qu' elle se rendait chez sa grand-mère, fut accusée d' adultère et condamnée à mort...

Une fatwa contre Mickey Mouse? Un prédicateur répond sur une chaîne à la question de savoir quelle est la position de l' Islam en ce qui concerne les souris? Dans tout les cas, affirme - t- il péremptoire, on peut la tuer, car c' est un allié de Satan; un animal répugnant et corrompu. Et il ajoute : '" Comment pensez-vous que les enfants aujourd' hui  perçoivent la souris, après Tom et Jerry? Même les créatures qui sont répugnantes par nature, par logique, et d' après la loi islamique sont devenuesmerveilleuses et sont aimées par les enfants. Même les souris. La petite souris Mickey est devenue un personnage magnifique, même si selon la loi islamique elle doit être tuée dans tous les cas comme doit l' être la souris."

Le 3 novembre le Vatican annonçait la volonté de mettre en place des tests psychologiques pour identifier les séminaristes homosexuels. Mais c' est ne pas s' attaquer au véritable problème qui gangrène l' Eglise depuis longtemps : la pédophilie. Selon ses propres estimations " 4932 prêtres américains ont violé 10 667 enfants entre 1950 et 2002"...

Un livre très instructif pour cerner notre société contemporraine aux quatre coins de la planète. Voir l' intégrisme se manifester sous autant de formes différentes laisse à penser que nous, qui formont cette société y sommes responsables en très grande partie. Car il n' y a abus que lorsqu' un système permet l' abus. Et même dans les systèmes démocratiques occidentaux il existe des abus, c' est donc une faille du système et d' une certaine façon un accord tacite pour laisser certaines choses passer. Je pense notamment aux actions des groupes pro-vies qui veulent empêcher des femmes d' avorter et qui peuvent se permettre parfois d' agir en totale impunité.
Par Songes-litteraires
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Mardi 12 mai 2009
Tristes tropiques, de Claude Lévi- Strauss








































Quatrième de couverture :

Pourquoi et comment devient- on ethnologue ? Comment les aventures de l' explorateur et les recherches du savant s' intègrent- elles et forment- elles l' expérience propre à l' ethnologue ? C' est à ces questions que l' auteur, philosophe et moraliste autant qu' ethnographe, s' est efforcé de répondre en confrontant ses souvenirs parfois anciens, et se rapportant aussi bien à l' Asie qu' à l' Amérique.
Plus encore qu' un livre de voyage, il s' agit cette fois d' un livre sur le voyage. Sans renoncer aux détails pittoresques offerts par les sociétés indigènes du Brésil central, dont il a partagé l' existence et qui comptent parmi les plus primitives du globe, l' auteur entreprend, au cours d' une autobiographie intellectuelle, de situer celle-ci dans une perspective plus vaste : rapports entre l' Ancien et le Nouveau Monde; place de l' homme dans la nature; sens de la civilisation et du progrès.
Claude Lévi-Strauss souhaite ainsi renouer avec la tradition du "voyage philosophique" illustrée par la littérature depuis le XVIè siècle jusqu' au milieu du XIXè siecle, c' est-à-dire avant qu' una austérité scientifique mal comprise d' une part, le goût impudique du sensationnel de l' autre n' aient fait oublier qu' on court le monde, d' abord, à la recherche de soi.


Mon avis :


.......................Fini, critique à venir......................
Par Songes-litteraires
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Mardi 17 mars 2009

Brûlée vive, de Souad





Quatrième de couverture :

Souad a dix-sept ans, elle est amoureuse. Dans son village comme dans beaucoup d' autres, l' amour avant le mariage est synonyme de mort. " Déshonorée " , sa famille désigne son beau-frère pour exécuter la sentence.

Aux yeux de tous, cet homme est un héros. C' est ce que l' on appelle un " crime d' honneur ". Ce n' est en fait qu' un lâche assasinat. Plus de cinq mille cas sont répertoriés chaque année dans le monde, bien d' autres ne sont jamais connus.
Atrocement brûlée, Souad a été sauvée par miracle. Elle a décidé de parler pour toutes celles qui aujourd' hui risquent leur vie. Pour dire au monde la barbarie de cette pratique. Elle le fait au péril de sa vie car l' atteinte à " l' honneur" de sa famille est imprescriptible.

" (un) cri de guerre."                                             L' Express



Préface

 <<  Je vivais dans l' anonymat et la souffrance d' une injustice que je pensais incommunicable. Les femmes victimes de " crimes d' honneur " meurent ou se taisent à jamais.
Lorsque j' ai pu enfin l' exprimer dans ce livre, et ensuite dans les médias, mon existence a été transformée. J' ai survécu par miracle et retrouvé mon fils perdu dans les souffrances de ce drame. J' ai refait ma vie alors que d' autres meurent ou se terrent même jusqu' en prison pour garantir une survie toute relative. Les associations humanitaires se battent dans certains pays contre cette coutume masculine et barbare et je veux encore redire que sans la fondation Surgir, je serais morte. Seule, une femme n' a aucun espoir d' échapper à la vengeance d' une famille qui considère sa virginité comme l' honneur de tout un clan. Des fondations et associations locales se battent toujours dans l' anonymat, car sans cet anonymat, celles qui osent braver le clan sont condamnées à vie, recherchées, et parfois exécutées froidement. Il faut continuer à aider la fondation Surgir car c' est la vie de jeunes innocentes qui est en jeu. C' est essentiel.
Jeune fille illetrée, premier témoin vivant parlant de " crimes d' honneur ", j' ai découvert non seulement la liberté d' expression, mais l' acceptation d' un corps que je croyais meurtri à jamais. Je me  dois d' utiliser cette chance qui m' a été offerte.
Je parle au nom de toutes celles qui en souffrent aujourd' hui dans le monde et je ne cesserai d' en parler le reste de mes jours, jusqu' à mon dernier souffle.
Ce récit a été traduit dans plus de vingt pays, mon témoignage a donc entrepris de parcourir les librairies du monde entier, à la portée de toutes les femmes et de tous les hommes.
Ce livre est mon  plus grand espoir, je souhaite qu' il redonne à d' autres femmes la liberté de vie, qu' il pénètre dans le coeur des hommes et les arrache enfin à cette barbarie d' un autre âge.
Au nom de toutes mes soeurs victimes et en mon nom personnel, je remercie tous ceux et celles qui ont permis d' abord ma survie, puis ma nouvelle vie, et qui m' ont donner le pouvoir d' informer. Je rêve d' un monde dans lequel les hommes auront pris conscience de l' atrocité de la coutume des " crimes d' honneur ", d' un monde où les femmes ne seront plus soumises.
Souad, Janvier 2004  >>


Mon avis :

C' est un récit très dur, poignant, choquant qui sensibilise énormément. Souad nous retrace son parcours personnel, avec des mots simples qui nous crient toute sa souffrance physique et morale. Une enfance enfouie sous les brimades, le dur labeur quotidien; la vie d' une petite campagnarde en Cisjordanie, théâtre de tant de conflits, bien loin de ses propres soucis.  Les coutumes locales, les questions de moeurs, la vie au quotidien dans sa petite communauté... Sa descente aux enfers, son sauvetage par la dame Jacqueline, de la fondation Surgir, son départ pour la Suisse, ses souffrances atroces, son anéantissement, sa nouvelle vie, sa dépression, sa reconstruction,ses souvenirs, ses séquelles physiques et morales... etc.
Qu' il fait bon être européenne...
J' en conseille absolument la lecture.  J' en suis sortie vraiment émue, et marquée par ses paroles. 

Par Songes-litteraires
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Vendredi 30 janvier 2009

Contre la peine de mort, de Robert Badinter

Ecrits 1970 - 2006

 

 

Quatrième de couverture :

 

A ce moment de  mon existence déjà longue, me retournant vers ce qui fût un combat passionné, je mesure le chemin parcouru vers l' abolition universelle. Mais, tant qu' on fusillera, qu' on empoisonnera, qu' on décapitera, qu' on lapidera, qu' on pendra, qu' on suppliciera dans ce monde, il n' y aura pas de répit pour tous ceux qui croient que la vie est, pour l' humanité toute entière, la valeur suprême, et qu' il ne peut y avoir de justice qui tue. Le jour viendra où il n' y aura plus, sur la surface de cette terre, de condamné à mort au nom de la justice. Je ne verrai pas ce jour-là. Mais ma conviction est absolue : la peine de mort est vouée à disparaître de ce monde plus tôt que les sceptiques, les nostalgiques ou les amateurs de supplices le pensent. R.B.

 

 

Sur l' auteur :

Né à Paris en 1928, avocat et professeur de droit, Robert Badinter a défendu des causes célèbres, comme le procès de Patrick Henry. Parallèlement, il milite pour les droits de l' Homme et adhère au Parti socialiste en 1971. A son arrivée au pouvoir, François Mitterrand le nomme Garde des Sceaux. En tant que ministre de la Justice, il fait voter, le 9 octobre 1981, la loi abolissant la peine de mort. On lui doit également des mesures telles que l' abrogation du délit d' homosexualité, la suppression de la Cour de sûreté de l' Etat et des tribunaux des forces armées, les droits des victimes et l' amélioration de la condition carcérale. Président du Conseil constitutionnel de 1986 à 1995, il préside la commission d' arbitrage de la CEE sur la paix dans l' Ex-Yougoslavie. Depuis 1995, il est sénateur des Hauts-de-Seine. Robert Badinter est l' auteur de nombreux ouvrages historiques et politiques.


Mon avis :


La peine de mort  est un sujet de société fondamental. Il y a un peu plus de vingt ans maintenant, on tuait encore en France, des hommes, au nom de la justice.  Pourtant le débat sur la peine de mort ne date pas d' hier. Alors que la guillotine tournait à plein régime au XVIIIème et XIXème siècles, des voix s' élevaient déjà contre la cruauté de ce châtiment suprême. Cesare Beccaria, un juriste italien, jeune et inconnu, avec son Traité des délits et des peines (1764)  en dénonça l' ignominie. le caractère insupportablement immoral de pareille sanction.
Au nom de qui, de quoi, la justice s' arrogeait- elle le droit de disposer de la vie d' un être humain, aussi crapuleux soit- il? Aussi ignobles soient ses crimes?
 Le droit à la vie, est le premier de tous les droits de l' Homme. C' est de lui que découle tous les autres.
Comment expliquer dès lors, que la France, patrie des droits de l' homme, celle où a rayonné plus fort l' influence des Lumières, est attendu presque deux siècles pour  rayer de son histoire à jamais, cette justice entachée par le sang?


L' histoire judiciaire retiendra ce nom, celui qui marqua de son empreinte, la réforme de la justice qui permit ainsi d' abolir la peine de mort en France,  en 1981.  Après un travail et une lutte de longue haleine, Robert Badinter nous offre ici à travers des articles de presse, des discours prononcés à l' Assemblée Nationale, des interviews accordées à différents journaux, ses propres tribunes publiées à l' époque, la possiblité d' entrevoir ce que fût le déchaînement des passions sur la question. Avec une perspective de recul, de comparaison avec le reste du monde, il nous délivre ses impressions, ses certitudes, ses convictions quand à l' avenir de la peine de mort  : elle est vouée à disparaître universellement.

Intéressons- nous au débat, car il a été intense, marqué par une passion et une violence inouies.  Victor Hugo disait de son temps " La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie ". Ce qui semblait une évidence pour certains était une abérration pour d' autres. Entre partisans de la peine de mort et abolitionnistes, le débat moral et intellectuel a toujours été très intense, chacun croyant avoir raison.

Tout d' abord les partisans de la peine capitale. Quels ont été les principaux arguments soulevés ? Biensûr la nécessité que " se fasse justice " au noms des victimes, pour expier le coupable. La peine de mort servait à la fois à " venger la victime" en quelque sorte, en même temps  elle avait une fonction de régulation de l' ordre social perturbé par le crime. Ainsi le fait de rendre publiques les éxécutions et le simple fait de savoir que ce type de châtiment existait rendraient dissuasives la commission de nouveaux crimes.  Ceci équivaut à la théorie de l' exemplarité, le fait de dire, que grâce à la peine de mort, la criminalité sanglante diminuait, étant donné la peur des criminels de mourir sur l' échafaud.
Enfin, la peine de mort avait dans sa finalité, le projet de protéger la société elle-même, contre l' individu qui s' est mis hors des normes qu' elle avait établies, et  qui pourrait à nouveau enfreindre ses règles. La peine de mort ainsi appliquée permettrait de mettre hors de portée, de se débarrasser d' un être nuisible dont plus personne ne croit à son rachat.

Les abolitionnistes,  contrecarraient ces arguments, partagés par une large majorité de la population. Ils se placent avant tout sur le terrain moral. Pour eux la peine de mort était clairement un châtiment et non une sanction qu' on administrait au coupable, par une volonté de vengeance collective. C' est avant tout une réaction passionnelle face au crime odieux.  C' est la ressurgeance d' une violence enfouie en chaque individu qui s' exprime par une angoisse collective, une peur surexcitée. Ainsi ils recourent à ce rituel sanguinaire pour exorciser leurs propres démons. Donner la mort au meurtrier permettrait ainsi un certain apaisement social, à défaut de n' avoir pu sauver la victime. Car la victime est importante et même primordiale, c' est toujours à la victime que s' identifie la majorité de l' opinion publique. Dans les faits, personne n' aurait voulu qu' un proche subisse le même sort.  Parcontre il ne viendrait à l' idée de personne de se mettre du côté du coupable, ou plutôt de sa famille, on ne s' identifie pas aux parents de l' assassin par exemple, qui eux aussi souffrent de leur côté...

Pour les abolitionnistes, la  fascination pour la " veuve ", surnom parmi tant d' autres de la guillotine découlait surtout d' un manque flagrant de connaissances, les gens étaient pour la plus part  mal informés, et laissaient libre cours à leurs passions au gré des  circonstances. Ainsi aux périodes de grande agitation criminelle,  l' opinion publique criait très largement " A mort ! A mort! " sans autre forme de procès. On voulait la tête du criminel et rien d' autre. Au contraire, en périodes plus calmes, la population serait plus sensible à la cause des abolitionnistes. La justice ne devrait pas se confondre avec  la vengeance et c' est précisément celà que dénoncent les abolitonnistes...

  La peine de mort revêt aussi  un caractère politique de premier ordre. Pour les abolitionnistes elle permet en raéalité d' escamoter les véritables questions quand à la genèse du crime :  la lutte  même contre les causes de la criminalité.  Il serait faux de dire que l'abolition entrenerait une croissance de la criminalité sanglante. Des statistiques viendraient conforter cette idée. Car le temps a permis de rendre compte  que la peine de mort n' a jamais empêché un criminel d' agir, de tout temps des crimes ont été commis, même en connaissance de cause. Le criminel qui passe à l' acte, a parfaitement conscience de ce qu' il risque et pourtant il se risque tout de même. C' est donc que la guillotine ne remplit pas pleinement sa fonction dissuasive, et qu' il n' existe de corrélation entre son utilisation et une baisse de la criminalité. Bien au contraire. La guillotine serait dès lors selon les abolitionnistes une recherche insidieuse de la part de  l' Etat d' imposer sa volonté aux individus, leur signifier qu' il dispose de la vie et de la mort d' un citoyen; que l' Etat tout puissant est au dessus de tout et de tous. Mais ce ne serait  là qu' un semblant de démocratie, car comment peutt- elle affirmer le respect de la personne humaine en même temps qu' elle pratique une mort légalisée?  Même si aujourd' hui encore la peine de mort s' applique dans certains Etats reconnus comme démocratiques, il est évident que les dictatures s' en servent comme d' un appareil de contrôle des individus.

Sans entrer plus dans les détails, Robert Badinter laisse un très fort message quand au futur même de la peine de mort. En 1867, le Portugal fût le premier à abolir la peine capitale. Depuis la vague abolitionniste s' est diffusée dans le monde. A l' heure actuelle une majorité de pays ont aboli en droit ou dans les faits la peine de mort. Mais il en reste encore trop! C' est un message pour les générations futures qu' il nous laisse, un message plein d' espoir. Aujourd' hui l' abolition est considérée comme un acquis en France, la poussière s' est tassée sur le débat de jadis. Pourtant il reste encore beaucoup de progrès à faire pour que l' humanité entière puisse profiter d' une justice qui soit juste.
Car comme le disait Pascal, ce célèbre penseur : " Que la justice soit forte. Que la force soit juste."

Par songes-litteraires
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Dimanche 21 septembre 2008


Martin Luther King (1929-1968) , L' apôtre de la non- violence ,

 

collaborateurs au Monde


Quatrième de couverture :

" Je rêve qu' un jour [...] les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d' esclaves pourront s' asseoir ensemble à la table de la fraternité. [...]".
C 'est parce que Martin Luther King a connu la ségrégation et qu' il a reçu le militantisme et la religion en héritage qu' il choisit de mettre son intelligence exceptionnelle au service de la lutte pour les droits civiques, de la justice sociale et de la paix.
Il s' engagera toujours en première ligne pour que tous puissent un jour chanter les paroles du vieux spiritual noir " Libres enfin. Libres enfin. Merci, Dieu tout- puissant , nous voilà libres enfin."

Le 4 avril 1968, une balle met fin à son combat.  Il n' a pas encore quarante ans.

Mon avis :

C 'est un petit ouvrage très bien documenté sur ce personnage qui continue d' être un mythe de part son combat actif pour la reconnaissance des noirs aux Etats- Unis mais pas seulement. Son entreprise reste avant tout universaliste, entendant que tous les êtres sur Terre sont égaux, et doivent voir accès aux mêmes droits et devoirs.
Qu'est- ce qui poussa un jeune pasteur issu d' une famille plutôt aisée d' Atlanta à s' engager au service des plus opprimés? Certainement la volonté de détruire l' injustice que vit les populations de couleur depuis des siècles, d' abord par l' esclavagisme, puis à travers le ségrégationnisme.
Il débute ainsi par son célèbre discours " I have a dream" qui est absolument magnifique je trouve.
Ce jeune pasteur baptiste aura maintes occasions pour prêcher la douce révolte des noirs dans son pays, il était peut-être trop idéaliste. Adulé par certains, haÏ par d' autres, c' est en tout cas l' une des personnes les plus marquantes du court XXème siècle aux Etats-unis. Ce livre classé dans les biographies, ne se contente pas de resserer son étude sur King, il l' insère dans le contexte de l' époque pour nous faire revivre tous les évènements marquants avant son arrivée sur la scène politique, durant sa médiatisation et au- delà de samort. A travers des articles du Monde de l' époque  qui narraient aux français  les conflits d' outre Atlantique, on retrouve des noms bien connus comme Rosa Parks bien évidemment, le Ku Klux Klan, la loi de Lynch, Malcolm X..., les Black Panthers...  On retrouve également des chronologies indicatives sur les lois adoptées, les avancées et les reculs du mouvement... Je vous retranscrit ici le sommaire pour que vous ayez une idée plus précise du contenu, car pour ces 93 pages, il y a une mine d' informations impressionnante! Un ouvrage très agréable à lire si vous vous intérressez aux grands destins politiques... La candidature actuelle à la Maison- Blanche d' un noir est- elle l' apogée de l' oeuvre du King? Une signifiante avancée sans doute, mais beaucoup de chemin reste encore à parcourir.

Sommaire :
Préface : L' héritage du Dr Martin Luther King, JR., par Jesse Jackson
I. L' HOMME
1. " I have a dream " .
2. Martin Luther King, à la tête du mouvement anti-ségrégationniste
3. Le combat biblique du pasteur noir
II.LES ACTIONS
1. Résistance et manifestations non violentes
2. Rosa Parks, la " mère du mouvement des droits civiques "
III. LES  VIOLENCES
1. birmingham, ville de l' horreur
2. Procès du suprématiste blanc, auteur du carnage de Birmingham
3. Après quarante et un ans, un meurtrier condamné
4. Le Ku Klux Klan
5. Le terrorisme particulier de la loi de Lynch
6. John Edgar Hoover, le " Big brother" du FBI
7. Watts : la révolte du ghetto économique
IV. DE LA RESISTSANCE A LA LUTTE
1. Malcolm " Little" X, pour une Internationale noire musulmane
2. Huey Newton, cofondateur des Panthères noires, a été assassiné
V. L' ASSASSINAT DE MARTIN LUTHER KING
1. Et le rêve tourne au cauchemar
2. Discours de Robert Kennedy
3. Mystère du deuxième homme
4. La famille King veut un nouveau procès
VI. L' AVENIR EN NOIR
1. 1968, l' année où le consensus américain explosa
2. Un leader noir inégalé

Par Songes-litteraires
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Lundi 14 juillet 2008




Les hommes aussi s' en souviennent, de Simone Veil

Un titre très original et un livre passionnant!!

Quatrième de couverture :

Le discours du 26 novembre 1974 suivi d' un entretien avec Annik Cojean, journaliste au Monde.

Le 26 novembre 1974 Simone Veil, ministre de la Santé au gouvernement de Valéry Gicard d'Estaing, présente son projet de loi sur l' interruption volontaire de grossesse devant l' Assemblée Nationale. Modifier profondément la loi est urgent : chaque année environ 300 000 femmes dans la détresse ont recours à l' avortement clandestin ou se rendent à l' étranger pour se faire avorter, tandis que les médecins de plus en plus nombreux font part publiquement de leur pratique des IVG en toute illégalité.
Ce dicours et les débats qui l' ont suivi révèlent à la France entière une femme courageuse et déterminée, défendant à la fois la dignité de la femme et l' intérêt de la Nation, face à des parlementaires déchaînés, y compris dans son propre camp.

Trente ans après, ce discours, d' une force extraordinaire, est enfin publié. Il est suivi d' un entretien avec Annick Cojean, journaliste au Monde, qui permet de resituer le débat dans le contexte de l' époque et de mesurer l' évolution des mentalités. Un livre essentiel au moment ou d' autres pays européens continuent d' interdire l' avortement et ou des milliers de femmes en Irlande, en Pologne, au Portugal mais aussi aux Etats-Unis et en Afrique subissent chaque jour des avortments à haut risque.

Mon avis :


Dur d' être femme en ces années 70, courageux d' être une femme ministre qui présente un projet de loi aussi novateur et controversé devant un parterre de députés essentiellement masculin. Le droit à l' avortement , un tabou intemporel, sujet typiquement politisé et polémique était cependant bien une nécessité de santé publique, car lorsque la loi refuse la réalité et que les acteurs publiques se cachent derrière la légalité,il y a toujours ce risque de voir surgir l' illegalité.

Un petit ouvrage bien sympathique qui reprend donc le discours de Mme Veil à l' Assemblée pour défendre avec ses armes de femme combattante et cependant hautement attachée à des valeurs éthiques et morales ce projet si salutaire dans le contexte de l'époque.
Dans une seconde partie, on a l' occasion de lire les propos de Simone Veil, lorsque celle-ci accorde un entretien à une journaliste du Monde.
Et là, dans toute sa sincérité elle nous livre ses impressions de l' époque sur les évènements qui se sont succédés avant et après son discours, le combat dans la rue,les mouvements féministes, l' engagement des intellectuels, les pressions de la religion etc.

Elle porte également un regard critique,avec beaucoup de profondeur et de recul sur les retombées de la loi Veil, empreinte et fruit de son rigoureux travail...

Ouvrage à lire absolument, ne serait-ce que pour sa valeur historique qui est indéniable!!



Citation :

Quel est le pire que vous ayez entendu? (propos)
Les propos de Jean-Marie Daillet.
Celui qui vous demande si vous accepteriez de jeter les embryons au four crématoire?
Oui. Je crois qu' il ne connaissait pas mon histoire, mais le seul fait d' oser faire référence à l' extermination des Juifs à propos de l' IVG était scandaleux. Et puis, il y avait tant d' hypocrisie dans cet hémicycle rempli essentiellement d' hommes, dont certains cherchaient en sous-main des adresses pour faire avorter leur maîtresse ou quelqu' un de leurs proches.

Par patachinha
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Vendredi 13 juin 2008



Vivre avec De Gaulle, les derniers témoins racontent, de Michel Tauriac








                    






























Quatrième de couverture
:

" Quand de Gaulle ne sera plus là, il sera encore là", écrit Francçois Mauriac en 1970, peu de temps avant la mort du Général. Trente-huit ans après, les quatre-vingt-quinze derniers témoins de sa vie publique nous le font apparaître comme nous ne l' avons jamais vu. Tous ont eu l' honneur de vivre à ses côtés pendant parfois de longues années. Ce sont ses anciens ministres: Giscard, Chirac, Druon, Foyer, Chalandon, Herzog, Jeanneney, Messmer, Nungesser, Pisani, Poujade, Sudreau... Ses anciens conseillers et chargés de mission à l' Elysée, ses aides de camp, ses médecins, ses secrétaires, les gens chargés de sa garde rapprochée... Tous décrivent, la plupart pour la première fois de leur vie, non le chef d' Etat, mais l' homme de Gaulle hors de son armure. Chacun y va de son histoire émouvante, drôle ou dramatique, vécue dans son ombre, à travers des évènements exaltants ou terribles. Et chaque chapitre le raconte sous un aspect différent de son caractère: le séducteur, le méfiant, le sensible, le rancunier, l' angoissé, le coléreux, l' impatient, l' obstiné... Autant de portraits surprenants de celui qui a été élu le plus illustre des Français et dont la personnalité demeure pour beaucoup énigmatique.

Index des diiférents caractères:  Surprenant, Séducteur, Impassible, Méfiant, Humaniste, Coléreux, Perfectionniste, Pessimiste, Déterminé, Secret, Logique, Attentif, Virtuose, Démocrate, Objetif, Charmeur, Croyant, Rusé, Sensible, Dominateur, Narquois, Intuitif, Impatient,  Chapitre axé sur Malraux, Tolérant, Intrnsigeant, Equitable, Realiste, Respectueux, Naturel, Obstiné, Chapitre axé sur sa femme Yvonne, Fataliste.


Mon avis :
J'ai beaucoup apprécié ce livre dans la mesure ou justement il nous permet de connaître De Gaulle à travers les yeux de personnes qui l' ont cotoyé. C'est à la fois paradoxal et surprenant que certains témoins ont une vision totalement différente sur un même personnage comme par exemple coléreux et sensible. Au fond, on peut dire qu'il est une personne comme nous qui selon les situations a l' obligation d' y répondre différemment. De Gaulle aimé par certains, détesté par d' autres , est cepeandant à l'unanimité une des figures les plus marquantes de l' histoire de la France, quoi qu' on en pense il a écrit une longue page de notre histoire et façonné nos institutions pour longtemps. La Vème République qui a fait l' objet de tant de débats dans notre actualité, n'est-elle pas l' ombre et le souffle de son créateur?

Ce qui ressort de cette lecture, au-delà de tous les cours d' histoire, des articles wikipédia...c'est que c'est quelqu' un qui a embrassé son destin sans jamais fléchir et restant toujours dans une haute dignité.
Quelqu' un qui malgré tout avait une immense maîtrise de soi, depuis l' époque ou il lança son fameux appel depuis Londres le 18 juin 1940 jusqu'au jour ou il pris la décision de laisser vacante la chaise de président ou il s' était assis depuis deux décennies. C'est un personnage haut en couleurs, parfois tellement sûr de ses idéux, que certains ne voyaient en lui qu' un nouveau petit dictateur, jouant sur son rôle pendant la guerre pour asseoir son pouvoir. Je pense que sa conception de ce que devait être la France, sa France, reste encore aujourd' hui imprégnée dans les esprits; il suffit pour s'en convaincre d' observer nos politiques d'aujourd'hui... Ils s'identifient (et je parle uniquement de ceux de droite ) clairement par rapport à l' héritage de De Gaulle, ou cherchent dans la continuité à se démarquer de celui-ci. J'en conclus qu'il reste un important point de repère dans nos institutions actuelles, sans lequel, la Vème Rép. n'aurait survécut.

En conséquence, je vous invite à lire ce livre-portait très intéressant: par ailleurs si un jour vous passez du côté de Lille, faites un saut à la maison natale de Charles de Gaulle, Rue Princesse à Lille. Cette maison a été transformée en musée , vous y découvrirez non seulement le contexte familial, ses premières années d' existence, ce qui est très enrichissant pour comprendre par la suite ce qu'il deviendra.

Voici un lien vers le site de la maison natale pour avoir plus d' informations:

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Par patachinha
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 AMADO, Jorge - Mar Morto
ANOUILH, Jean - Le voyageur sans bagage suisi de Le bal des voleurs
ARISTOPHANE, Les thesmophories, suivi de Les grenouilles

B
BADINTER, Robert - Contre la peine de mort
BARBERY, Muriel - L' élégance du hérisson
BEIGBEDER, Frédéric - Dernier inventaire avant liquidation
BORDES, Gilbert - Les âmes volées

C

CALVETTI, Paola - L' amour est à la lettre A

CAPOTE, Truman -  La traversée de l' été
CARR, Caleb - L' Aliéniste
CHRISTIE, Agatha - Dix petits nègres
CHRISTIE, Agatha - Le crime de l' Orient-Express
Collaborateurs au Monde, - Martin Luther King
COMPTE-SPONVILLE, André - Le bonheur désespérément
CORNWELL, Patricia - Jack l' éventreur, affaire classée
CORNWELL, Patricia - PostMortem

D

DUGAIN, Marc - La chambre des officiers
DE VIGAN, Delphine - No et moi

E
ERNAUX, Annie - Passion simple
ETXEBARRIA, Lucia - Amour,Prozac et autres curiosités

F

FERMINE, Maxence - Le labyrinthe du temps
FITZGERALD, Francis Scott - L' étrange histoire de Benjamin Button

G
GARCIA MARQUEZ, Gabriel  - Cent ans de solitude
GAVALDA, Anna - Ensemble c 'est tout
GAVALDA, Anna - Je l' aimais
GAVALDA, Anna - Je voudrais que quelqu' un m' attende quelque part
GAVALDA, Anna - L' échappée belle
GIDE, André - Souvenirs de la Cour d' assises
GIORDANO, Paolo - La solitude des nombres premiers
GOETHE, Les souffrances du jeune Werther

H
HEMINGWAY, Ernest - Le vieil homme et la mer
HUGO, Victor - Claude Gueux

HUGO, Victor - Le dernier jour d' un condamné

I

J
JAUFFRET, Régis  Microfictions

K
KLEINBAUM, N.H. - Le cercle des poètes disparus
KING, Stephen - Shining

L
LEE, Harper 
- Ne tirez pas sur l' oiseau moqueur
LARSSON, Stieg - Les hommes qui n' aimaient pas les femmes ( Millénium 1 )

M
MARAI, Sandor -  Métamorphoses d' un mariage
MAUPASSANT, Guy de - Bel-Ami
MELLO BREYNER, Sophia de - Contes exemplaires

MEYER, Stephenie - Fascination
MODIANO, Patrick  -  Dans le café de la jeunesse perdue


N
NOTHOMB, Amélie - Hygiène de l' assassin
NOTHMOB, Amélie -Péplum

O
ORSENNA, Erik - La grammaire est une chanson douce
ORSENNA, Erik - L' exposition coloniale
ORWELL, George - 1984
ORWELL, George - Dans la dèche à Paris et à Londres
ORWELL, George - La ferme des animaux

P
PAGE, Martin - Comment je suis devenu stupide

PENNAC, Daniel - Chagrin d' école


Q

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RAHIMI, Atiq - Syngué sabour
ROSNAY, Tatiana de -
Elle s' appelait Sarah

S
SAGAN, Françoise - Bonjour Tristesse
SETTERFIELD, Diane - Le treizième conte
SHAFFER, Mary Ann & BARROWS Annie - Le cercle littéraires des amateurs d' épluchures de patates
SIJIE, Dai - Balzac et la petite tailluse chinoise
SOPHOCLE, Antigone
SOUAD - Brûlée vive
SOUSA TAVARES, Miguel - Equador
STRASSER, Todd - La vague

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TALLIS, Franck - La justice de l' inconscient
TAURIAC, Michel - Vivre avec De Gaulle, les dernier témoins racontent l' homme
TAYLOR, Kressmann - Inconnu à cette adresse
TEULE, Jean - Le magasin des suicides
TOURGUENIEV - Le journal d' un homme de trop

U

V
VEIL, Simone -  Les hommes aussi s' en souviennent

VENNER, Fiammetta - Chronique de l' intégrisme ordinaire


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WRIGHT, Richard - L' homme qui vivait sous terre

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ZAFON, Carlos Ruiz - L' ombre du vent
ZWEIG, Stephan - Vingt quatre heures de la vie d' une femme 

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